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    Comment prendre soin de notre microbiote  ?

     

    Primum non nocere 

     

     

    Vous le savez, j'ai un grand jardin tout autour de ma maison.

    Cela ne m'empêche pas de rêver d'une maison qui aurait un jardin intérieur,  un patio.

     

     

     

    - Santé Bien être - 22 - Notre microbiote : comment en prendre soin ? -

     

     

    Et bien chacun de nous,  nous avons un jardin intérieur. Il est dans notre ventre.

    Ce jardin est l'irremplaçable garant de notre vie et de notre santé.

    De notre bonne humeur aussi, de notre joie de vivre !

    Aussi mérite-t-il d'être bichonné.

    Que nous pensions à lui.

     

    Quand vous prenez votre repas, pour qui mangez-vous ? 

    Pour vous bien sûr, pour vous procurer les carburants qui seront la source de votre énergie,

    et les molécules nécessaires pour remettre à neuf en permanence votre organisme.

    Mais vous devez aussi absorber ce qui sera nécessaire à votre microbiote. 

    Chaque jour il faut le nourrir avec un soin amical et dévoué. 

    Et d'abord éviter ce qui pourrait lui nuire.

    Pour cela, autant que faire se peut...

    n'allez pas chez le médecin ! 

    Il se croirait peut-être obligé de vous prescrire des médicaments chimiques, les seuls  qu'on lui a appris à prescrire, qui brillent pour l'instant de tous les feux de la publicité, en attendant qu'on les retire de la vente quand ils auront été reconnus dans leur nocivité.

    Souvenez-vous du Médiator et de centaines d'autres poisons remboursés !

    Mieux vaut manger une pomme !

    - Santé Bien être - 22 - Notre microbiote : comment en prendre soin ? -

    Mais n'allons pas trop vite.

    Oui, pratiquement tous les médicaments chimiques sont toxiques pour notre flore. Un simple comprimé d'aspirine, un remède " anti-acide ", et... mais la liste ferait 30 pages !

    Bien sûr  les antibiotiques, si vous avez le malheur de devoir en prendre, sont le pire : leur arrivée dans le tube digestif est comparable à une pluie de napalm qui tomberait sur une oasis, à du roundup pulvérisé sur votre jardin intérieur !

     Que le dieu de la flore vous épargne cette épreuve ! 

    Mais bonne nouvelle : si vous soignez bien votre flore, celle qui veille sur vous en permanence , elle va, en retour, vous épargner d'être un jour contraints à avoir recours à cette arme certes puissante,  mais  dont le nom même (Anti - Bio) dit bien qu'elle s'oppose directement ( Anti ) à la vie (Bio) des bactéries.

    Elle constitue donc un problème majeur pour le micro-Bio-te, 

    lequel est justement composé, lui, de bactéries. 

     

    L'alimentation aussi peut apporter des substances qui vont nuire à notre flore.

    Par exemple les pesticides sur nos légumes qu'il vaudra mieux essayer d'éviter autant que faire se peut. Eviter aussi l'alcool  en quantité importante, évidemment. Et tout autant le tabac : l'imprégnation par la nicotine et les goudrons a des effets très négatifs sur toute la flore digestive (pas seulement sur la flore buccale directement impactée).

    Boire une eau (celle du robinet) qui serait trop chlorée pourrait également être nocif, mais il est facile d'écarter cet inconvénient si c'est le cas : une eau du robinet une fois tirée perd son chlore en quelques heures. Elle le perd aussi en la chauffant, par exemple quand on fait de la soupe.

    Se laver les dents en utilisant un dentifrice à prétention antiseptique (ou des bains de bouche avec un bactéricide) est une mauvaise idée pour la flore buccale, mais aussi pour toute la flore digestive. Tout dentifrice est d'ailleurs nocif (en plus d'être inutile) et encore plus nocif s'il contient toute une ribambelle de composants chimiques ! Eviter ce soi-disant soin d'hygiène serait le mieux : une brosse douce et de l'eau suffit largement. 

    A éviter aussi tous les aliments transformés, conditionnés : ils contiennent tous une multitude d'additifs dont beaucoup sont toxiques, et certains particulièrement pour la flore car ils ont pour but d'empêcher la préparation d'évoluer durant leur attente sur les rayons du magasin : ils vont poursuivre cette action... dans notre tube digestif, et ça c'est très fâcheux !

    Méfions-nous de tous les ANTI-septiques  : même mot que ANTI-biotiques. 

    Arrêtons cette guerre stupide contre la vie microbienne :

    elle est notre base même, pas notre ennemie.

     

    - Santé Bien être - 22 - Notre microbiote : comment en prendre soin ? - Primum non nocere -

     Note en passant : une alimentation trop riche en sucre et en viande est certes à éviter pour diverses raisons, mais aussi pour son effet nocif sur le microbiote, nous verrons pourquoi plus tard.

     

     

    Si donc il est utile d'éviter de prendre toutes les substances capables de nuire directement à notre  riche jardin intérieur, la façon dont nous prenons nos aliments est importante aussi.  Et d'une double façon.

     

    Tout d'abord il est indispensable de bien mastiquer les aliments, pour les fragmenter au maximum, pour les insaliver, car notre salive est notre premier suc digestif. Pour qu'une digestion se fasse d'une façon parfaite à chacune de ses étapes, il faut qu'elle commence bien, c'est évident. Si les premières étapes (dans la bouche, puis l'estomac, puis le grêle) sont incomplètes, le microbiote qui règne en puissance dans le côlon va recevoir un contenu qui va le déséquilibrer, d'où une multitude d'ennuis vont découler. C'est un peu comme dans une usine d'automobiles : si le travail a été mal fait sur les premiers postes de la chaîne, comment voulez-vous que les derniers ouvriers puissent non seulement accomplir le leur, mais réparer ce que les premiers n'ont pas fait ?  C'est tout simplement impossible. Les voitures qui vont "sortir" de cette usine seront pleines de défauts : les observer va nous renseigner sur le mauvais fonctionnement dans cette usine et, dans notre cas, les selles vont nous renseigner sur ce qui ne va pas dans notre système digestif. C'est le moment de se souvenir de ce que disait déjà Hippocrate voici plus de 3000 ans :

    toute maladie commence dans les intestins !

      

    Bien mastiquer impose de manger lentement. De ne prendre que de petites quantités à la fois. Et donc de prendre son temps pour le repas. La précipitation, l'engloutissement des aliments, voilà la plus sûre façon de commencer une digestion incomplète qui va rendre notre microbiote ... bien malheureux !

     

    Mais ce n'est pas seulement la façon mécanique d'absorber les aliments qui est en cause, c'est aussi la disposition de notre psychisme pendant cet acte. Bien mastiquer est important mais ne suffit pas. Il faut aussi penser à ce que nous faisons en mangeant, nous réjouir de pouvoir le faire, nous sentir en sympathie avec ceux qui ont permis que cet aliment existe, par exemple les pêcheurs si nous mangeons du poisson. 

    Et cela à nouveau ne suffit pas !

    Si nous laissons notre esprit se faire envahir par toutes les difficultés de nos vies, par les conflits avec nos proches, nos malchances, nos handicaps, ou par les dangers du monde, par les trahisons de certains de nos politiques ou de nos voisins, ce n'est plus de la bonne nourriture que nous allons faire entrer en nous, même si elle vient d'un magasin Bio, mais un concentré de colère, de peurs, de méchancetés subies.

       La télévision allumée pendant le repas est une des formes les plus répandues de cette pollution qui vient s'infiltrer dans notre assiette d'une façon invisible. Vous risquez qu'un membre humain déchiqueté dans une rue de Damas ou de Bagdad atterrisse dans votre assiette  au moment où vous coupez votre merguez. Et vous pensez qu'ainsi vous allez bien digérer ? C'est exclu !

    Nous avons deux cerveaux, un dans la tête, un dans le ventre, tous deux sont bouleversés lors d'un stress, mais celui qui l'est le plus est celui du ventre.

    CELUI QUI EST DANS LA TÊTE EST LE CHEF D'ORCHESTRE.

    CELUI QUI EST DANS LE VENTRE ... C'EST L'ORCHESTRE.

    Prendre un repas exige de ne pas être, à ce moment-là, en état de stress.

    Que faire si un événement nous propulse dans cet état ?

    Contrôler d'abord ce stress.

    Si vous ne savez pas faire, il faut apprendre, de toute urgence.

    Si cependant vous n'y parvenez pas, alors mieux vaut jeûner !

    En attendant de dénouer votre gorge et votre ventre.

    Buvez seulement un peu d'eau. 

    Quand vous aurez calmé votre stress, vous pourrez à nouveau vous alimenter.

     

     

    ***

     

    La prochaine fois (ce sera je pense le 29 mars)

    nous verrons quels bons aliments donner à notre cher microbiote.

     

    à bientôt

     

     

    ***

     

     

     

     

     

     


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     Le microbiote : son utilité

     

     

     Notre microbiote, cette immense galaxie microbienne qui est en nous,

    elle nous sert à quoi ? 

    A rien peut-être.

    Ne ferait-on pas mieux de l'éliminer par un vigoureux et définitif coup de balai,

    grâce à une intense cure antibiotique ?

    Plus aucun microbe en nous, Ô merveille !

    On serait enfin débarrassé de cette faune suspecte

    comme on se débarrasse des puces dans la fourrure d'un chat.

     

     

    - Santé Bien être - 21 - Le microbiote : son utilité -

     

     

     

    Et bien... ce serait une très mauvaise idée !

    Vous vous souvenez du lichen. 

    Sans la précieuse présence des algues dans les piscines intérieures qu'un champignon a préparé pour eux dans sa chair elle-même, ce champignon n'aurait aucune existence. Il vit, se développe, grâce à cette symbiose.

    Et bien nous sommes exactement dans la même situation vis-à-vis de notre microbiote. 

    Sans lui nous n'existerions pas.Les bactéries vivant dans nos intestins ne sont pas nous, certes, elles restent de vraies bactéries, et pourtant notre vie même dépend d'elles ! 

    De même que nous ne saurions vivre sans un coeur, des poumons, des reins, un pancréas, bref sans chacun de nos organes, nous ne saurions vivre une seule journée sans notre microbiote.  Si bien qu'il est logique de considérer ce microbiote comme un organe à part entière de notre corps ! 

    Dites-moi, votre microbiote (organe de votre corps) se porte-t-il bien ? 

    Si oui  vous avez des chances d'être, comme on dit, en "bonne santé". 

    Si non : il serait urgent de vous en préoccuper. 

    Mais avant de voir ce que nous pouvons faire pour le chouchouter, voyons à quoi il sert. 

    A mille choses vous allez voir !

     

    Il est indispensable à la bonne santé de notre intestin

     

    Il protège l'intestin par un effet dit " de barrière " : le peuple de nos bactéries amies forme une couche vivante protectrice pour les cellules de nos intestins (que l'on appelle des entérocytes) : si d'aventure, et le fait peut se produire, nous avons ingéré un aliment porteur de germes agressifs, ceux-ci ne vont même pas trouver un seul endroit libre pour se poser : ils seront finalement expulsés sans avoir pu entrer en contact avec nous. Cette flore abondante et en pleine santé a donc un rôle de garde du corps : une de nos meilleures protections. 

    Ce n'est pas tout. Une partie de nos aliments n'est pas digérée par nos sucs digestifs mais ... justement par ces bactéries  (surtout au niveau du côlon)  grâce a des fermentations qu'elles vont mettre en route. Ces fermentations produisent l'énergie dont ces bactéries ont besoin pour vivre, mais aboutissent aussi à la formation de " métabolites " qui vont nous être utiles et c'est ainsi par exemple que vont être produits des acides gras à chaîne courte qui seront utilisés par les colonocytes (cellules du côlon) comme carburant, donc comme source d'énergie.

    On peut dire qu'une flore intestinale prospère, non seulement protège, mais  nourrit l'intestin qu'elle habite. 

     

    Il joue un rôle fondamental pour le système immunitaire qui nous défend contre les maladies infectieuses. 

    Il est en quelque sorte le laboratoire où se construit notre système immunitaire, ou si vous préférez l'école qui enseigne à nos cellules comment réagir pour se prémunir contre des bactéries agressives. Or qui peut mieux nous enseigner cela que des bactéries elles-mêmes ?

    Quand nait le bébé, son système immunitaire est presque inexistant et ses défenses  ne sont constituées, presque exclusivement, que par les gammaglobulines, et autres molécules, fabriquées par la mère, qu'il a reçu pendant la grossesse, et qu'il continuera à recevoir par le lait maternel s'il a la chance d'en profiter.

    Le microbiote du nourrisson va se développer progressivement durant sa première année, et se développera plus encore quand son alimentation va s'enrichir d'autres éléments que le lait. De ce fait ce n'est que lors de sa seconde année que son système immunitaire va atteindre une réelle efficacité. Cette maturation est intimement liée au plein développement de son microbiote, et va le rendre apte à se défendre par lui-même contre les infections.

    Mais il ne se contente pas de nous protéger contre les maladies infectieuses !

     

    Il nous protège aussi contre les maladies allergiques  et contre les maladies inflammatoires.          

    Comment cela ? 

    Ne soyons pas naïfs : nous sommes en ce monde entourés d'une multitude de dangers. Nos lointains ancêtres ont dû lutter contre de grands carnivores, comme le célèbre tigre à dents de sabre, et contre une multitude d'autres. 

     

     

    - Santé Bien être - 21 - Le microbiote : son utilité -

     

     

     

    Ces dangers sont maintenant écartés. Mais la pression des micro-organismes demeure. Nous avons en permanence à lutter contre eux : c'est le rôle de notre système immunitaire. Mais cette lutte quotidienne (et automatique, rassurez-vous !) a un prix : elle produit des toxines que les microorganismes pathogènes ont sécrétées, et ces toxines (ces poisons), si elles pénètrent en nous, vont être à l'origine de nombreuses maladies allergiques, ou, pire encore inflammatoires

    Un microbiote actif va dégrader ces toxines ! 

     

    Trois mots sur ces maladies inflammatoires. 

    Evidemment celles qui touchent l'intestin lui-même : maladie coeliaque, maladie de Crohn, recto-colite hémorragique, côlon "irritable", cancer colo-rectal.

    Puis celles des articulations, et ensuite de tous les organes.

    La seule protection contre toutes ces maladies, c'est notre microbiote !

    Je ne voudrais pas vous lasser par une énumération interminable des actions salvatrices de notre microbiote, mais je vais cependant dire un mot d'une action beaucoup plus vaste encore, et bien plus mystérieuse encore :

     

    son action sur notre psychisme, et sur la régulation de notre physiologie par le psychisme !

    Cela parait presque incroyable.

    Et pourtant des preuves s'accumulent pour nous montrer qu'il a un rôle dans l'obésité (son installation, sa persistance), sur notre moral, notre humeur, notre énergie, notre comportement, et même sur l'autisme  ! 

    Comme si ce microbiote (ce peuple bactérien !) dialoguait avec notre cerveau.

     

    Comment cela est-il possible ? 

    Vais-je aborder cette vaste perspective ? 

    Oh j'en ai bien envie, mais cela ouvre à un royaume si immense

    que je vais remettre cela à une autre fois. 

     

    Bonne fin de semaine pour vous tous.

     

     

    ***

    PS : j'ai oublié beaucoup de choses dans ce texte :

    par exemple le fait que dans le côlon les bactéries fabriquent des vitamines,

    telles que la vitamine K . 

    Je reprendrai cela une autre fois.

     

     

    ***

     

     

     

     


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    Printemps mouillé .... félicité ! 

     

     

    Sur cette petite vue d'ensemble :

    au fond l'étang qui pour l'instant n'arrive pas à se vider

    ce qui permet à l'aigrette d'y venir chaque matin 

    (mais jamais l'après-midi !)

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

     

    Pour son petit dèj ????

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

     

    mais comme elle est craintive !

    impossible de l'approcher

    je dois tricher avec mon petit zoom

     

     

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

    Dès qu'elle me repère elle s'envole,

    portée sur ses ailes immenses, qu'elle agite lentement...

    elle ressemble alors à une sorte de papillon géant qui aurait des ailes articulées...  

     

    Mais je n'ai encore jamais réussi à fixer ce moment-là.

    Cela dépasse mes compétences.

     

    Sur ce qui reste du petit étang, elle est toujours en compagnie d'un héron cendré. 

    Bien que le héron cendré soit un grand oiseau, 

    il parait petit à côté d'elle.

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

    Mais il n'est jamais près d'elle : il pêche dans un autre coin. 

    Et quand j'approche trop, ils s'envolent tous les deux et vont se percher :

    regardez : un peu plus bas et un peu sur la droite de l'aigrette

    on aperçoit le héron.

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

    Alors, charmé par ce lieu humide,

    je m'emploie à créer une nouvelle surface  couverte d'eau. 

    On pourrait dire  " le lac supérieur " !!!

     

    Rien de plus facile

    et regardez le mini mini barrage  fait déjà son office

    et déjà l'eau le franchit !

    Vous allez dire qu'un aussi petit barrage et rien du tout, c'est pareil... 

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

     

    et pourtant regardez le résultat :

     

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

     

    On partirait presque en croisière !

     

    Mais comme j'aime les changements

    j'ai fait partir toute cette eau

    (en fait pour mieux pouvoir travailler)

    et comme le soleil à voulu enfin se faire voir un peu mieux

    cela a mis en valeur un bouquet de jonquilles :

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

    Monsieur Colvert se promène par là.

    Mais avez vous vu sa compagne près de lui ? 

    La discrétion de Madame est vraiment remarquable !!!

    Pas besoin de lui mettre une burka : on ne la voit pas !

     

    Bonnes journées à tous.

     

     

    ***

     

    Je voudrais vous offrir 2 autres photos. 

     

    Celle-ci :

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

    Magie de l'eau !

    Une averse vient se terminer.

    De grosses gouttes d'eau tombent encore des branches des bouleaux et des peupliers d'Italie,

    faisant de petits ronds sur l'eau, laquelle est toute vibrante de bonheur ...

     

    Et celle-là

    que m'a envoyée Danielle : 

     

    - Printemps mouillé .... félicité ! -

     

     

    Ce sont bien les mêmes canards colverts dans un coin d'un étang près de Séte. 

    Mais ils semblent se laisser approcher, comme s'ils se pensaient hors de tout danger.

    Remarquez la végétation : des cannes de Provence prospèrent là

    ce qui révèle que l'eau est beaucoup plus chaude.

    Chaque région a son charme particulier.

     

     

    ***

     

     

     


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    Le microbiote : son devenir 

     

     

    Avant d'envisager son devenir, un point sur sa mise en place reste à éclaircir en ce qui concerne les bébés nés par césarienne.

    Pour eux pas d'ensemencement immédiat in situ, si l'on peut dire. Cela veut-il dire que ces pauvres petit malheureux vont être à tout jamais privés de microbiote ? Ce serait mal connaître la Nature et ses innombrables inventions pour parvenir à ses buts !

    Certes le microbiote  le plus abondant dans notre corps, et de très loin, est celui qui est présent dans nos intestins (dans nos "entrailles" pour reprendre ce mot plein de poésie, de mystère et de  puissance !).

    Nous avons déjà parlé du microbiote vaginal, qui a sa spécificité bien entendu, mais qui est largement en harmonie avec l'intestinal de par sa proximité anatomique. (Cela me fait penser au "Je vous salue Marie" où il est dit : "et Jésus, le fruit de vos entrailles" est béni !)

    Ces deux microbiotes sont loin d'être les seuls  ! Toutes les cavités de notre corps possèdent le leur. Notre bouche par exemple, notre nez et notre gorge. Mais ce ne sont pas seulement nos cavités : notre peau, qui nous enveloppe, aussi.

    Notre peau est comme revêtue par une invisible couche d'êtres vivants faite de bactéries, qui vivent là comme l'herbe revêt les prairies de nos vallées, vallons et campagnes.

    Tous ces microbiotes ont leurs populations bactériennes particulières, mais cependant en communication avec tous les autres chez une même personne. 

    Ce que le bébé né par césarienne n'a pas reçu massivement lors de sa sortie ( qui ne s'est pas faite "par voie basse", comme les médecins ont pris l'habitude de dire !), ils vont le recevoir fragments par fragments dans les jours qui vont suivre leur extraction-surprise (par voie haute !!!!!!).

    Les mains de la mère, lors de ses soins multiples, vont se charger de l'opération d'ensemencement. 

     

    - Santé Bien être - 20 - Le microbiote : son devenir -

     

     

    Mais aussi les bisous qu'elle va poser sur toutes les parties du corps de son petit. Tout ce qui enveloppe l'enfant aussi : vêtements, draps, objets divers qu'il va bientôt sucer avec ardeur !

    Cette transmission indirecte va réparer le manque initial.

    Ce qui en passant suppose que la mère (ou toute personne s'occupant du nouvel arrivé dans notre monde) ne soit pas obsédée par l'obligation d'un lavage permanent de ses mains et de tout son corps, au point de zigouiller toutes les bactéries par l'usage intensif de savons super-actifs et bactéricides, et de lotions "hydro-alcooliques" et autres préparations tueuses qui sont l'équivalent pour nos corps de ce que sont les pesticides pour nos campagnes  !

    Un corps sain n'est pas un corps stérile ! Pas plus au niveau de sa peau que dans ses zones cachées. Un corps trop lavé et "purifié" en permanence n'est pas un corps sain !

    De la même façon les linges en contact avec le petit doivent être propres sans doute, mais certainement pas stérilisés comme s'il s'agissait d'une intervention chirurgicale !

     

    Revenons au bébé. 

     

    Bientôt il va grandir, il va marcher "à quatre pattes", ce qui est vraiment commode pour lécher et sucer tout ce qu'il va trouver. Cela présente quelques risques, mais c'est cependant utile pour lui donner l'occasion  de récupérer toutes ces bactéries qu'il n'aurait pas encore rencontrées, et pour ainsi en faire la connaissance et les adopter si elles lui sont utiles.

    Et s'il a la chance de rencontrer des animaux amis, chats, chiens, ou ceux de la ferme, ou tout autre, la chance de jouer avec eux, voire même de leur chiper quelques aliments, cela peut être de super-occasions d'enrichissement.

    Et de grands risques aussi, c'est vrai. Mais qui ne risque rien... n'a rien !

    Une autre source de "récupération bactérienne" va se developper pour le petit homme dès que ses repas vont lui faire ingérer de plus en plus d'aliments variés. Là encore même remarque : ceci sera d'autant plus efficace que les aliments garderont une certaine rusticité. S'il ne devait prendre que des aliments mille fois lavés, pasteurisés, stérilisés, bouillis et archi bouillis... ... cette récupération bactérienne serait un peu limitée.

    D'accord, il faut laver ce que l'on achète, mais pas trop, pas d'une façon exagérée :

    in medio stat virtus !

     

    Et nous voici sans le vouloir sortis de la question des enfants nés par césarienne !

    Nous rejoignons le problème de chacun de nous.

    Que va devenir notre microbiote tout au long de notre vie ? 

    Il va s'enrichir, mais il va aussi être menacé.

     

    Il va être enrichi par de nouveaux apports tout au long des années.

    Par notre alimentation. Ne lavez pas trop vos légumes !!!

    Par nos relations interpersonnelles. Car même si la mère a donné à son enfant sa première dotation, ce don en petits auxiliaires de vie ne vas pas rester unique !

    L'exemple le plus spectaculaire est celui des rapports amoureux !

    Le baiser sur la bouche, le baiser prolongé, entraîne un partage des salives ce qui opère une véritable mise en commun des deux flores, et de savantes études ont déjà eu lieu pour essayer de quantifier combien de milliards de bactéries peuvent ainsi passer de l'un à l'autre. Le chiffre importe peu, mais il est certain qu'au bout de quelques semaines de vie commune et ... intense, chaque partenaire s'est enrichi de nouveaux apports en provenance de l'autre personne du couple.

    Je viens même d'apprendre (ce jour, le 10 mars ) que de nouveaux travaux sur la plaque dentaire trouvée dans des mâchoires d'hommes de Neandertal nous apprendraient qu'il y a 120.000 ans, le "French kiss" était déjà pratiqué entre ces hommes de Neandertal  et Homosapiens !

    Ainsi non seulement nous porterions quelques chromosomes en provenance de cette autre espèce d'hommes, mais aussi quelques bactéries dont ils nous auraient fait cadeau !

     

    Le rapport sexuel, bien sûr, joue aussi ce rôle d'ensemencement réciproque.

    Il n'y a pas que les spermatozoïdes dans la vie !

     

    Et il est encore d'autres caresses qui mettent en contact la flore buccale d'une façon très intime avec les microbiotes de zones ... plus basses, c'est évident !

     

     

    Il va être menacé par les graves erreurs que nous pourrions commettre dans notre alimentation : vaste problème qu'il faudra voir en détail. 

    Choix des aliments....

    Eviter certaines substances dangereuses.

    Le gluten est peut-être une de  ces... substances : question à éclaircir.

    Il va être menacé par certaines maladies infectieuses...

    Il va être menacé par certains médicaments, peut-être utiles, parfois peut-être indispensables, mais qui se comportent vis-à-vis du microbiote comme du napalm projeté sur forêts et villages.

    C'est le dramatique problème des Antibiotiques.

    Ce sont des armes surpuissantes pour lutter contre les bactéries agressives qui pourraient nous assaillir, bravo ! Mais si en même temps ils anéantissent notre microbiote... vous voyez le problème. Si des bandits sont entrés chez vous et vous retiennent en otages, faut-il les anéantir au lance-flamme ?  Car vous êtes dans la même pièce qu'eux. C'est à peu près la question que chaque médecin devrait se poser à chaque prescription.

     

    Vous le voyez, cette récente découverte du microbiote, et de son importance, pose mille problèmes, et remet en question bien des pratiques, que ce soit relativement à notre hygiène générale, ou au niveau de notre alimentation, que ce soit dans le domaine des soins médicaux.  

     

    J'ai dû oublier pas mal de choses...

    Il me reste en tout cas à aborder les fonctions du microbiote  : 

    à quoi sert-il au fait ?

     

     

     

    - Santé Bien être - 20 - Le microbiote : son devenir -

     

     

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    Le microbiote

     

     

    Les premiers scientifiques qui s'intéressèrent à ces petits êtres vivant dans notre contenu intestinal furent des botanistes ! Aussi donnèrent-ils à ce peuple microscopique le nom de flore intestinale. Ce qui est un très joli nom, mais inexact, car il n'y a pas le moindre végétal, si ce n'est, à la rigueur, quelques très rares champignons, que l'on peut considérer comme proches des végétaux. 

    Notre connaissance de ce monde a beaucoup progressé depuis, et de ce peuple immense, nous allons faire connaissance sous ce nouveau nom de microbiote.

    Il est constitué essentiellement de  bactéries

    (dont le nom vient d'un mot grec qui signifie " petit bâton " ).

     

     

    - Santé Bien être - 19 - Le microbiote --

     

     

    Bien sûr je ne vais pas vous infliger la liste des centaines (milliers ?) de types des bactéries qui sont présentes, ni même des familles parmi lesquels on s'efforce de les regrouper. Le  reste est constitué de quelques champignons, levures. Et pas mal de virus. C'est un peu à l'image de ce que pouvaient être (je le ressens ainsi) certaines zones particulièrement  riches de nos mers primitives, que nous conservons en nous comme un viatique durant toute la durée de notre errance continentale.

     

    Un mot tout de même pour les curieux, sur ce que sont ces bactéries : ce ne sont pas n'importe lesquelles.

    Dans leur immense majorité (99%) ce sont des bactéries anaérobies strictes (ce qui veut dire vivant sans oxygène).

    Reste le 1% : il s'agit de bactéries aérobies strictes qui ont besoin d'oxygène pour vivre, comme le Clostridium difficile, qui est un Gram +, ou de bactéries certes aérobies, mais également anaérobies facultatives, ce qui veut dire qu'elles peuvent supporter l'absence d'oxygène, comme les colibacilles, qui sont des Gram  -  ou comme les streptocoques, qui sont des Gram +. J'espère n'avoir pas dit trop de sottises (les spécialistes me corrigeront !).

    Ces bactéries aérobies posent problème car elles peuvent se montrer agressives, et même causer de graves maladies. 

    Il en est de même de certains champignons comme le Candida Albicans, que j'avais oublié.

    Comment se fait-il que chez un sujet en bonne santé ces bactéries potentiellement dangereuses vivent bien tranquillement dans son microbiote ? Il peut même se faire qu'elles y soient utiles. C'est un point sur lequel nous reviendrons peut-être.

    Restons-en pour cette fois à ce fait que notre microbiote  dominant est constitué par des bactéries anaérobies.

     

    D'où proviennent toutes ces bactéries ?

     

    Tant qu'il est dans l'utérus de sa mère, le tube digestif du foetus est entièrement stérile. 

    Son corps est stérile, exempt de tout germe.

    Tout va changer lorsque la poche des eaux va se rompre et que le foetus va se trouver  propulsé dans cette sorte de tunnel que constituent les voies génitales féminines. Cette fois le corps du foetus, tout nu, va traverser le vagin, or le vagin lui aussi possède son microbiote. Ce microbiote vaginal a évidemment ses spécificités, et en particulier il abrite le bacille de Döderlein. On désigne sous ce nom une grande variété de bactéries "saprophytes" qui se nourrissent des cellules mortes de la muqueuse vaginale  et assurent ainsi la bonne santé de cet organe.

    Mais l'anus n'est pas loin de la vulve et toutes les bactéries intestinales sont également présentes, même si c'est à un bien moindre degré que dans les matières fécales. Ne soyez pas scandalisés par cette proximité !  La Bible déjà le remarquait, car on peut y lire : l'homme nait entre le pipi et le caca.  C'est une traduction très libre de l'hébreu, pardonnez moi ! 

    Or durant sa périlleuse descente, tel un véritable canyoniste, le petit être ouvre la bouche et ingère toutes les sécrétions et mucosités qu'il rencontre.

     

     

    - Santé Bien être - 19 - Le microbiote --

     

    Tout à l'heure il va pousser son tout premier cri (de victoire ou de terreur ?) mais pour l'instant il fait le plein d'un merveilleux héritage : celui de la flore intestinale de sa mère, ensemençant ainsi en quelques poignées de secondes et pour la première fois ( mais pour toujours ) son tube digestif  de  toutes ces amicales bactéries qui vont permettre sa vie, et assurer sa santé !

    Oui, alors même que ce petit être est en train de naître, il reçoit en cadeau de bienvenue le don du microbiote particulier de sa mère, que les femmes se transmettent de mères en filles, se transmettent les unes aux autres, et transmettent à tous les petits qui sortent de leur ventre ! 

    C'est l'un des plus beaux cadeaux qu'il puisse recevoir, après celui de la vie. Le suivant sera le visage souriant de sa mère qui ouvrira son coeur au soleil de l'amour. Mais nous n'en sommes pas encore là. 

    Ah oui, il faut que je précise quelque chose. Fixons à 1000 le nombre des différentes sortes de bactéries que l'on peut rencontrer dans l'intestin humain. (Ce chiffre est approximatif vous le comprenez bien, approximatif et arbitraire). Et bien chacun de nous  ne posséde pas (au moins au départ)  ces mille espèces. Nous n'en recevons à la naissance que 200 environ, mais cela constitue un bagage suffisant pour vivre. 

    Une conclusion  découle de cela : notre patrimoine bactérien (mais il faudrait dire matrimoine ! ) est celui d'une lignée humaine. C'est un ensemble particulier qui caractérise une lignée de familles. Nos voisins, nos amis,  ont tous des "formules" particulières, différentes des nôtres, même si évidemment beaucoup de bactéries sont communes.

    Et vous verrez comment cela peut avoir une importance capitale pour comprendre pourquoi dans telle "famille" certaines maladies sont plus fréquentes, dans telle autre moins : nous ne sommes donc pas égaux dans ce domaine là ! Certains d'entre nous  possèdent une formule de microbiote plus efficace que d'autres.

    C'est un peu comme au jeu de cartes : tous les joueurs ne reçoivent pas la même donne.

    Bon, je ne voudrais pas trop vous déstabiliser par toutes ces notions étranges, et même bouleversantes.

    Alors je vais m'arrêter là aujourd'hui. 

    D'autant que je viens de voir qu'il ne pleut plus. 

    alors je vais aller travailler dehors aux digues que je construis pour créer plein de petits étangs : c'est ma nouvelle passion !

     

    Bye bye !

     

     

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