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    Certes la vitamine C aurait été très utile aux anciens marins

    faisant le tour du monde sur d'improbables bateaux à voile. 

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

     

     

    Mais est-ce là toute sa gloire ?

    Que non !

    Elle nous est précieuse chaque jour

    Sa présence protège chaque palpitation de nos cellules,

    et tout particulièrement quand elles se divisent pour se renouveler

    et donc pour rajeunir notre corps en permanence. 

     

    Ainsi les cellules de notre peau, notre vêtement vivant,

    ne durent pas très longtemps, un mois environ.

    Elles disparaissent en se divisant.

    Elles laissent ainsi place à des cellules neuves.

    Mais pour une cellule, se diviser est aussi hardi qu'un accouchement.

    Avec des risques réels.

    La vitamine C est là, comme une sage-femme attentive, pour sécuriser cette division, ce qui fait de cette vitamine le meilleur agent pour conserver une peau souple, en bonne santé !

     

    (Au passage me permettez-vous un conseil ? Laissez tomber toutes les crèmes "solaires" soit disant protectrices. Elles empoisonnent votre sang comme elles empoisonnent les coraux (toutes, même les bio), elles ne vous protègent que du coup de soleil, c'est-à-dire qu'elles suppriment la sonnette d'alarme dont le rôle est  de vous dire que vous dépassez la dose de rayons utile, mais ce faisant elles vous laissent recevoir d'autres rayons qui sont capables de provoquer un cancer dans votre peau. Par contre elles arrêtent tous les rayons qui vous permettaient de fabriquer de la vitamine D, ce qui est un comble : vous passez vos journées d'été à vous faire toaster comme des tartines, pour vous retrouver en septembre en carence de vitamine D. C'est de la pure folie. Songez-y. )

     

    Où en étais-je ? 

    Ah oui  je comparais la vitamine C à une sage-femme !

    Et bien celle-ci ne veille pas que sur la peau, et son rajeunissement permanent, mais sur toutes les cellules du corps, celles des yeux, des vaisseaux sanguins, des os et des articulations... du cerveau !

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

     

     

    La vitamine C est sans doute la vitamine qui par excellence nous empêche le mieux de vieillir (de vieillir trop vite !).

    Alors si vous n'êtes pas sûrs que vos aliments vous en apportent assez, 

    n'hésitez pas à en prendre un ou deux grammes par jour,

    par exemple 500 mg matin et soir

    ou mieux encore  500 mg à chacun des 3 repas,
    ceci tous les jours, ce qui ne veut pas dire que c'est une catastrophe si vous oubliez ! Ou si même vous arrêtez de temps en temps.

    Mais en cas de fatigue, de lassitude, d'état grippal ou autres, de grandes émotions, d'épreuves en tout genre, il faut en reprendre,         et  même un peu plus. 

    Et surtout pas comme un médicament !

     

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    un dahlia cactus, hier

     

     

    C'est pourquoi (j'en demande pardon aux pharmaciens et pharmaciennes !) je préfère l'acheter sur le net, et en paquet d'un kg. Au moins de 500 gr.

    C'est moins cher, et on en a toujours à sa disposition.

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    le même ce matin

     

     

    Ainsi,  si parfois je fais mijoter longuement des légumes, ce que j'adore faire, je ne me fais plus de souci en pensant que toute leur vitamine C a dû disparaitre !

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    un autre, si léger ...

     

     

    Voilà, c'est tout pour la vitamine C.

    Enfin pour l'instant.

     

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    je ne m'en lasse pas

     

     

    Mais il n'y a pas que la vitamine C dans la vie.

    Il y a aussi la D :

    une véritable clé de voûte pour l'édifice qu'est notre corps.

     

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    cactus rose, mais plus que rose, comment dire  ? 

     

     

    Et le magnésium. 

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    le tout premier dahlia que j'ai cultivé

     

     

    J'hésite.

     

     

    - S 5 - Acide ascorbique : la vitamine de tous les jours -

    j'ai un faible pour celui-ci 

     

     

     

    Bon été

     

     

     

    ***

     

     

     

     


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    Savez-vous ce qu'est la permaculture ? 

    Une mode passagère ? 

    Un engouement ? 

    Que non.

    C'est une étincelle de bon sens qui prépare une révolution.

    Une révolution comparable à la révolution néolithique qui, partie du Moyen-Orient voici 10.000 ans, a "créé l'agriculture", pour en venir étape par étape, à l'agriculture moderne telle que nous la connaissons.

    Cette vision ignore d'ailleurs l'agriculture établie par les Amérindiens : peuples de jardiniers géniaux que l'on a purement et simplement supprimés de la surface de la terre à partir de 1492, pour nous emparer de leurs terres !

     

    Mais il ne faut pas que je m'égare !

    Je ne veux pas non plus vous présenter la permaculture, c'est un sujet beaucoup trop vaste, mais seulement vous donner un  simple et tout petit exemple de ce qu'on peut faire immédiatement, là où l'on se trouve, afin de toucher du doigt la réalité du bouleversement que nous sommes capables de réaliser.

    Pour ce faire je vais vous parler de ce qu'a fait ... 

    ah non !

    je ne vous donnerai ni le nom ni le lieu de vie de la personne qui a réalisé ce que je veux, partiellement, vous présenter. Mais ceux d'entre vous qui fréquentez mon blog la reconnaitront facilement. Pour chacun de nous la discrétion est préférable.

     

    Imaginez que vous possédez ce terrain : 

     

     

    - Bref clin d'oeil sur la permaculture -

     

     

    C'est une prairie occupée par une herbe dense, faite de graminées dotées de puissantes racines, qui prospère sur une terre probablement très humide.

    Cette prairie semble capable de défier toute plantation que ce soit, seule la forêt, si l'on ne fait rien, sera capable d'en venir à bout.

    Imaginez cependant que vous vienne à l'idée de planter en cet endroit des pieds de tomates. Que conviendrait-il de faire, selon les critères de l'agriculture traditionnelle actuelle ? 

    Il faudrait avant toute chose labourer ce terrain avec une très puissante charrue, c'est-à-dire détruire cette prairie, puis laisser sécher ce sol, puis le labourer à nouveau, passer un rouleau pour écraser les mottes, herser, passer une fraise pour bien émietter la terre que sais-je encore..... bref accomplir de nombreuses interventions mécaniques violentes pour ramener cette zone sauvage à un état de nudité et de stérilité comparable à n'importe quel champ de nos campagnes modernes. Alors et alors seulement nous pourrions envisager d'y planter quelques pieds de tomates ! 

    Travaux coûteux, coûteux en argent, mais aussi en temps, en efforts, coûteux aussi en consommation d'énergie fossile, donc en pollution de la planète.

    Et travaux destructeurs de vie :  de la vie intense qui fourmille dans cette prairie. Mais cela est conforme au crédo actuel de l'agriculture : il faut d'abord éliminer toutes les "mauvaises herbes", et tous les prédateurs possibles qui y vivent : c'est la tactique de la terre brûlée. 

     

    Et  bien cela me donne l'occasion de vous présenter le premier principe de la permaculture : 

    Suppression de tout travail du sol !

    Le sol, on n'y touche pas.

    On ne le bêche pas, on ne bine pas, on ne sarcle pas, on ne pioche pas.

    Pourquoi ?

    Parce que c'est un lieu de vie pour une multitude d'êtres, qui eux "travaillent" le sol à leur façon, avec une infinie douceur et efficacité,  24 H sur 24, gratuitement, et en assurent la fertilité. 

    Bon, il faudrait que je justifie toutes ces affirmations !

    Ce sera peut-être pour une autre fois.

    Mais voyez vous c'est une vision de la terre (de la "Terre-Mère") tout à fait opposée à celle de la terre actuellement  considérée comme une chose possédée ( jusqu'à ne pas hésiter à l'empoisonner) par l'agriculture industrielle actuelle, terre "exploitée", réduite à n'être plus qu'une surface dévitalisée, éventrée, bouleversée, assassinée !

    Ce spectacle est particulièrement évident en Beauce, ou des centaines d'hectares, des milliers même , sont, lors des labours, transformés en un véritable désert minéral, immenses étendues (jusqu'à l'horizon souvent) sans insectes, sans oiseaux, sans herbes, sans petits animaux.

     

     

    - Bref clin d'oeil sur la permaculture -

     

    Ce spectacle pourrait avoir une certaine beauté plastique, mais quand on y réfléchit c'est là un spectacle de mort. Si l'on recherche des traces de vie dans ces sols, gorgés d'herbicides, de fongicides, d'insecticides, on en trouve de moins en moins d'année en année. Non seulement les mauvaises herbes disparaissent, mais même les champignons, même les bactéries, ce qui a pour conséquence la disparition du complexe qui se forme entre l'argile et l'humus, lequel donnait de la tenue à une bonne terre, et cette terre nue peut alors être emportée par les violentes pluies. Une terre nue subit de plus avec une violence directe aussi bien le gel que la violence des rayons solaires....

    bref, il faut encore que je m'arrête, car je dévie dangereusement !

    Pour plutôt revenir à ce qu'a fait ma mystérieuse jardinière. 

     

     

    Début mai elle a coupé les herbes sur des bandes de 6 M de long,

     elle a ajouté sur ces bandes une couche d'herbes coupées ailleurs,

    elle a creusé dans cette épaisse couche d'herbes coupées des sortes de nids profonds qu'elle a rempli de terre (récupérée sous des arbres), 

    elle a mis en place dans cette terre des plants de tomates, 

    a arrosé une fois, puis plus jamais (car le ciel s'en est chargé),

    et voilà ce que ça donne à peine trois mois après :

     

    - Très bref clin d'oeil sur la permaculture -

     

    je crois bien qu'elle n'a rien taillé du tout.

    Remarquez que les herbes coupées ont pris l'aspect du foin. 

    Ce foin couvre la terre qu'on ne voit pas du tout.

     

    Ce qui m'amène à vous présenter le second des principes de la permaculture, à savoir

    qu'un sol ne doit jamais être à nu

    mais toujours protégé par une couche de matière organique.

    C'est ce que nous apprend la forêt

    où le sol y est toujours recouvert d'une épaisse couche de débris végétaux. Or la forêt pousse fort bien toute seule, n'est jamais arrosée, ni bêchée, ni binée, ni gavée d'engrais.

    Les tomates de notre amie n'ont pas reçu le moindre engrais

    pas plus que le moindre traitement : étant en parfaite santé

    elles n'en ont tout simplement pas besoin.

     

     

    - Deux des principes de la permaculture -

     

     

    La microfaune du sol, qui peut se développer librement, transforme la couverture végétale qui protège le sol en nutriments assimilables par les plantes, ce qui fait que le sol devient extrêmement riche. Il suffit d'observer le caractère intense de la croissance des rameaux pour s'en rendre compte.

     

     

    - Deux des principes de la permaculture -

     

     

     

    Quand toutes les tomates qui sont en train de grossir vont mûrir

     

     

    - Deux des principes de la permaculture -

     

     

    notre amie aura de quoi  préparer pas mal de bocaux d'une excellente  sauce tomate !

     

     

    Voilà

    quand on travaille AVEC la nature

    c'est ainsi que ça se passe. 

     

    Les fourmis, les taupes, deviennent nos amies

    et même les limaces, qui contribuent à transformer les matières organiques déposées sur le sol pour nourrir celui-ci.

     

    Bon dimanche

    et bonne semaine à tous.

     

     

    - Deux des principes de la permaculture -

     

     

     

    ***

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Est-il utile de prendre de la vitamine C

    pour compléter notre alimentation ? 

     

    En principe non

    si vous êtes sûrs de consommer en suffisance chaque jour de bons fruits et de bons légumes "bio" ou frais cueillis dans votre jardin.

    Mais en êtes-vous sûrs ? 

    La teneur en vitamine C d'un produit végétal est très variable selon l'année, la provenance, la durée et les conditions de transport et d'attente que chaque produit a connues.

    Ensuite la cuisson de ce produit va réduire cette teneur en vitamine C.

    Un poivron jaune de 100 grammes peut apporter 180 mgr de vitamine C  (ce qui est très bien) mais s'il est cuit à 100 ° et un temps un peu long, il va en rester combien ?

    Une pomme de terre en apporte entre 10 et 20 mgr (ce qui n'est pas négligeable) mais seulement si  elle est cuite à la vapeur, car si elle est cuite à l'eau un peu trop longtemps  et que de plus vous jetez l'eau de cuisson dans l'évier, il ne lui en reste pratiquement plus : le peu qui reste de votre vitamine C,  soluble dans l'eau, est passée en presque totalité dans l'eau de cuisson, et donc perdue.

    Et puis...  vous n'allez pas vous promener avec une calculette et un minuteur pour contrôler chaque apport !

    Pour sortir d'un souci quantitatif permanent qui consisterait à compter d'une façon anxieuse et rigoureuse ce qu'apporte ou non chaque aliment, il est préférable de comprendre à quoi sert cette fameuse vitamine C.

     

    - S 4 - Est-il utile de prendre de la vitamine C pour compléter notre alimentation ? -

     

    Définir à quoi sert cette vitamine en disant qu'elle permet d'éviter le scorbut est une vision catastrophique des choses : une description de ce qui se passe lorsque notre organisme, en l'absence de cette vitamine, s'effondre véritablement.

    Mieux vaut comprendre à quoi elle sert chaque jour et à chaque instant dans un corps actif, bien vivant, en bonne santé.

    Et ça nous ne le savons que depuis peu, quelques années seulement !

     

    Qu'est-ce que vivre?

    Vivre, c'est agir, et agir, ce peut être contracter des muscles  

    ça nous le comprenons bien, quand nous voyons les cyclistes se démener sur leurs pédales, nous voyons bien qu'ils consomment de l'énergie dans leurs mollets, c'est-à-dire qu'ils brûlent des carburants (essentiellement du sucre) pour y puiser cette énergie.

    Mais "digérer" un repas , c'est aussi agir, cela demande de l'énergie, et même beaucoup.

    Transformer des molécules (ce que fait en permanence le foie, c'est aussi agir, cela demande encore de l'énergie.

    Enfin , 

    et cela est bien plus surprenant,  

    penser , c'est agir,

    et cela nécessite une grande quantité d'énergie !

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

    Le cerveau est même l'organe qui de loin est celui qui a besoin de plus d'énergie, et ce en permanence, même quand nous dormons ! Il "travaille" en permanence et donc consomme de l'énergie 24 H sur 24. Privé d'un apport d'oxygène (que ce soit par arrêt du coeur ou par arrêt de la respiration) ou de sucre (le carburant) certains neurones essentiels qui composent notre cerveau meurent au bout de 3 à 4 minutes         (ce laps de temps est en fait très difficile à fixer).

     

    Qu'est-ce que cela veut dire ? Que notre vie, pour durer, exige la combustion permanente d'un carburant, sucre ou graisse, c'est-à-dire son OXYDATION. 

    Notre vie dépend d'un feu permanent

    (qui peut s'éteindre d'un moment à l'autre !)

    Notre vie est, paradoxalement, une sorte de feu qui nous consume ... mais lentement, le plus lentement possible

    et pour cela il doit être ralenti, controlé.

     

     

    - S 4 - Est-il utile de prendre de la vitamine C pour compléter notre alimentation ? -

     

    image Wikipedia

     

     

    Mais le feu c'est dangereux !

    Le danger n'est pas seulement qu'il s'arrête  (cela marquerait l'arrêt de la vie)  mais c'est aussi qu'il se propage partout.

    Or chaque fois que, dans nos cellules, de petites centrales énergétiques (que nous appelons des mitochondries... ah que j'aimerais vous parler de nos mitochondries !)  brûlent des molécules de sucre ( en les oxydant ) des molécules oxydantes sont produites, et en quelque sorte projetées à droite et à gauche comme le seraient des escarbilles dans un feu ordinaire.

    (Ces molécules oxydantes, découvertes récemment, nous les appelons des "radicaux libres". C'est une histoire d'électron célibataire à la recherche d'une âme soeur dont je ne veux pas vous surcharger !

    Et bien imaginez maintenant que vous soyez dans l'obligation de faire cuire vos aliments au milieu d'une grange remplie de paille sèche.  Vous devriez prendre des précautions extrêmes.

    Bien longtemps avant nous les végétaux les ont prises, pour leur propre survie, en créant des "anti oxydants". Une multitude d'anti oxydants. L'un des plus répandus, des plus simples, et on pourrait dire des plus universels, c'est l'acide ascorbique. Tous les animaux l'utilisent, même les insectes.

    Vous comprenez maintenant l'intérêt majeur de cette vitamine ?

    Si elle vient à manquer, la moindre action (et la vie est action permanente au niveau de nos cellules) entraine des dégâts collatéraux d'oxydation. Alors tous les tissus se dégradent, la peau vieillit, les articulations se grippent, les muqueuses se fragilisent et s'infectent.

    Un des secteurs les plus touchés est celui de notre défense contre les infections. Elle repose en grande partie sur des cellules qui sont chargées d'éliminer les bactéries qui auraient pu pénétrer notre corps et ces cellules sont les globules blancs. Parfois, pour tuer les intrus ces cellules "tueuses" fabriquent même, volontairement, des "radicaux libres" qu'elles projettent sur  eux. Mais pour éviter que ce combat ne cause  des destructions inutiles, ces cellules guerrières ont besoin de grandes quantités de vitamine C pour contrôler leur propre action.

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

    on pourrait parfois comparer l'action d'un leucocyte tueur à celle de ce drone lance-flamme en action pour détruire un nid de frelon. Il est évident qu'une telle intervention nécessite des précautions.

     

    C'est pourquoi nos besoins en vitamine C augmentent si nous avons une grippe ou toute autre infection.

     

    Pardon d'être si long.

    Mieux vaudrait que je m'arrête un moment, sinon vous allez me maudire ! Alors la conclusion va encore être retardée (je ne devrais pas faire de promesses).

     

     

    Un coup d'oeil au jardin ? 

     

    Les feuilles des choux de Bruxelles se transforment en chips et tombent en poussière dès que je les touche.

     

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

    Adieu les choux de Bruxelles pour cette année !

     

    Je me console avec ce qui reste :

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

     

     

    le basilic de la serre, pour lequel j'essaie d'inventer une nouvelle façon de le conserver. Je vous en parlerai si ça réussit !

     

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

    les haricots beurre, mes préférés !

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

    un fenouil

    (pas facile à cuire à point...)

     

    et les dahlias

    qui ont bien du mal à se développer cette année

     

    - S 4 - La Vie est un feu -

     

    Au revoir.  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    La vitamine C, c'est quoi ? 

     

    C'est une substance parmi les plus simples du monde

    mais tellement utile qu'elle est indispensable, irremplaçable,

    comme la goutte d'huile que le mécano dépose dans un mécanisme, 

    le grain de sel que la cuisinière ajoute dans un plat,

    aussi polyvalente que le couteau suisse.

     

    C'est une des molécules les plus simples du monde :

     formée de

    6 atomes de carbone ( C )

    unis à 6 molécules d'eau ( H 2 O )

    puis on a retiré 4 atomes d'hydrogène.

     

     

    Sa formule est donc     C 6  H 8  O 6

     

    - S3 - La vitamine C en pratique -

    formule déchiffrée seulement en 1932

    on croirait un petit bonhomme qui court en tirant derrière lui des ballons !

     

     

    Je trouve ça admirable. Pas vous ?

    Les "trouvailles" de la nature sont géniales : 

    avec presque rien elle fait des merveilles !

    Elle joue avec les atomes comme un enfant avec des légos,

     adore unir le carbone et l'eau de mille façons différentes :

    de cette union elle fait jaillir la vie.

     

    Remarquez les quatre fonctions acides  (  ... C O H  )

     

     

    - S3 - La vitamine C en pratique -

     

     

    Pour être acide, c'est acide !!! Pas à moitié.

     

    C'est une molécule sans laquelle nous ne pouvons pas vivre.

     

    Les marins du 15 ème et 16 ème siècles l'ont appris à leur dépens, lors de leurs longs et interminables voyages sur les océans. Il arrivait que plus de la moitié des équipages périsse de cette étrange maladie qu'on appela le scorbut, ou "la peste des mers".

    (D'où le nom chimique bizarre donné à la vitamine C  : "acide ascorbique"                               car  acide  "a-scorbique" signifie :  qui supprime le scorbut)

    Mais le scorbut sévit encore dans diverses circonstances, états de grande pauvreté,  vieux isolés et dénutris,  SDF,  camps de concentration .....

    Immense fatigue, détérioration des tissus, de la peau principalement, de la bouche, des articulations qui deviennent douloureuses, perte de l'appétit, amaigrissement, vitalité en perdition, infection de toutes sortes, hémorragies, et finalement la mort.

    Ceci pour la privation totale de tout apport.

    Pour des apports insuffisants, toutes les situations intermédiaires sont possibles.

     

    Un régime alimentaire riche en légumes et en fruits couvre largement les besoins.... en principe. 

     

     

    - S3 - La vitamine C en pratique -

     

     

    En principe, car bien des facteurs diminuent les quantités de vitamine C finalement disponibles, et absorbées.

    Ceci du fait des modes modernes de culture qui privilégient avant tout les rendements.

    Du fait aussi de la fragilité de cette vitamine qu'un rien détruit : l'attente durant les circuits commerciaux, et même l'attente au frigidaire, l'exposition à l'air, à la chaleur (lors de cuissons trop brutales ou prolongées).

     

    En principe, car les besoins peuvent varier considérablement.

    Ainsi dans toutes les maladies infectieuses, à commencer par les infections respiratoires hivernales. Dans tous les états d'intoxication, que ce soit l'alcool pris en excès, le tabac, ou que ce soit tous les toxiques que multiplie le monde moderne autour de nous. Dans les états de grande fatigue  (y compris par une pratique exagérée du sport). Mais aussi dans les états de grande tension nerveuse, de stress chronique. Enfin dans toutes les maladies graves, infectieuses, métaboliques, les cancers y compris. Dans tous ces cas les besoins peuvent être multipliés plus de dix fois.

     

     

    Pour ne pas faire un article trop long, je m'arrête là

    et termine la prochaine fois.

     

    Mais ce soir

    2 fleurs de dahlia  

     

     

    - S3 - La vitamine C, c'est quoi? -

     

     

    pour vous souhaiter une bonne semaine.

     

     

    - S3 - La vitamine C, c'est quoi? -

     

     

    *** 

     

     

     


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     Hello bonjour !

     

    Revenons à nos primates.

    Ils vivaient heureux dans la forêt tropicale,

    ils étaient les rois de la canopée !

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

    image Wikipedia

     

    Table toujours servie

    lieux de méditation inviolés.

     

    Une remarque en passant.

    L'arbre de la vie n'est pas exactement comparable aux arbres que nous connaissons. Les arbres que nous connaissons nous font voir un tronc qui se divise en très grosses branches, lesquelles se divisent en grosses branches, lesquelles se divisent en branches moins grosses, puis moyennes,  puis plus petites , et ainsi de suite : nous avons toute leur structure devant nous d'un seul coup d'oeil. 

    Ainsi ne procède pas l'arbre de la vie. Une fois qu'une de ses branches a donné plusieurs branches qui diffèrent légèrement d'elle-même , elle disparait. De la même façon que nos parents, grands parents et arrières grands parents ont disparu où vont disparaitre. Ils ont donné naissance à des enfants différents d'eux et différents entre eux, puis ils disparaissent. Ils ne laissent que des traces (que traquent les généalogistes).

    Nos grands grands grands parents primates ont-ils laissé quelques traces ? 

    Oui, ce sont elles que recherchent les " paléo-anthropologues".

    Mais seulement des traces. Ce qui veut dire que nous ne "descendons pas" des singes actuels, mais que nous avons avec eux de lointains ancêtres communs. Ce qui est très différent. Nous sommes sur des branches séparées qui viennent d'une branche commune, mais cette branche commune a totalement disparu.

     

     

    Revenons encore une fois à nos anciens primates, tels que nous pouvons les imaginer. Que savaient-ils faire à l'époque et ont progressivement oublié ? 

    Et bien voici.

     

    La vie de nos corps est une combustion, ou si vous préférez une oxydation, mais ralentie, freinée. Pas assez d'oxygène ? En trente secondes nous sommes morts. Trop d'oxygène ? En trente secondes nous disparaissons dans un brin de fumée. Il faut ralentir le plus possible cette indispensable oxydation, laquelle va tout de même nous faire disparaitre ... à court ou moyen terme.

    La vie est merveilleuse ! Elle a inventé des freins qui facilitent l'oxydation tout en lui imposant des limites, et l'un de ces freins super-intelligents s'appelle la vitamine C.


    La vitamine C

     

    c'est d'elle dont je veux vous parler.

     

    Elle est tellement importante pour modérer l'indispensable action de l'oxygène que la vie a doté chaque animal vivant de la capacité de la fabriquer, en plus ou moins grande quantité selon ses besoins. Car en effet les besoins en vitamine C varient selon les moments, selon les circonstances. Nous verrons ce que sont ces circonstances qui augmentent les besoins en vitamine C.

     

    La vitamine C est synthétisée dans le foie, notre irremplaçable centrale chimique. Je devrais dire "était" synthétisée ... chez les premiers primates, comme chez tous les animaux.

     

     

    Prenons aujourd'hui une chèvre.

    Poids moyen : 50 KG. Et bien elle peut se fabriquer chaque jour 50 grammes de vitamine C   (oui, 50 GRAMMES )   et beaucoup plus si nécessaire. Heureuse chèvre ! 

     

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

     

    Pourquoi les premiers primates, qui avaient eux aussi, comme les chèvres, la capacité de synthétiser cette vitamine quotidiennement indispensable, pourquoi ont-ils perdu ce savoir, cette capacité ?

    Ce savoir et cette capacité est inscrite dans un gène. Dès que ce gène est sollicité, il met en oeuvre ce qu'il sait faire et le foie, en  se basant sur ses indications, "fabrique" de la vitamine C.  

    Mais voilà nos primates vivaient dans un lieu où surabondaient des fruits  eux-mêmes gorgés de vitamine C. Alors aucun besoin d'en synthétiser. Assez rapidement  (je veux dire en quelques millions d'années)  le gène en question, n'étant jamais sollicité, a été progressivement désactivé.

    Il en est de même pour beaucoup de choses.

    Ainsi compter, faire des additions, des soustractions. Vous savez encore ? Bravo. Mais savez vous multiplier 692 par 715 ? Mieux, savez-vous diviser 8654 par 22,7 ? 

    Depuis que les calculettes sont devenues des objets ordinaires, ces savoirs là sont devenus inutiles.

    Et je ne suis pas sûr que tous nos jeunes, si habiles avec leurs smartphones, connaissent encore leur table de multiplication.

     

    Résultat similaire pour la vitamine C : nos primates sont devenus incapables de la synthétiser. Et de la même façon tous leurs descendants, simiesques ou humains.

     

     

    Ainsi ce sympathique gorille des montagnes. 

     

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

    image Wikipedia

     

     

    Tant que ces gros singes vivent dans une forêt primitive non modifiée, c'est sans importance. Leur alimentation couvre généreusement leurs besoins. Mais s'ils sont en détention dans un zoo,  la situation change du tout au tout. 

     

    Il en est de même pour les petits singes de toutes espèces

    (à quelques rares exceptions près)

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

    image Wikipedia

     

    Ainsi ni les singes actuels ni les humains ne savent aujourd'hui fabriquer leur vitamine C.

    Il faut ajouter à cette liste quelques autres animaux comme les chauves souris et les cochons d'Inde. Et quelques poissons.

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

    et oui, mon gène est en panne, et ça me gêne. 

     

     

    Question.

    Notre alimentation moderne nous apporte-t-elle une quantité de vitamine C largement suffisante ? 

    C'est peu probable.

    Une pomme en 1950 apportait 400 milligrammes de vitamine C. Aujourd'hui elle n'en apporte que 4 milligrammes : 100 fois moins. 

    Un proverbe disait : manger une pomme chaque jour éloigne le médecin. Pour ce même résultat il faudrait en manger 100 . Pas facile.

    Quelles sont les conséquences de ce manque ?

    Et comment le corriger ?

     

    C'est ce que nous verrons une prochaine fois.

     

     

    *

     

    Un petit coucou au jardin ? 

    Ma récolte de ce matin (avec en plus un concombre) :

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

     

    et dans la serre

    où la température dépasse largement les 40°

    le ricin a bien grandi, il touche maintenant son plafond.

    Remarquez son immense feuille vers nous, à droite, dans la lumière.

     

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

     

    et il a déjà des fleurs.

     

     

     

    - S2 - Quelle est donc cette chose précieuse que les primates ont oublié  ? -

     

     

    C'est vraiment une plante thermophile !

     

    Bonne semaine.

     

     

    ***

     

     

     

     


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