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    Pâques

    la traversée de la Mer Rouge

    c'est-à-dire la sortie d'Egypte du peuple juif

    plus généralement la libération de tout esclavage

    l'entrée dans un monde de liberté

    le renouveau absolu de la vie !

     

     

    Renaissance ?  

    Résurrection  ?

    Nous avons tous besoin de renaître

    et même de renaître vraiment  à certains moments de nos vies...

     

    La religion judéo-chrétienne (chrétienne surtout ???) 

    a mis en forme, et même en dogme, cette renaissance

    en la poussant à l'extrême : une victoire sur la mort ! 

    Laissons ce débat de côté, pour ne pas nous y perdre,

    et contentons-nous de renaître en ce curieux printemps. 

     

     

    En gardant tout de même au fond de notre coeur

    qu'on ne peut pas renaître  ...  

    sans d'abord mourir

    ce qui est douloureux

    mourir  ...

    à quelque chose

    renoncer totalement à quelque chose :

     à notre ancienne vie, dont nous ne voulons plus !

     

     

     

     Dans cet esprit

    en communion avec nos peuples européens,

    j'ai cherché ce matin des oeufs dans le jardin.

     

    Et j'en ai trouvé !

    Voyez : 

     

     

    - Une histoire de pommes -

     

     

    Bon, d'accord, ce ne sont que des pommes de terre.

    Il est bien trop tôt pour les récolter, mais des petits aménagements dans la serre m'ont fait arracher deux pieds de pdt, alors j'ai ramassé les petits tubercules en formation, et il y en avait tout de même 230 grammes. Je les ai fait sauter à la poêle avec un oignon rouge, et je me suis régalé ! Ah, je les ai fait en accompagnement d'une andouillette de Troyes. D'accord, ce n'est pas très traditionnel comme repas pascal, mais très bon tout de même.

     

    Pommes de terre ...

    Pommes de l'air ...

     

    Voici une autre photo

     

     

     

     

     

     

    - Une histoire de pommes -

     

     

     

    Cette fois c'est un pommier

    que j'ai planté durant l'hiver 2016/2017

    il est encore tout petit, et je vous reparlerai de lui.

     

    Mais que ses fleurs sont belles !

    Je suis charmé.

     

     

     

    - Une histoire de pommes -

     

     

     

    Bonnes Pâques =

    naissez à votre nouvelle vie !

     

     

    ***

     

     

     

     


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     Nous n'aurions jamais imaginé cela.

     

    Jamais pensé qu'un tel désastre soit possible.

     

    Stupéfaction et incrédulité. 

     

     

     

     - Emotion et incrédulité -

     photo prise (avec son smartphone) par Jean Sébastien, un de mes petits fils

     

     

    Je ne sais que dire

     

    et m'associe à notre commune consternation.

     

     

    ***      

     

     

     

     


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    Bonjour tous !

     

    En  décembre 2017  j'avais reçu pour mon anniversaire un Nashi.

    C'est un arbre de la famille des rosacées (comme le pommier, l'aubépine)

    et du genre Pyrus, 

    c'est donc un poirier, mais originaire d'Extrême-Orient.

    Aussi est-il appelé parfois " poire japonaise ".

    Son fruit a la forme d'une pomme. 

     

    Au printemps 2018,  il a fleuri, a formé des fruits,

    mais ils sont tous tombés avec la canicule !

     

    Le voici maintenant à nouveau en fleurs.

     

     

    - Le second printemps de mon NASHI -

     

     

     

    Va-t-il avoir des fruits, et pouvoir les faire mûrir ? 

     

    Pour l'instant j'admire ses fleurs

     

     

    - Le second printemps de mon NASHI -

     

     

    en espérant ... 

     

     

    *

     

    Je vous souhaite, à tous, un bon printemps.

     

     

    ***

     

     

     

     


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    Ces jours ci, j'ai lu quelque part ...

    (mais je ne me souviens plus où exactement...

    ai-je le droit de vous en faire part ?

    tant pis, je tente !)

    j'ai lu quelque part cette sentence  que je trouve très forte : 

     

    Quand le grand arbre s'effondre dans la forêt ,

    les jeunes pousses peuvent émerger dans la clairière . 

     

     

    Ce n'est pas vrai seulement dans la forêt !

     

     

    - Quand le grand arbre s'effondre dans la forêt ... -

     

     

    Il arrive que des pans entiers de ce qui faisait notre quotidien s'effondrent

    et c'est parfois si grave que l'on peut croire que notre vie est elle-même détruite,

    que nous n'allons pas pouvoir supporter ce bouleversement.

     

    En un sens  nous n'avons pas tort !

     

    Notre vie , telle que nous la connaissions, est bien vouée à disparaitre.

    Mais nous sommes tellement habitués à notre mode de vie

    que nous n'en imaginons pas d'autres possibles.

     

    Ce que nous ne percevons pas, dans notre affolement,

    c'est ce qui va naitre de cette mort. 

     

    Ce n'est que plus tard que nous pourrons comprendre 

    que du nouveau dans notre vie ne pouvait survenir qu'à ce prix.

     

    Voilà, c'est tout ce que je voulais vous dire 

    en ce premier dimanche de mars.

    Comme on dit aussi :

    un mars, et ça repart !

     

    En route les amis pour construire notre nouvelle année,

    et peut-être notre nouvelle vie.

     

     

     

    ***

     

     

     

     


    33 commentaires
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    Dirigeons-nous notre vie ? 

    Choisissons-nous notre lieu de vie,

    notre métier, notre conjoint ? 

     

    En apparence oui.

    Enfin nous le croyons

    et c'est partiellement vrai : 

    nous choisissons  sur une certaine palette de possibilités.

     

    Si nous prenons du recul

    nous pouvons avoir des doutes sur notre "liberté"

    lors de chacun de ces choix.

     

    J'aime bien ce proverbe : 

     

    la chèvre broute là où elle est attachée

     

    Faut-il s'en plaindre ? 

     

    Par moment, alors que je tente de voir le trajet de ma vie,

    avec mes lenteurs incompréhensibles à progresser,

    mes échecs, mes fausses routes, mes fautes,

    je pourrais me lamenter,

    me condamner.

     

    Mais alors ce serait imaginer quoi ?

    Une vie "idéale" qui devrait être semblable au trajet d'une flèche dans le ciel ? 

    Qui en aurait fixé la trajectoire ?

     

    Nos vies sont loin de cela.

    Plutôt une suite de tâtonnements.

    Une succession de rencontres de hasard,

    une suite de décisions prises au petit bonheur la chance. 

     

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

     

    Et justement ...

     

    le plus précieux de ce qui peut nous être donné de connaitre dans nos vies,

    en particulier le plus essentiel  :  nos amitiés, nos amours,

    n'est-il pas le fruit de cette imprévision apparente ?

    Le fruit d'une multitude de hasards ?

     

    Je viens de lire une phrase tirée de la sagesse juive,

    plus précisément de la pensée hassidique,

    et la voici :

     

     

     

    Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît

    tu risquerais de ne pas te perdre

     

     

     

    Vous avez bien lu  :    " de ne pas te perdre "

    Il faudrait donc se perdre,  errer,  se tromper,  s'égarer

    avant de trouver

    et même  pour trouver

    pour trouver l'essentiel de ce que peut nous apporter notre existence

    au terme d'une aventure strictement personnelle,

    comparable à aucune autre.

     

    Voilà qui éclaire d'une toute autre façon 

    ce que nous jugeons comme du temps par nous gâché,

     du temps perdu dans notre parcours.

     

     

    *

     

    Hier j'ai entendu le cri répété des grues cendrées, bien avant de les voir. 

    J'aurais dû me précipiter pour aller chercher mon apn

    mais je ne l'ai pas fait 

    et elles sont arrivées, très basses, à la cime des arbres, à peine au-dessus,

    il me semblait voir leurs pattes, plaquées contre leur corps, à l'horizontale. 

    Mais au lieu de simplement passer, elles se sont mises en vol circulaire,

    comme dans un grand manège, et là je suis parti vite chercher l'apn.... !

    Hélas. 

    Leur vol  "en rond" avait une raison : elles venaient de trouver une "thermique", 

    une colonne d'air ascendant, qui fonctionnait pour elles comme un véritable ascenseur. 

    Quand je suis revenu 3 minutes plus tard, elles étaient déjà bien plus hautes,

    donc bien plus petites visuellement, à tel point que j'ai dû les chercher.

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Les voyez-vous , en haut et à droite ?

     

    Elles étaient encore (certaines) en vol circulaire (ascendant)

     certaines commençaient à former le vol  " en V "

     

    Quelques secondes encore, le V était formé,

    et toutes, parvenues à une bonne altitude,

    reprirent  la direction du Nord-Est

    vers le Lac du Der,

    en Champagne.

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Pourquoi ressentons-nous une émotion si forte devant ce spectacle ? 

    Est-ce l'évidence de leur solidarité ? 

    Cette solidarité   ( " fraternité " ) qui semble tellement nous manquer... 

     

    En tout cas , c'est certain, les voyant partir, mon coeur s'est "serré".

    Est-ce parce que je vis seul ? 

    Chaque année il en est de même.

    J'ai chaque fois une impression curieuse ... qu'elles m'abandonnent,

    me laissant là, orphelin ... 

    comme si durant ces rapides minutes je faisais partie de leur groupe.

     

    Aussi le soir, au coucher du soleil, ce spectacle ne m'a pas étonné :

     

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Non, ce n'est pas un incendie dans la forêt qui m'entoure.

    Mais une fantaisie des rayons lumineux au soir de ce jour dramatique

    où ces grues, dans le ciel, m'ont donné encore une fois  à voir

    ce qu'était la solidarité que tisse l'amour

    dans l'espace et le temps

    en forme de V

    V

    comme Victoire !

    Victoire sur la mort.

    Ceux que nous avons aimés volent devant nous.

     Si nous rencontrons l'amour, alors nous avons rencontré le meilleur des possibles.

    L'amour de nos ainés demeure en nous,

    il est notre raison de vivre, il nous porte,

    comme l'air porte la grue qui vole dans le sillage de celle qui la précède.

     

    Ainsi se constitue une chaine d'amour

    qui pour nous les humains  s'inscrit dans le temps.

     

    Mais quel est donc notre " Lac du DER "? 

     

     

     

    ***

     

     


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