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    ne rien faire sur cet article !!!

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    C'est simplement un petit bonjour

     

     

    un petit bonjour à tous

     

     

     

     

     

     

    en un utilisant deux des photos

    que vient de m'envoyer ma fille Dominique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ***

     

     

     

     


    8 commentaires
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    Hello,  bonjour à tous !

     

    Et oui, je suis sorti de l'hôpital

    où je viens de faire un petit séjour inattendu

    mais voici, pour une raison bien incompréhensible, vers le 25 février, je ne pouvais même plus me tenir debout, et j'ai fait appel  (c'est mon réflexe habituel !) à mon fils Jean-Luc, qui cette fois est venu me chercher, car je n'étais plus capable de conduire ma voiture.

     

    Bon , je ne vais pas vous ennuyer avec mon état de santé, mais je vous dois quand même un minimum d'explications. 

    Hospitalisation en cardiologie, coronarographie, infarctus, pose d'un stent, bref : des choses dont je me croyais à mille lieues,

    protégé par je ne sais quel privilège... 

     

    Mon premier souci , et même le seul je crois, était de respirer.

    Pas question de penser à autre chose, car il faut d'abord résoudre ce petit problème... avant d'avoir le loisir de penser à autre chose. Ce souci de base était devenu mon unique obsession.

     

     

     

    montagne

     

     

    Mais mon dieu que c'était épuisant de respirer ainsi toutes les unes à deux secondes ! J'étais un peu comme ces pauvres poissons qu'on sort de l'eau sur le pont d'un navire, ou sur une verte prairie. Cela me fit penser (mais seulement quelques jours après) à certains paysages volcaniques auvergnats, où ces terribles colonnes basaltiques se dressent vers le ciel....

    Oh que  cela me paraissait dur, inhumain.

     

    Notre nature humaine a besoin de douceur. De facilités. A l'image de notre respiration qui se fait toute seule, assure notre vie, seconde après seconde, sans même que nous y portions attention.

     

    Ainsi donc j'avais fait un "petit" infarctus. Et  il n'y avait pas que cela, mais en plus une importante anémie, qui fut partiellement (et provisoirement ?) corrigée par une transfusion , sur 48 heures, de quatre poches de sang.

     

    couleurs

     

     

    Merci aux donateurs anonymes : grâce à eux de la chaleur est revenue dans mon corps, dans mes mains.

     

    Pas seulement de  la chaleur

    mais aussi des animaux étranges, comme cet oiseau au gros oeil

     

     

    oiseau

     

     

    ou cet autre

     

     

    ozzie

     

    dont vous allez,  je l'espère, me donner le nom.

    Le délire n'est jamais bien loin de ces états extrêmes.

     

    Peu à peu, la respiration est devenue, d'abord moins difficile, puis de plus en plus facile ! Quel soulagement.

     

    D'autres images d'Auvergne, plus apaisantes, ont remplacé les  terribles épées de basalte.

     

     

    Mon imagination  a reçu l'autorisation de m'y entraîner, de m'y installer, de plus en plus souvent ...

     

     

    paysage

     

     

    et je ne me suis pas privé  de la suivre ! 

     

    Plus d'espace ! Plus de ciel !

    De l'eau au pied de douces collines

     

     

    horizon

     

     

    voici depuis mon modeste rêve !

     

     

     

     

    Et bien voilà.

    Mon compte rendu s'arrête là.

     

    Plein de bisous informatiques

    et bon confinement à tous !

     

     

    fresque

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Conte du dimanche. 

     

        Gros Charles et petit Pierre

     

     

     

    Qui est le plus fort ?

    Le gros Charles a dit : c'est moi !

    C'est moi le plus fort.

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

    Mais il est tombé sur la glace et s'est blessé.

    Il a eu très mal.

     

    Petit Pierre a dit :

    la glace est plus forte que toi !

     

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

    Mais la glace a dit : non !

     

    le soleil est si chaud que, quand il se montre

    il me fait fondre.

     

    C'est le soleil qui est le plus fort !

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

    Le soleil a dit 

    Non !

    je ne suis pas le plus fort

    car si le nuage me cache

    et je ne puis le traverser.

    C'est lui le plus fort.

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

    Le nuage allait parler

    quand un grand coup de vent est arrivé

    et le nuage est parti en petits morceaux !

     

    Gros Charles a dit : 

    Ô , vent, c'est toi le plus fort !

     

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

     

    Mais  petit Pierre a dit :

    Eh, le vent,

    peux-tu faire bouger cette montagne ?

     

    Le vent a soufflé très fort

    mais la montagne n'a pas bougé.

     

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

    Gros Charles a dit :

    montagne, c'est toi la plus forte.

     

    Non, dit la montagne,

    l'arbre est plus fort que moi

    il me mange avec ses racines.

     

     

     

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

     

    Gros Charles a dit :

    arbre, tu es le plus fort.

     

    Mais petit Pierre  avait une hache

    et il a coupé l'arbre.

     

     

     

    -Une profonde réflexion philosophique sur la notion de force : gros Charles et petit Pierre -

     

     

     

     

    Alors depuis ça

    on dit que c'est petit Pierre qui est le plus fort.

     

     

     

     

    *** 

     

     


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    Ce jour je vais vous raconter un souvenir que je retiens depuis de nombreuses années pour la raison qu'il révèle un fait intime, une sorte de petit secret familial, dont je suis aujourd'hui, et depuis le décès de mes parents, le seul détenteur.

    Mais la vraisemblance que ce blog s'en vienne à fermer dans un temps relativement court m'inspire de surmonter ma réticence à écrire donc révéler ce qui va suivre.  Certains de mes lecteurs se moqueront peut-être ... Et bien tant pis.  Ma décision est prise.

     

     

     

     

    - Bien avant le téléphone portable ! -

     

     

     

     

    Plusieurs faits pour situer l'époque

    et la situation des protagonistes : mes deux parents et moi.

    C'était au début de l'été 1945, année où je passais mon second bacc.

    Etais-je un peu "retardé" ? Cela se pourrait bien, et c'est même une certitude, car quand je vois les jeunes au même âge maintenant....  rien de comparable. Ils ont (pour ne parler que de ça) tous déjà pris l'avion et découvert plusieurs continents !

    Nous, nous vivions dans un tout autre monde, qui n'existe vraiment plus, et notre famille plus particulièrement, car nous vivions très en marge de la société : mon père, Gueule Cassée de 14, ne pensait, dès qu'il rentrait à la maison, qu'à y libérer son visage de son masque, si lourd à porter. Mais s'il ne pouvait pas montrer son visage à l'extérieur, nous devions , nous, en supporter la vision : un gouffre béant ouvert sur les entrailles de son cerveau ...

    Nous habitions aux "Saints-Pères", une extension de la ville de Meaux, à 5 km de la gare de Meaux, ce qui va prendre de l'importance pour ce que je vais raconter.

    Mon père pour sa profession utilisait beaucoup le train, et aussi la bicyclette. Il connaissait peu Paris mais savait tout de même y aller. Par exemple il y allait pour acheter de la bonne huile d'olive dans un magasin près du Bazar de l'Hôtel de Ville.

    Moi, pas du tout : je n'avais mis qu'une fois les pieds dans la capitale, en 1939 ( j'avais 12 ans ) pour voir l'expo universelle, ce qui veut dire que l'image unique que j'avais de Paris était équivalente à un rêve (éveillé et émerveillé) sans la moindre connaissance concrète et opérationnelle.

    Puis était venu ( après  1939)  le long cauchemar de la guerre, années de plomb, période sombre qui s'acheva sous les bombes et le feu des avions anglais  (les Black-Widows, à deux fuselages) et le rugissement des chars américains.  ...

    Or voici que mon épreuve écrite du baccalauréat se passait pour nous à Paris. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais il me fallait aller à Paris. On m'aurait dit, il te faut aller sur la lune, je n'aurais pas été plus embarrassé. Mon père a donc décidé de venir avec moi à Paris, et ce évidemment par le train. Ce qui veut dire descente à la gare en vélo afin d'y prendre un train pour Paris.

    Vous me suivez encore ? Super ! 

     

     

    ***

     

     

     

    Nous étions arrivés en gare avec beaucoup d'avance, habitude paternelle.

    Autre habitude paternelle  : s'installer au milieu du train.

    En cas de collision, les dégâts touchaient soit l'avant du train, soit l'arrière. C'était donc la zone la plus sûre. Il me l'avait une fois de plus expliqué ce jour là même, en choisissant nos places dans ce train encore vide. Il ne nous restait plus qu'à attendre le départ du train.

    Tout était calme, parfait : détente complète

    pour un voyage si bien préparé.

     

     

    ***

     

     

     

    Mais dans notre maison aux Saints-Pères, le modeste lieu où nous cachions nos vies, la situation était bien différente !

     

     

     

    - Bien avant le téléphone portable ! -

     

     

    Ma mère venait de découvrir quelque chose.

    Ma convocation aux épreuves du bacc !

    J'étais parti sans.

    Comment dans ces conditions y être admis ?

    Bon, l'heure du départ du train n'était pas encore arrivée, mais il lui fallait se rendre à la gare pour nous passer ce document. Comment ? Ma mère ne roulait pas en vélo. Et sportive, pas le moindre du monde.

    Peu importe, il n'y avait qu'à courir. Mais sur une telle distance, cela parait impossible à une personne non entrainée. Elle s'élança cependant. Ma mère était très croyante. Elle adopta une façon scoute de courir  ( ? ) courir trois minutes puis marcher trois minutes en essayant de récupérer lors de cette marche. En fait elle récitait trois "je vous salue Marie" en courant puis trois autres en marchant (je ne suis pas sûr du chiffre trois).

    Que pouvait-elle bien penser, ma mère

    (et je suis ému en la nommant ainsi et en l'imaginant ainsi)

    en plus de courir au-delà de toute prudence ?

    A une seule chose, c'est que le succès où l'échec de sa tentative allait se jouer à quelques secondes près, et ce dans le meilleur des cas. Mais que si mon père restait avec moi au centre du train, cela voulait dire qu'arrivée sur le quai, il lui faudrait encore courir pour remonter ce train sur la moitié de sa longueur, et qu'elle n'y arriverait pas.

     

     

    ***

     

     

    Alors pendant ce temps, que se passait-il pour nous dans le train ?

    Rien pour commencer. Il y avait très peu de monde dans les wagons.

    Mais peu à peu, mon père perdait son calme habituel.  Il devenait de plus en plus inquiet, comme agité par un mal secret, ce qui l'amena à se lever plusieurs fois, se rasseoir, se relever, regarder vers le quai. Puis soudain il me dit : on descend et on va remonter dans le dernier wagon. Moi qui l'observais en silence (on parlait peu dans la famille) mais avec un étonnement croissant, je l'ai suivi comme son ombre. Nous prenions un risque car le moment fatidique où le chef de gare allait siffler le départ approchait dangereusement. Mais voilà, nous grimpions dans le dernier wagon au moment même où le coup de sifflet du départ a percé le silence du matin, et mon père s'est littéralement précipité vers la dernière fenêtre de ce wagon (c'était un wagon ouvert, sans aucun compartiment) a ouvert cette fenêtre, et là ont retenti (faiblement) deux appels sur le quai : " Julien ! Julien ! ".

    Le train commençait à rouler.

    Mon père a tendu le bras vers le quai, a saisi quelque chose que lui tendait ma mère, et ce fut tout, car le train prenait  doucement mais inexorablement de la vitesse.

    Nous étions à nouveau simplement tous les deux dans le wagon.

    D'autres personnes ?

    Pas le moindre souvenir.

    Mon père a regardé de quoi il s'agissait.

    La convocation.

    Parfait, tout était enfin dans l'ordre.

    Le train pouvait rouler, la journée commençait.

     

    Et oui, car cette journée (où je passais donc un examen important pour la suite de mes "études") ne faisait que commencer.

    Curieusement je n'en garde aucun souvenir. Les examens eux-mêmes ne m'ont jamais stressé. Tout s'est bien passé. Plus rien à en dire.

    Par contre reste en moi, vaste comme le cratère d'un volcan, l'immense espace creusé par cette question sans réponse jusqu'à ce jour : que s'est-il passé entre mon père et ma mère ce matin là ? Comment l'imaginer ? Le décrire ? Quels mots utiliser ? Quels concepts ?

    Comment ont-ils "communiqué" entre eux, de telle sorte que mon père a finalement pris cette ultime décision, si opposée à sa pensée ?

     

    Pas la moindre idée.

     

    Mais pas la moindre possibilité non plus de penser    ...

    qu'il ne s'était rien passé.

    Simplement je n'ai pas les mots nécessaires.

     

     

    ***

     

    Ma mère a survécu à cette épreuve insensée.

    Moi qui ne vais pas fort en ce moment et qui suis à bout de souffle alors que je ne fais quasiment rien, je suis d'autant plus ... impressionné en évoquant et en tentant de décrire ces minutes.

     

    Si j'étais en meilleure forme, je me lancerais peut-être dans des hypothèses. Mais mieux vaut sans doute que je me taise.

    De plus je ne suis là que sur un petit ordinateur de secours qui ne me permet pas d'ajouter un dessin, navré.

     

     

     

    ***

     

    Si par hasard c'était mon dernier article,

    et bien ce serait une curieuse chose, une de plus.

    Mes autres articles, conte du dimanche,  réflexion du mercredi, sont tous préprogrammés (ainsi que celui-ci), je les laisse tels qu'ils sont.

    Le dernier est un petit conte pour le dimanche 8 mars.

     

    Ensuite .... on verra !

     

    Bisous à tous.

     

     

     

    ***

     

     

     

     

     


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     Un conte afghan :

    le prince et son poulain noir 

     

     

     

    Un roi n'avait qu'un fils.

    Longtemps attendu, il était tendrement aimé du roi et de la reine.

    Autant que le roi aimait la reine et que la reine aimait le roi.

    C'était une famille heureuse.

     

    Mais quand le jeune prince eut sept ans, la reine est morte.

    Grand chagrin du roi, grand chagrin du jeune prince.

     

    Un an s'est passé.

    Le roi s'est remarié.

     

    La nouvelle reine n'aimait pas le jeune prince,

    fruit des amours du roi avec celle qu'il avait tant aimé.

    Elle se demandait comment elle pourrait se débarrasser de lui.

     

    Un jour elle a eu une idée.

    Le roi aimait beaucoup les chevaux

    mais dans son pays tous les chevaux étaient blancs.

     

     

    Et pourtant, un jour,

    est né un poulain noir.

     

     

     

     

    - Conte Afghan : le jeune prince et son poulain noir -

     

     

     

     

     

    Le roi en a fait cadeau à son fils.

     

    Le jeune prince et le poulain sont devenus deux amis inséparables.

    Tous les jours le prince amenait au cheval des friandises.

     

    Tous les jours le cheval lui faisait faire de longues promenades,

    dans la campagne, le long des ruisseaux, le long des torrents.

     

    Et ils parlaient ensemble.

     

     

     

     

     

     

     

    cheval

     

     

     

     

    Cette amitié si profonde entre le cheval et le garçon

    attisait la jalousie de la reine.

    Alors ...

    elle a fait venir son serviteur, lui a donné de l'argent

    pour qu'il le donne à tous les médecins de la ville

    à condition qu'ils déclarent tous, quand la reine tomberait malade,

    qu'elle ne guérirait que si elle mangeait de la chair du poulain noir.

     

    L'argent a été distribué.

    Il ne restait plus qu'à tomber malade.

     

    La reine a pris des herbes et s'en est frotté la peau.

    Sa peau est devenue toute jaune.

    Elle a mis un sac de pommes de pin sous ses vêtements, de sorte que, quand elle bougeait, 

    on entendait toutes sortes de craquements.

    Et elle a fait venir le roi, disant qu'elle se sentait très malade.

    Le roi, la voyant toute jaune, et entendant tous ces bruits qu'elle faisait en bougeant ou en respirant

    a fait venir tous les médecins de la ville. 

    Tous ont longuement examiné la malade,

    ont beaucoup réfléchi,

    ont beaucoup discuté du diagnostic avec des mots très savants, 

    et finalement sont tous tombés d'accord : 

    une seule chose pouvait sauver la reine : 

    c'était qu'elle mange de la chair du poulain noir.

    Et ils ont dit cela au roi.

    Le roi savait l'affection de son fils pour le poulain.

    Mais si la guérison de sa femme était à ce prix...

    Il a donc donné l'ordre que l'on tue  le poulain,

    et dit à l'instituteur de garder ce jour là son fils à l'école plus longtemps

    afin qu'il ne soit pas là au moment où.....

     

    Le roi a décidé que l'on tuerait le poulain le lendemain.

     

    Le lendemain, quand le jeune prince est parti à l'école,

    il a été comme chaque matin caresser son cheval.

    Et voilà que le cheval a rapproché sa tête de celle de son jeune maître

    et lui a dit :

    la reine fait semblant d'être malade...

    pour qu'on me tue et que tu me perdes.

    Ils vont faire cela pendant que tu seras à l'école, 

    écoute :

    quand tu m'entendras hennir une première fois, tu sauras que l'on me sort de l'écurie,

    quand tu m'entendras hennir une seconde fois, tu sauras que l'on me lie les pattes,

    quand tu m'entendras hennir une troisième fois... viens vite !

    car on sera près de me couper la tête.

     

    Le jeune prince a longuement embrassé  son cheval tant aimé

    et il est parti à l'école.

     

    Ce matin là, à l'école, le prince n'écoutait pas le maître.

    Quand il a entendu une première fois hennir son ami,

    il a demandé au maître la permission de retourner au palais. 

    - Non, reste à ta place !

    Quand il a entendu le deuxième hennissement, il a demandé à nouveau au maître...

    qui lui a donné une grande gifle.

    Quand le prince a entendu une troisième fois son cheval hennir, 

    il a encore demandé au maître la permission de sortir

    mais le maître l'a renvoyé à sa place brutalement.

    Alors le prince a pris le braséro, l'a jeté sur la tête du maître,

    et est parti en courant au palais.

    Il est arrivé juste à temps.

     

    - Conte Afghan : le jeune prince et son poulain noir -

     

       

     

    Surprise du roi.

    Le prince lui a demandé la faveur de faire une dernière promenade avec son cheval.

    Le roi a accepté.

    Une première fois le cheval a fait le tour de la grande cour, devant le palais.

    Une deuxième fois il en a refait le tour, et tout le monde les regardait,

    sans un autre bruit que celui des cailloux frappés par les sabots.

     

    Mais au troisième tour ...

    voilà que le cheval s'est élevé dans les airs, avec son cavalier,

    et ils ont disparu vers l'horizon.

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Conte Afghan : le jeune prince et son poulain noir - Deuxième épisode -

     

     

     

    Après un grand voyage le cheval s'est posé

    au milieu d'un jardin plein de fleurs, d'arbres rares,

    de bassins d'eau aussi pure que du cristal.

     

    Là le cheval a expliqué au prince qu'ils étaient dans la palais d'un riche sultan,

    et que maintenant il devait partir et laisser le prince seul.

     

    Mais il lui a donné quatre poils de sa crinière, en lui disant :

    Si tu as besoin de me voir, brûle un de ces poils, 

    et je serai là, près de toi.  

     

    Puis le cheval a disparu.

    Le prince a caché ses riches vêtements brodés d'or

    dont les boutons étaient de pierres précieuses,

    et il s'est habillé d'une peau de mouton

    puis s'est fait embaucher comme aide-jardinier.

    Ainsi il est resté là pour travailler dans le jardin du sultan.

     

    ***

     

     Le sultan avait sept filles.

    La plus jeune était la plus belle.

    Elle aimait rêver, et la nuit il lui arrivait d'aller à la fenêtre de sa chambre,

    qui s'ouvrait au-dessus des jardins, pour regarder les étoiles.

    Or voici ce qui est arrivé.

     

    Le jeune prince, devenu aide-jardinier,

    s'ennuyait tellement de ne plus voir son cheval

    qu'une nuit il a fait brûler un des quatre poils

    et voilà que le poulain noir était là !

    Alors il a remis ses beaux vêtements de prince

    et sur son magnifique cheval il s'est promené toute la nuit dans les allées du jardin.

    Il pensait que personne ne le voyait, mais la septième fille du sultan était à la fenêtre

    et était émerveillée  de voir comment cet aide-jardinier s'était transformé.      

     

    Une deuxième fois le prince a fait brûler un poil de la crinière

    et encore une troisième fois, et chaque fois le cheval revenait.  

    Chaque fois aussi la septième fille du sultan assistait à la promenade nocturne.

    Et voilà que, dans le secret de son coeur, elle est devenue amoureuse de l'aide-jardinier.    

    Mais comment une princesse pourrait-elle déclarer son amour pour un aide-jardinier ?

     

     

     

    - Conte Afghan : le jeune prince et son poulain noir - Deuxième épisode -

     

     

     

     

    Un jour le sultan a décidé de marier ses sept filles. Il a donné à chacune une orange.

    Chacune devait donner cette orange à l'homme qu'elle choisirait pour époux.

    Et le sultan a fait venir tous les notables du pays.

    Sa fille aînée a choisi un riche vizir. La seconde un émir, et ainsi de suite :

    toutes elles ont choisi des hommes riches et occupant des fonctions importantes dans le royaume.

     

    Mais quand le tour de la plus jeune est arrivé

    elle n'a donné son orange à personne.

    Le sultan était mécontent.      

    Il a fait venir tous les hommes qui ne s'étaient pas présentés

    mais sa plus jeune fille n'en choisissait aucun

    jusqu'au moment où le dernier a été amené devant elle :

    c'était l'aide-jardinier.     

     

    Le sultan était furieux !

    Elle avait choisi le plus pauvre pour mari.

    Il les a chassés de la ville.

     

    Alors le jeune prince a brûlé le quatrième poil de la crinière,

    le cheval est arrivé et les a emportés bien loin du palais du sultan.

    Il les a conduits dans une large plaine entourée de montagnes

    et leur a dit de rassembler là toutes les gazelles de la région.

     

     

    cheval

     Ce qu'ils ont fait. 

     

    Mais un jour, dans son palais, le sultan est tombé gravement malade.

    Ses médecins lui ont dit qu'il ne guérirait que s'il mangeait de la chair de gazelle.

    Le sultan a envoyé ses six gendres lui capturer des gazelles

    mais ils n'en ont trouvé aucune, toutes les gazelles avaient disparu de la région.

    En cherchant ils ont fini par découvrir la grande plaine entourée de montagnes

    où le prince et sa femme avaient regroupé toutes les gazelles.

    Les six gendres ont voulu acheter des gazelles.

    Le prince  a accepté de leur vendre à chacun une gazelle

    mais à condition qu'ils soient marqués au fer rouge sur le dos avec le fer des esclaves.

    Ils ont été obligés d'accepter car le sultan les avait menacé de mort s'ils ne ramenaient pas de gazelles.

     

    Au retour des six gendres, le roi a pu manger de la chair de gazelle.

    Mais il ne guérissait pas.

    C'est alors que le prince, qui avait gardé les têtes des six gazelles, a fait une soupe avec ces têtes,

     et est venu au palais en donner au sultan.

    Dès qu'il a accepté d'en prendre, il s'est trouvé guéri.

    Le prince lui a dit qu'il recherchait ses six esclaves.

    Il a fait déshabiller les six gendres du sultan. Tous avaient la marque des esclaves !

    Alors le sultan a mis son turban royal sur la tête du prince

    qui est devenu le nouveau sultan de ce riche royaume.

     

     

     

    Mais jamais plus on n'a revu le petit poulain noir.

     

     

     

     

    - Conte Afghan : le jeune prince et son poulain noir - Deuxième épisode -

      

     

     

     

     

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