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    Snif !

     

     

    Pas eu le temps de rédiger la suite sur le microbiote !

    Alors je vais vous parler un peu de champignons.

    Le temps est passé pour moi des longues explorations en forêt,

    je dois me contenter des champignons qui poussent chez moi

    et si vous vous souvenez j'ai eu assez récemment une petite aventure avec des " clitocybes nébuleux " que j'ai eu le grand tort de déguster crus. A surtout ne pas faire ! 

     

    Il y a peu ma fille Dominique a reçu en cadeau une boite avec un compost spécial et du mycélium de Pleurotes. Quelques jours après elle a eu un résultat extraordinaire , une masse incroyable de pleurotes, et elle m'en a montré la photo ...

    ce qui m'a mis l'eau à la bouche. 

     

    Je me suis donc mis en chasse pour me trouver une boîte semblable, mais ne l'ai pas encore trouvée. Par contre j'ai trouvé une boîte pour cultiver des agarics (des "champignons de Paris"). 

    Je l'ai mise aussitôt en culture.

    Voici ce que ça donnait le 2me jour.

     

     

    - Une fantaisie mycologique -

     

    Hier, c'était le 5me jour : voici

     

    - Une fantaisie mycologique -

     

     

    et j'ai dégusté à mon petit déjeuner, cru !!!,

    le premier champignon (le plus gros) .

    Il était croquant et tendre, un délice. 

     

    Et ce jour , ce sont trois champignons qui se gonflent comme des ballons ! 

     

     

    - Une fantaisie mycologique -

     

     

    Je vais devoir les manger demain, ce sera une somptueuse salade !

    Il est certain qu'on profite ainsi du maximum de fraîcheur

    et c'est aussi bon que des noisettes fraiches ! 

     

    Combien de temps durera la récolte ? 

    Ce mode de culture ne revient-il pas un peu cher ? 

    J'aimerais avoir votre avis. 

    Certains d'entre-vous l'ont-ils déjà expérimenté ? 

     

    à suivre...

     

    Bonne journée. 

     

     

    ***


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    Bonjour à vous tous !

     

    Il y a quelques jours j'ai changé le slogan sur la page de mon blog.

    Voici le nouveau : 

     

    On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs 

     

    Ce proverbe me paraissait jusqu'ici sans grande portée, n'énonçant qu'une banale observation.  

    Puis, l'ayant entendu dans un autre contexte, il  m'est apparu comme vaste et profond, exprimant ce qu'il y a de plus tragique, et de plus magnifique, dans notre vie humaine.

    Je me suis soudain senti interrogé par le symbolisme de ces images.

     

    C'est quoi, casser des oeufs ? 

     

    Il me semble que cela désigne toutes nos tentatives pour créer de la vie, exprimer de l'amour, réaliser des actions bénéfiques pour  notre vie commune, mais aussi l'échec de ces tentatives qui se brisent contre des obstacles inattendus, des rejets inexplicables, ce qui nous rend soudain conscients de la lourdeur du monde, de la force presque invincible de l'inertie qui semble maintenir notre civilisation humaine dans les ornières du passé, ornières où chacun ne semble courir qu'après sa gloire personnelle, sa domination sur les autres, et pour l'accumulation de l'argent. 

    Alors voilà.

    Mille fois, reprenant espoir, nous avons misé à nouveau pour relancer une nouvelle partie, nous disant que cette fois ça allait marcher, que nous allions rejoindre enfin le coeur des autres et nous désaltérer à la source vivifiante de l'amitié ou de l'amour.

    Et puis, patatras, tout s'est brisé à nouveau.

    L'oeuf, symbole parfait d'une promesse de vie, s'est fracassé une fois de plus. Nous en avons conclu que toutes nos tentatives étaient vaines.

    Et la vie passe.

    Elle saute d'échecs en échecs. Avec parfois quelques succès, qui relancent nos espoirs. Mais arrive un jour où ces succès se brisent eux-mêmes contre l'imprévu. Nos grands et petits bonheurs se révèlent tous terriblement fragiles, aussi fragiles que des coupes de cristal.

    Et la vie passe. 

    Et la vie passe.

    Par moment il nous semble que nous avons toujours échoué : que nous avons cassé tous nos oeufs pour rien, ou, en d'autres termes...

    que nous avons raté notre vie !

     

    C'est alors que nous pouvons faire une merveilleuse découverte.

    Nous pensions avoir échoué

    et nous découvrons soudain que nous avons réalisé une omelette !

     

    C'est quoi cette omelette ?

     

    C'est notre vie elle-même, dont le parcours se présente à nos yeux dans son  étonnante réalité. Et sa spécificité absolue. Un sourire peut alors détendre notre visage. Car nous comprenons que nos échecs ont tout autant de valeur que nos "succès".

    Succès aussi bien que ratages  se sont d'ailleurs évanouis dans un passé unique et de plus en plus lointain. Certes beaucoup de nos espoirs, alors même qu'ils sortaient tout juste de leur bourgeon, furent douloureusement brisés. Mais tout cela, succès provisoires, échecs cruels, sont les pas que nous avons fait sur le chemin.

     

    Souvent nous avons pensé que le monde était bien dur, que nous n'avons pas eu de chance, que nous n'avons pas eu en main les bonnes cartes que d'autres ont reçues, que le sort s'est acharné contre nous, que les autres ne nous ont pas aidé, se sont montrés pleins d'égoïsme, alors que nos désirs étaient, eux, si purs, si généreux...

    Mais même cela se révèle faux. Certes les autres ne sont pas de petits anges soucieux seulement de notre bonheur. Chacun est solidement tourné vers son nombril. Mais nous aussi ! Et c'est cela qui est drôle !!! Nous nous pensions nous seuls être bons, mais nous découvrons que nous n'étions pas meilleurs que tous les autres. 

     

    Et c'est là où un grand sourire peut éclairer notre visage,

    là où la paix peut venir faire son nid en notre coeur.

     

    Bien peu de NOS désirs se sont réalisés

     

    mais le désir de la vie s'est réalisé en nous. 

     

    Oui, cette omelette était bonne.

    Oui, nous avons réussi notre vie !

     

     

     

    - On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs -

     

     

     

     

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    Vous souvenez-vous de ce que nous avons dit des prébiotiques ?

    Je dois vous avouer que, moi, j'avais un peu oublié !

    Je reprends donc.

     

    Aujourd'hui, tout en vous présentant, en complément, les fibres alimentaires solubles, je vais essayer de faire un tableau général    ...  pour résumer. 

     

    Le monde végétal nous propose tout un éventail de substances !

     

     

    * Certaines faites de toutes petites molécules que nous allons pouvoir utiliser immédiatement pour nous procurer de l'énergie (les sucres simples des grains de raisin par exemple, ou les amidons, que nous digérons facilement grâce à nos enzymes : amylases, etc...).

     

    *Tout à l'opposé  d'autres sont faites de très longues molécules, celles de la cellulose et de la lignine (ces molécules qui permettent aux végétaux de se dresser hors du sol)

    Lorsque nous mangeons des légumes ( poireaux, choux ...) nous consommons de la cellulose et de la lignine .

    Ce sont des fibres insolubles.

    Elles ne sont pas digérées dans notre tube digestif, mais sont cependant utiles, et même indispensables, en tant que lest pour notre contenu intestinal. Car ce lest se charge de 20 fois son poids en eau, donnant du volume et de la mollesse au contenu intestinal, stimulant ainsi les contractions de l'intestin tout en favorisant  le péristaltisme. On a parlé à leur sujet d'un rôle de balai.

    Il importe seulement que ces fibres insolubles ne soient pas trop rugueuses, afin de ne pas blesser notre muqueuse intérieure. Elles pourraient nous être apportées par du son de blé, mais celui-ci est souvent trop irritant : mieux vaut manger des poireaux !

    La cuisson est utile pour ramollir ces fibres insolubles et les rendre moins irritantes. Il  vaut mieux cependant éviter des cuissons trop longues ou à trop fortes températures si l'on veut protéger les vitamines et les anti-oxydants dont les molécules sont très fragiles (thermolabiles).

    Pour les légumineuses un trempage de plusieurs heures sera utile, pour ramollir ces fibres insolubles et les rendre moins irritantes. Ce trempage pourra être suivi d'une cuisson plus légère, "al dente".

     

     

    *Entre ces deux extrêmes que sont

    ces petites molécules qui vont nous fournir directement de l'énergie, 

    et ces très longues molécules qui vont ressortir pratiquement intactes à notre anus,

    se situent les fibres solubles, composées disons de molécules de taille moyenne (polysaccharides à chaînes relativement courtes, FOS, etc...).

     

    Ces fibres alimentaires solubles  certes, ne peuvent-être digérées par nos enzymes digestifs, ni dans notre estomac ni dans notre intestin grêle, mais, une fois parvenues dans notre côlon (coecum et côlon droit), elles vont l'être, digérées (déconstruites, transformées) par nos bactéries amies. Ce sont ces fibres solubles qui vont nourrir notre microbiote !

    Ces fibres solubles sont très diverses :  

     

    Pectines, Gommes, Mucilages, Inulines...

    Avec l'eau elles deviennent visqueuses, forment une sorte de gel, et sont donc particulièrement douces avec notre épithélium intestinal.

    Elles sont particulièrement présentes dans les fruits (bananes, pêches, fraises...), mais le sont aussi dans de nombreux légumes (asperges, choux, carottes... ...), dans des céréales ( avoine, orge ...), dans toutes les légumineuses, dans diverses graines (psyllium, lin, chia...).

    Les fruits, même s'ils sont riches en fibres solubles, apportent aussi des fibres insolubles : leur peau en particulier, et si le colon est irritable il vaudra mieux ne pas consommer cette peau (pommes ...).

     

     

    - Santé Bien être - 25 - Notre microbiote - Les Prébiotiques - 3 : les fibres solubles -

     

     

     

    La fermentation de ces fibres solubles produit de petites quantités de gaz, et ils sont tous pratiquement inodores (azote, gaz carbonique, hydrogène, méthane). Elle ne provoque donc pas de ballonnements.

    Ces fibres solubles ne nécessitent pas de cuisson. 

     

     

    ***

     

     

    Je vais vous avouer quelque chose : je crains de vous avoir ennuyés avec ces exposés un peu arides peut-être.

    Il me faudrait parler maintenant des probiotiques

    Ce sera pour un peu plus tard, car le jardin m'appelle au dehors ! 

     

    Bon printemps.

     

     

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    Vendredi dernier, le 14 avril, je suis passé à la mairie pour payer ma consommation d'eau.  

    Et j'ai eu une surprise agréable en trouvant dans l'entrée une décoration 

    avec une inscription : Joyeuses Pâques !

     

     

    - Joyeuses Pâques ! -

     

     

     C'est un fait bien banal

    et de plus une décoration fort modeste

    qui sied bien à notre minuscule commune

     

     

     

    - Joyeuses Pâques ! -

     

     

     Mais ce symbole est important dans le contexte actuel.

    C'est une affirmation de notre identité.

    Nous sommes nous

    et c'est ainsi.

     

     

    - Joyeuses Pâques ! -

     

     

     

    Alors ça m'a donné l'envie de vous dire :

    Joyeuses Pâques

    pour vous toutes et tous.

     

     

    ***

     

     

     


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      Le pouvoir des plantes aromatiques

     

     En 1628...

    1628, c'est l'année où le génial peintre néerlandais peignait

    " La Bohémienne ", ce tableau si parfait !

     

    - Le pouvoir des plantes aromatiques -

    image wikipédia

     

    Et bien en 1628, une épidémie de peste se déclarait à Toulouse. 

    La peste terrorisait l'Europe !

    Il était dangereux de s'approcher des malades, et plus encore des cadavres.

    A Toulouse cette épidémie de peste dura presque trois années, jusqu'en 1631,

    et fit, dit-on, 50.000 morts.

     

    Et bien pendant cette période où la peur régnait, il se trouva quatre hommes qui ne cédèrent pas à la panique. Ces quatre hommes étaient des voleurs. Ils entraient dans les maisons dont les habitants étaient morts et  détroussaient les cadavres. Ils semblaient ne pas craindre la mortelle contagion et, malgré leurs coupables et si dangereuses actions, ils traversèrent ces trois années sans être eux-mêmes malades. 

     

    Oui mais voilà, l'épidémie une fois éteinte, ces quatre voleurs furent identifiés, jugés, et condamnés à mort sur le bûcher.

    Pour sauver leur vie, ils promirent, si on leur faisait grâce, de faire connaitre comment ils s'étaient protégés de la peste. Le marché fut conclu. On prit bonne note de leurs révélations. Mais ensuite on les pendit haut et court. 

    Oui, je suis d'accord, tout cela est assez... brutal, pas du tout honnête. 

    Comment ces hommes s'étaient-ils protégés ? 

    Je vous le dis dans quelques instants.

     

    Mais avant, faisons un petit tour par Marseille.

    En 1720, à Marseille, une autre épidémie de peste éclata. Et la même chose se produisit : des voleurs utilisèrent la même méthode que leurs collègues toulousains, avec le même succès, mais avec le même épilogue : ils furent démasqués, jugés, condamnés. Eux aussi, pour sauver leur vie, livrèrent leur secret. Mais ils eurent plus de chance, ils furent graciés. 

    La recette qu'ils révélèrent fut placardée dans les rues de Marseille.

    Elle se révéla si efficace qu'elle fut inscrite au Codex de la pharmacopée française en 1748 sous le nom de " Acetum Antiseptum ".

    Cette inscription fut supprimé en 1884. Mais la recette était devenue très populaire sous ce nom de : 

     vinaigre des quatre voleurs.

     

    Je vous la livre moi-même maintenant. 

    Il s'agit donc d'un vinaigre

    dans lequel on fait macérer plusieurs plantes aromatiques que voici : 

    la Sauge

    la Menthe

    le Romarin

    l'Absinthe

    la Lavande

    la Cannelle (écorces)

    la Girofle (clous) 

    et du Camphre

    Ah j'oubliais !!!!! et de la Rue 

     

    Nos quatre voleurs toulousains s'en frictionnaient le corps, les mains, le visage et en buvaient aussi un peu. Les voleurs marseillais ajoutèrent à cette recette   

    de l'ail frais.

     

    Mais réfléchissons.

    Nos voleurs méridionaux ont-ils inventé ce vinaigre antiseptique capable de protéger contre la plus dangereuse des maladies infectieuses ? 

    Bien sûr que non.

    La vertu de ces plantes était déjà connue des Grecs, des Egyptiens, et sans doute bien des millénaires avant. Les gens du peuple en tout cas s'en transmettaient le savoir et c'est pourquoi j'ai mis le visage plein  d'intelligence malicieuse de cette bohémienne.

    La protection qu'assurent ces plantes parfumées ne se limite d'ailleurs pas à la peste, mais s'étend en réalité à toutes les maladies infectieuses, à tous les dangers de contagion, lors de toutes les épidémies, comme la grippe, le choléra...

    Leurs pouvoirs sont même connus par certains animaux qui, à l'occasion, savent les rechercher et les utiliser. Les mésanges déposeraient des feuilles de menthe dans leur nid, et les renouvelleraient  régulièrement. Je ne l'ai jamais vérifié personnellement, mais j'ai souvent observé mes deux brebis recherchant les brins de calament (le thé d'Aubrac, cousin du thym), ou les feuilles de laurier-cerise, malgré leur toxicité.

     

     

    - Le pouvoir des plantes aromatiques -

     

     

    Demain il est bien possible que les antibiotiques, à cause de leur utilisation excessive, auront perdu une grande part de leur activité. Alors la science médicale officielle en viendra peut-être à reconnaître que les plantes , par leur intelligence propre, nous ont précédés de quelques millions d'années.

     

    Pourquoi n'en parle-t-on jamais lors de ces si terribles épidémies de grippe annoncées à grand renfort de trompettes médiatiques ?

    Pourquoi ... ???

    Mais parce qu'il ne faut pas risquer de faire de la concurrence au sacro saint vaccin, source de tant de profits ! Alors on nous raconte des sornettes, du genre de ce petit mouchoir en papier qu'il faut jeter dans une poubelle.

    Et non seulement il ne faut pas risquer de concurrencer ce vaccin (si médiocre, et pas sans danger), mais il ne faut surtout pas risquer de le rendre complètement obsolète, tout juste bon à être lui jeté dans les poubelles de l'histoire.

    Mais voilà, les veaux d'or sont encore debout.

     

     

    Vous vous doutez bien  que j'ai grande envie  de développer tout ce que je pense de ces plantes admirables, et du camphre en particulier. 
    Mais c'est une entreprise énorme. Je m'y lancerai peut-être un jour. 

    Pas aujourd'hui... 

     

    Portez-vous bien. 

     

     

    ***

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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