•  

     

    Ce jour je vais vous parler d'un de nos chats. 

     

    Durant notre vie parisienne  nous avons eu plusieurs chats

    mais jamais de chien (qu'il aurait fallu sortir ...).

     

    Ce que nous ne savions pas (en cela nous avions tort)

    c'est que les chats ou chattes ont une vie sexuelle

    et qu'à certains moments il y a des forces presque invincibles

    qui s'emparent d'eux ou d'elles, ce qui a des conséquences

    souvent très fâcheuses, et qu'il faut vraiment les castrer

    pour leur éviter ces malheurs.

     

    Je supposais qu'il suffisait, sans jamais les opérer,

    de ne pas les laisser sortir durant ces périodes,

    et basta.

     

     

     

     

     

     

    - Pipo -

     

     

     

     

    Mais les choses se passent différemment.

     

    D'où diverses aventures, souvent périlleuses.

     

    C'est ce qui s'est passé pour l'un de nos chats

    que nous appelions Pipo.

    Il était plus noir que l'anthracite auvergnat.

     

    Voici un tableau que j'ai fait de lui plus tard

    en m'inspirant d'une photographie.

     

     

     

     

    - Pipo -

     

     

     

     

    Nous aimions beaucoup ce chat

    et il était dans les mêmes dispositions à notre égard.

     

    Mais un jour, pour échapper à notre surveillance, il a dû sauter par une fenêtre, et a disparu quelques jours. Puis il est revenu, mais dans un état lamentable. Il respirait difficilement. Un examen sommaire permettait de comprendre qu'il avait des côtes cassées. Mais ces côtes brisées avaient dû perforer la plèvre et malgré la petite taille d'un chat, il m'est apparu comme évident qu'il avait un épanchement pleural (une zone mate dans son thorax).

    C'était le soir. 

     

    Pour le soulager je lui ai fait une ponction pleurale, et de fait je lui ai retiré une quantité importante (relativement à sa taille) de liquide exsudé, jaunâtre et un peu sanguinolent, ce qui l'a soulagé (il respirait mieux). Mais l'amélioration de sa respiration a été toute provisoire, car l'épanchement se reconstituait sans cesse, et j'ai dû le ponctionner à nouveau plusieurs fois. Il avait aussi de la fièvre.

    Tout cela s'est déroulé dans la nuit et les heures passaient, et mon pauvre Pipo s'affaiblissait de plus en plus, puis il a commencé à faire des crises de tremblements. 

    Je cherchais à le consoler, à l'encourager, et dès qu'il en était capable je crois qu'il avait vis à vis de moi la même attitude. Comme s'il avait senti que moi aussi j'avais besoin d'être consolé et encouragé !

     

    Les heures passant il devenait évident qu'il vivait là sa dernière nuit. Il restait constamment tout contre moi, ne voulant pas me quitter. De nouvelles crises de tremblements ébranlèrent son corps , comme des bourrasques lors d'une tempête.

    Avait-il alors une sorte de conscience, de pressentiment, de sa mort très prochaine ? 

    Toujours est-il qu'au moment où une crise plus violente arrivait, il s'est vraiment jeté sur moi, s'agrippant de toutes ses dernières forces et de toutes ses griffes pour se plaquer contre mon corps, à tel point que j'ai comme ressenti physiquement qu'il voulait rentrer en moi, pénétrer à l'intérieur même de moi, se disant :

    si j'arrive à rentrer en lui, je ne mourrai pas. 

    Mais cette fois là, ce fut fini.

    Pipo était mort.

     

     

    - Pipo -

     

     

     

    Comme est mystérieux ce sommeil de la mort,

    fut-elle d'un animal.

    Car il nous plonge dans le mystère de notre propre vie.

     

     

     

    ***   

     

     

    Oh, mes relations avec nos chats n'ont pas toujours été aussi idylliques !

    Elles ont même parfois été tendues.

    L'un d'eux (était-ce une chatte ?) avait fait je ne sais plus quoi qui ne m'avait pas plu du tout, et je l'avais grondé très fort. Cette atteinte à sa dignité de chat ne lui avait pas plu non plus !

     

    Et bien il s'est vengé.

    Et comment ?

    Voilà : il a fait quelque chose qu'il ne faisait jamais,

    il est descendu dans ma salle d'attente

    (il ne descendait jamais dans mes pièces professionnelles)

    et il a copieusement arrosé la moquette,

    laquelle a dégagé une horrible odeur pendant des jours ! 

    Ah oui, il avait trouvé un bon moyen

    pour m'attaquer personnellement, et dans mon domaine !

     

     

    Ah mais ...

     

     

     

     

    - Pipo -

     

     

     Salut à tous.

     

     

     

     Ah, j'espère que ma petite fille vétérinaire ne va pas m'arracher les oreilles pour mon comportement avec Pipo, ni avec les chats en général en ne prenant pas les mesures nécessaires pour limiter leur fertilité... excessive.

     

    ***   

     

     

     

     

     


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    - Le calife cigogne -

     

    c'est un conte que l'on doit à Wilhelm Hauff ,

     

    un romancier allemand qui est , en Allemagne, un peu l'équivalent de Charles Perrault en France. J'ai déjà publié ce conte le 

     

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

    ***

     

     

     

    C’était un calife qui s’appelait KHASSID.

     

      

     

    Il aimait bien boire son café par petites gorgées, bien installé dans son sofa.

    C’était un bon moment de l’après-midi qu’il passait avec son grand vizir qui s’appelait MANSOUR.

     

      

    Ce jour là, MANSOUR paraissait préoccupé.  

     

    Le Calife dit à son vizir :  

     

    « Tu as l’air pensif, mon cher MANSOUR, qu’as-tu ? 

     

    - oh ce n’est rien.

     

    Je viens de voir à la porte du palais un marchand qui vend de bien belles choses,

    mais je n’ai pas assez d’argent pour les acheter.

     

    – Fais le monter ! » Lui dit le calife.

     

     

     

    Le marchand était un petit homme gras, au teint sombre, habillé de loques.  

     

    Il portait une cassette qui était pleine d’objets précieux.  

     

    Le calife acheta pour MANSOUR plusieurs bibelots et un pistolet richement orné.

    Pour la femme de MANSOUR il acheta des perles, des bagues et un peigne en ivoire.

    Et pour lui-même il acheta un autre pistolet.

      

     

    Mais il remarqua dans la cassette un tiroir, l’ouvrit

    et y trouva un flacon de poudre noire et un parchemin.

    Il demanda au marchand ce que c’était.

    Le marchand ne savait pas.

    Il dit qu’il avait acheté cette cassette à la Mecque,

    mais qu’il voulait bien la vendre au calife pour un peu d’argent.

      

     

    Le calife, qui était un grand collectionneur de manuscrits, achèta le tout.

    Et le marchand s’en alla.

     

     

     

    Pour déchiffrer le manuscrit, le calife fit venir un savant.  

     

    Le savant déchiffra l’inscription, qui était en latin. Il la traduisit :

     

     

     

     « Que l’homme qui déchiffre ces lignes glorifie Allah de la grâce qui lui échoit.

     

    Celui qui prisera cette poudre en disant MUTABOR 

    se changera en tel animal qui lui plaira

     

    et comprendra le langage des bêtes.

     

    Pour retrouver sa forme humaine, il devra s’incliner trois fois vers la Mecque 

     

     en répétant le mot MUTABOR.

     

    Mais qu’il prenne garde de rire pendant sa métamorphose, 

    car il oublierait  le mot magique et resterait animal ».

     

     

     

     

    Le calife fut enchanté. Il prit le flacon  

     

    et, avec MANSOUR, son vizir, ils partirent à la campagne.

     

    Ils arrivèrent devant une marre où des cigognes se promenaient tout en claquant du bec d’une façon curieuse.

     

    « Que peuvent-elles bien se dire ?

     

    Essayons donc notre poudre magique », dit le calife.  

     

    Ils prisèrent une pincée de poudre en criant ensemble

     

    « MUTABOR ! ». 

     

    Et ils furent  changés en cigognes, avec de grandes pattes rouges, un grand bec tout rouge.

     

     

     

     

                                        

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

     

    « Vous avez un bien beau bec, Majesté ! –

    Tu as le même, dit le calife, et que tu es drôle !

    Mais gardons nous de rire,

    et écoutons ce que se disent les cigognes ».

     

    Et voici ce qu’ils entendirent.  

     

     

     

     

     

    « Chère Longues-pattes,

    me permettez-vous de vous offrir cette cuisse de  grenouille ? 

     

     - merci ma bonne Claque-bec,

    mais je n’ai pas le temps de manger une cuisse de grenouille,

    il y a un grand bal ce soir chez mon père,

    et il faut que je répète ma nouvelle danse ».

     

     

     Et la voilà qui arpente la prairie

    mais d’une façon si cocasse  .....

    que le calife et le vizir éclatèrent de rire.

     

    Ils reprirent aussitôt leur sérieux

    et essayèrent de retrouver le mot magique.

     

    « Voyons, dit MANSOUR,

    il faut se tourner vers la Mecque et dire …

    Me Me  Me … ».

     

    Malheur et malédiction !

    Ni MANSOUR ni le calife ne se rappelaient le mot magique !

    Ce qui voulait dire qu’ils étaient ensorcelés,

     et condamnés à rester des cigognes.

     

     

     

    Que faire ?

    Tristement ils parcoururent la campagne.

    Et que manger ?

     

    Des grenouilles ? Des lézards …

    ça ne les tentait guère.

    Ils cherchèrent des fruits, des graines, des herbes tendres.

     

     Puis ils s’envolèrent et retournèrent vers Bagdad.

     

    Car Khassid était le calife de Bagdad.

    De cela, il se rappelait bien !

     

    En quelques coups d’aile, ils survolèrent la ville de Bagdad,

    et se posèrent sur le toit du palais.

     

    Et là ils virent avec stupéfaction

    que l’on préparait de grandes fêtes ....

    en l’honneur du successeur de KHASSID,

    et ce successeur était MIZRA,

    le fils d’un enchanteur, d’un sorcier.

    Et justement cet enchanteur était là,

    et ils reconnurent le marchand qui leur avait vendu la cassette,

    ce petit homme gras, au teint sombre.

     

    KHASSID comprit alors qu’il était tombé dans un piège,

    et il décida d’entreprendre un pèlerinage à la Mecque

    pour essayer de rompre l’enchantement.

     

    Avec MANSOUR ils s’envolèrent aussitôt vers la ville sainte.

     

     

     

    Mais leurs ailes n’étant pas exercées pour un si long voyage, 

    la fatigue les obligea bientôt à s’arrêter.

    Ils se posèrent sur un château abandonné

    et se glissèrent à l’intérieur d’une tour.

    Et là ils entendirent des plaintes et des sanglots.

     

    Ils poussèrent une porte du bec,

    entrèrent dans une chambre.
    Elle était à peine éclairée par une petite fenêtre grillagée.
    Ils aperçurent une chouette.

    Elle pleurait de ses deux gros yeux ronds.

     

     

                                  

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

    La chouette essuya ses larmes du bout de son aile et dit :

    « Soyez les bienvenus !

    On m’avait prédit qu’une cigogne m’apporterait le bonheur ».

     

    Le calife lui fit le récit de leur aventure.

     

    « Alors nous sommes compagnons d’infortune,

    dit la chouette,

    je suis la princesse LOUSSA,

    et c’est ce même enchanteur,

    le père de MIZRA,

    qui m’a métamorphosée en chouette

    parce que je refusais d’épouser son fils.

    Et je sais que je ne sortirai de cet état

    que si un homme me demande en mariage ».

     

     

     

    La chouette essuya à nouveau ses yeux, et dit :

    « écoutez, 

    l’enchanteur qui nous a ensorcelé,

    le père de MIZRA,

    vient ici une fois par mois, dans la grande salle du château,

    pour y faire bonne chère

    avec des gens de son espèce, des magiciens.

    Il leur raconte généralement ses méfaits.

    Si vous pouviez l’entendre,

    peut-être prononcerait-il le mot magique que vous avez oublié. 

     

      – Oui ! s’écria le calife, c’est une très bonne idée,

    dites-nous vite où est cette salle ! 

    La chouette dit alors : 

    «Je vais vous le dire, 

    mais je mets une condition,

    car je ne veux pas rester un oiseau de nuit,

    c’est que l’un de vous deux promette de m’épouser ! ».

     

     

     

    Le calife et le grand vizir  se regardèrent,

    un peu inquiets.

    Ils s’en allèrent à l’écart.

     

     

    -  Mansour, dit le calife, épouse-la !

     

    -  Oh ! ma femme m’arracherait les cheveux

    quand j’arriverai à la maison !

    Et puis je suis vieux,

    tandis que vous, Sire,

    vous êtes jeune et vous êtes libre.

     

    - Oui mais si elle est bossue ?

     

      

    Pourtant le calife avait tellement peur

    de rester cigogne toute sa vie

    qu’il se décida à faire la promesse.

     

     

     

    La chouette fut ravie. 

    « Vous ne pouviez pas mieux tomber, dit-elle,

    c’est ce soir, en ce moment même, qu’à lieu le festin ». 

     Et elle les conduisit, à travers de longs couloirs,

    jusqu’à une vieille tenture.

     

    Par une déchirure de la tenture....

    ils aperçurent l’intérieur d’une grande salle,

    entourée de colonnes,

    éclairée par des lampes multicolores.

     

    Autour d’une table basse, couverte de mets exquis,

    huit hommes étaient assis,

    parmi lesquels ils reconnurent le marchand qui leur avait vendu la poudre magique,

     ce marchand qui n’était autre que l’enchanteur, le sorcier, le père de MIZRA.

     

    Le repas s’achevait.

    L’enchanteur se mit à raconter à ses amis les magiciens

    le mauvais tour qu’il avait joué au calife.

    Les magiciens rirent beaucoup,

    et l’un d’eux demanda:

    « Quel mot magique leur avais-tu donné ? –

    Oh, un mot latin, bien facile à prononcer pourtant :

    MUTABOR ».

     

     

     

    Dès que les deux cigognes eurent entendu ce mot,

    elles se mirent à courir de toute la vitesse de leurs longues pattes

    jusqu’à la porte du château.

     

    Là elles se tournèrent vers la Mecque

    et en s’inclinant par trois fois elles crièrent :

     

    MUTABOR ! MUTABOR ! MUTABOR !

     

    Et aussitôt le calife et le vizir redevinrent des hommes

     Ô merveille !

    Et ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre,

    riant et pleurant tout à la fois !

     

     

     

    Mais quelle surprise  !

    quand ils se retournèrent,

    ils virent devant eux une jeune femme

     

      aussi belle que le soleil

    qui leur dit en souriant :

    « Me reconnaissez-vous ?

    Je suis votre malheureuse chouette ! ».

    Le calife fut ébloui par la beauté de la princesse,

    et bien content de s’être engagé à l’épouser.

     

     

     

    Tous trois regagnèrent Bagdad.

    Le peuple fit la fête à ses souverains retrouvés.

     

    L’enchanteur et son fils MIZRA

    furent contraints de manger la poudre magique,

    et par elle ils furent transformés en cigognes. 

    On les mit en cage.

     

    Le calife épousa la princesse LOUSSA.

     

    Quant à MANSOUR,

    il retrouva sa femme, sa maison et ses enfants.

    Et ils vécurent tous très heureux.

     

     

     

    ***

     

    Bon dimanche les amis.

     

     

    ***


    22 commentaires
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    Puisque nous avons commencé à parler des liens possibles avec les animaux, liens affectifs, mais établissant aussi une vraie communication au niveau de nos consciences respectives,

    poursuivons.

     

    J'ai créé mon cabinet médical en 1954, à Paris,

    dans le quartier de Belleville (XX me arrondissement).

    Je n'avais donc pas, au départ, de "clientèle" (comme on dit)

    et pour travailler un peu plus je me suis inscrit dans plusieurs commissariats du secteur, en précisant que je répondrais à tout appel, y compris la nuit et le dimanche.

    Le succès a dépassé mes espérances !

    Et certains dimanches, j'avais à peine le temps de prendre un repas.

     

    Un dimanche justement je fus appelé (je m'en souviens encore précisément) rue de Ménilmonant, vers le 151, 2me ou 3me étage.

    Tout un groupe familial m'a accueilli, et chacun paraissait inquiet.

    Je fus conduit dans la chambre du malade.

    Et là, j'ai vu, au milieu d'un grand lit...

    un chien de belle taille, un chien loup je pense, qui se tordait de douleurs en poussant des gémissements impressionnants.

    J'ai tout d'abord eu une réaction violemment négative, mécontent d'avoir été trompé de la sorte, disant que j'étais médecin et pas vétérinaire, et je m'apprêtais à partir immédiatement.

    Mais ces gens m'entourèrent et me supplièrent de faire quelque chose, disant qu'ils avaient cherché un grand nombre de fois un vétérinaire, toujours en vain, et qu'ils mettaient en moi leur espoir de soulager cet animal. Je me suis laissé fléchir et j'ai accepté d'essayer.

    Oui, mais que faire ?

     

    J'ai simplement regardé ce chien

    et je me suis dit que si je voyais un homme se tortiller comme ça sur un lit en poussant des gémissements aussi pathétiques, un seul diagnostic me viendrait à l'esprit, et ça sans le moindre examen ni interrogatoire : j'aurais la certitude que cet homme (et oui, c'est pratiquement toujours des hommes qui  réagissent ainsi) fait  ...

    une crise de colique néphrétique.

    Et que je lui ferais immédiatement une injection antalgique puissante.

    C'était un gros chien.

    J'ai donc pensé qu'il lui fallait la dose pour un adulte, et je me suis mis aussitôt en demeure de lui faire cette intramusculaire salvatrice.

    Oh, pas si facile ! J'ai tordu ma première aiguille. Et les suivantes aussi. Impossible de traverser la peau de cet animal. Animal que je faisais sans doute souffrir, mais il ne bronchait pas. A la cinquième tentative (avec ma plus grosse aiguille) j'ai réussi et injecté le produit.

    Quelques minutes après le chien a cessé de geindre,

    et a commencé à se détendre.

    Soulagement de tous les assistants de la scène.

     

    Mais soudain le chien s'est relevé et a bondi sur moi, et je dois dire que, pendant une fraction de seconde, j'ai eu peur !

    Mais non, c'était pour me lécher le visage, les mains, avec une frénésie incroyable ! J'avoue que jamais un patient humain ne m'a témoigné d'une façon aussi exubérante sa reconnaissance (et heureusement !).

     

     

    - Reconnaissance manifestée par un chien -

     

     

    Le lendemain, ces personnes ont vu un vétérinaire qui a confirmé mon diagnostic. Et le toutou  allait bien.

     

    Voilà, cet épisode reste gravé pour toujours dans ma mémoire,

    et dans mon coeur.

     

    J'ai une autre histoire d'animal poilu, si vous la voulez.

     

    à plus.

     

     

     

    - Reconnaissance manifestée par un chien -

     

     

     

     

    *** 

     

     

     


    19 commentaires
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    Ayant "redécouvert" mon propre blog,

    et ses greniers (qui m'étaient inaccessibles), 

    j'ai retrouvé plusieurs contes

    qui semblent ne m'avoir causé aucun souci .... 

    et que vous n'avez peut-être pas lus.

     

    Alors en voici un.

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

    - Un conte pour ce dimanche ?  L'homme aux abeilles -

     

     

     

     

    Hum ....

     

    Je ne sais pas trop ce que vous allez penser de ce conte.

    J'espère que vous me le direz.

     

    Si vous voulez relire les commentaires  écrits en 2015

    vous allez dans la colonne de droite, et dans la petite fenêtre "recherche" vous indiquez : conte, l'homme aux abeilles.

    Vous devriez avoir 2 indications, les deux copies du conte.

     

    Bon dimanche mes amis.

     

     

    ***   

     

     

     

     


    27 commentaires
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     Bonjour à tous !

    Ce que je vous ai écrit dernièrement m'a beaucoup bouleversé.

    Je me suis ressenti comme maladroit, brutal, stupide, emporté !

    Et me poursuivait  aussi mon intention de vous écrire un conte qui m'avait tellement intéressé. Mais c'est un conte long qui m'aurait demandé l'espace d'au moins quatre articles... avec les risques que cela suppose (ayant déjà payé pour le savoir !).

    Alors je vais renoncer.

     

    Et voici  oh surprise, que je reçois ce matin un commentaire de Françoise, une lectrice inconnue, mais qui a atterri  je ne sais comment, sur un de mes articles d'avril 2015 ! Me prouvant ainsi que mes articles passés peuvent être visités, même si moi je ne sais pas les retrouver ! Ce qui me fait mesurer combien j'étais dans l'erreur en voulant tout chasser d'un seul coup de balai !

     

    Je vais reproduire ici cet article ancien (en simplifiant un peu le texte, et en éliminant les illustrations qui n'étaient que de médiocres photos sans intérêt). 

    J'ai pris plaisir à relire aussi les commentaires que vous aviez laissés à l'époque, ce qui m'a fait mieux comprendre le caractère brutal et injuste de l'idée de suppression qui m'était venue.

    Si vous voulez vous-mêmes les lire, il vous faudra retourner sur l'article publié en avril 2015.

     

    Voici le texte de cet article.

     

     

     

    - Pitpit : un pigeon devenu notre ami -

     

    Par khaz  le 22 Avril 2015 à 00:00

     

     

     

     

     

    S'il est un oiseau qui nous paraît ordinaire, c'est bien le pigeon commun, dit parfois pigeon de Paris, mais qui est présent dans le monde entier.

       

    Il a dans les villes, une mauvaise réputation. 

    Et pourtant... nous avons vécu environ 6 mois une véritable histoire d'amour avec l'un d'entre eux.

        Je vais vous la retracer brièvement.

      

    Quand était-ce ? 

    Autour des années 70 je crois.   

    C'était au printemps. 

    Nos enfants, sur le trajet de l'école, avaient trouvé un tout jeune pigeon qui errait sur le trottoir. 

    Il était incapable de voler, et donc en grand danger de se faire croquer par un chat ou écraser par une voiture. Ils l'ont donc ramassé et apporté à la maison. 

      

    Nous l'avons nourri avec soin, et il a grandi très vite. 

    Nous l'avons appelé Pitpit. 

    Nous l'avons installé dans une sorte de petit appentis sous le toit, ouvert en permanence sur l'extérieur, 

    si bien que sans aucun problème il a tout seul appris à voler et a retrouvé le ciel parisien. 

    A tout moment, il pouvait nous quitter... mais non :  

    il revenait très souvent dans la journée, était là chaque soir, et nous pouvions le prendre sans difficulté. 

     

    Nous avions aussi une poule qui vivait au même endroit, et quand nous donnions à manger à la poule, il venait très souvent participer à son repas.

     

    Un jour un incident s'est produit. 

    La poule, sans doute fâchée de le voir se servir dans son assiette lui a donné un violent coup de bec. 

    Le bec d'une poule est un poignard redoutable : 

    j'ai retrouvé Pitpit avec une grande plaie cutanée de 10 à 15 cm au niveau du cou : la peau pendait lamentablement, comme un scalp à moitié détaché.  

    Sur un être humain une telle plaie doit impérativement être suturée, sinon la cicatrisation risquerait de durer des mois, le risque infectieux serait élevé, et la cicatrisation serait affreuse. 

     

    A l'époque la médecine de quartier était très différente de l'actuelle : je fonctionnais un peu comme un médecin de campagne à la vieille mode, et je n'hésitais pas à suturer de petites plaies. J'ai même fait une vingtaine d'accouchements à domicile, ce qui est totalement impensable maintenant : je crois bien que l'on me mettrait en prison !

     

    Bref, j'ai pris une aiguille courbe à suturer, un bon fil de lin, ai pris Pitpit sur mes genoux, et j'ai commencé à le recoudre. 

    Ou plutôt j'ai essayé, mais quand il a senti l'aiguille, il s'est débattu avec une telle violence que j'ai dû, 

    après plusieurs tentatives vaines, renoncer à mon projet et le laisser aller avec cette lamentable ouverture.

    J'étais très inquiet pour la suite. 

    Bien à tort, et j'ai découvert là l'étonnante capacité des animaux à se réparer eux-mêmes ! En 8 jours, c'était fait !

    En l'examinant, je ne retrouvais dans son plumage aucun signe qu'il avait subi cette large ouverture... 

    Pitpit était donc plein d'énergie vitale. 

    Parfois nous le rencontrions dans la rue, sur le trottoir, et il venait vers nous. Chaque soir, il couchait sous l'appentis.

     

    Un problème se posait lors des week-end... 

    Nous lui disions : tu viens ? Et il venait se percher sur une de mes épaules, je rentrais alors dans la D S (qui était ma voiture à l’époque) avec lui sur l’épaule, 

    et nous partions dans le Gâtinais. Il adorait ces parties de campagne, les arbres, l'espace immense ! 

    Le soir nous rentrions tous à Paris !

     

     

    -Françoise et Pit Pit -

     

     

     

    Il était tombé amoureux de notre petit lapin nain   

    et souvent, à la campagne, il se baladait avec lui, « à pied », autour de la maison. Sans doute ne comprenait-il pas pourquoi ce petit animal, muni d'aussi vastes oreilles, ne volait pas aussi bien que lui.

    Alors (par solidarité ?) il s'efforçait de marcher à ses côtés. 

     

    Cela allait même plus loin : souvent il lui arrivait de... grimper dessus … mais ensuite, que faire ? 

    Cela me fait penser à la chanson :

     

     

    un petit oiseau, un petit poisson, s'aimaient d'amour tendre, 

    mais comment s'y prendre, quand.... 

     

    Et oui, comment s'y prendre, semblait-il se demander ? 

    Il faut dire que le petit lapin n'appréciait pas du tout ce chevauchement et ne se montrait guère coopératif. 

    Dommage, nous aurions peut-être eu des lapins volants ! 

     

    L'été est venu, avec cette fois un long séjour dans notre campagne. Son amitié amoureuse pour le lapin s'intensifia encore.

    Puis un jour, le petit lapin mourut. 

    Pitpit fut inconsolable.

     

    Il passait des jours entiers à faire le tour de la maison, mais "à pied", à la recherche de son ami. 

    En vain. 

    Nous eûmes beau lui expliquer, il ne semblait pas nous comprendre. 

    Et pire : il ne volait plus. 

     

    C'est alors que se produisit ce que nous n'attendions pas :

    un matin, il est parti. 

    C'est ce qu'il faisait avant, chaque matin, mais il revenait souvent dans la journée, et en tout cas le soir. 

    Cette fois là, il n'est pas revenu, ni dans la journée, ni le soir,`

     ni le lendemain 

    ni les jours suivants... 

    Nous avions perdu Pitpit... 

    Un renard ? 

    Un chasseur ? 

     

    Les vacances d'été se sont terminées. 

    Nous sommes rentrés à Paris sans Pitpit,

    et sans savoir ce qu'il  était devenu. 

     

    Fin de l'histoire ? 

    Non !!!

     

    Le meilleur restait à venir ! L'incroyable. 

     

    Un dimanche nous étions à nouveau dans notre maison gâtinaise. Un couple de pigeons est venu se poser sur le toit du garage. Puis l'un des deux est descendu vers nous : c'était Pitpit !!!

     

    Nous l'avons pris, il était toujours aussi confiant, joueur,

    heureux de nous voir 

    et nous , nous étions au bord des larmes.

     

    Il est resté un long moment avec nous, peut-être une trentaine de minutes, mangeant quelques miettes,  

    "marchant" sur la terrasse nord, comme il le faisait quand il se promenait avec le lapin. 

    Il semblait ne pas vouloir nous quitter. 

     

    Sur le toit du garage, l'autre pigeon attendait. 

    Soudain, Pitpit l'a rejoint, 

    et ils sont partis tous les deux. 

     

    Nous avons pensé qu'il avait voulu nous présenter sa nouvelle compagne. 

     

    Nous ne l'avons jamais revu. 

     

     

     

     

    Voilà.

    Merci à Françoise de Provence.

    J'espère que vous, vous ne m'en voulez pas trop.

    Et, en adoptant la façon de faire orientale,

    je vous dis :

     

    Namasté

     

     

    ***  

     

     

     


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