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    ne rien faire sur cet article !!!

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    - Conte : le Roi Zémir -

     

     

     

     

    Il était une fois , dans la Perse ancienne ,

    un roi nommé Zémir.

    Il avait été couronné très jeune, et, désireux de connaitre l'histoire de l'humanité, il avait rassemblé autour de lui de nombreux érudits de tous les pays pour leur demander d'en écrire le récit.

    Tous ces érudits se mirent aussitôt à la tâche, et, consciencieusement, mirent le plus grand soin à rapporter le maximum de détails connus.  

     

     

     

    - Conte : le Roi Zémir -

     

     

    Si bien que cela ne demanda pas moins de trente ans.

    Au bout de ce temps ils se rendirent au palais avec 500 volumes transportés par douze chameaux.

     

     

     

    - Conte : le Roi Zémir -

     

     

    Le roi Zémir, qui avait alors dépassé la cinquantaine, leur dit :

    " Je suis déjà vieux, et je n'aurais pas le temps de tout lire avant ma mort, faites-en je vous prie une édition abrégée ".

    Les savants repartirent et travaillèrent encore une dizaine d'années, puis ils revinrent au palais avec cette fois 3 chameaux seulement.

     

    Mais le roi avait beaucoup vieilli durant cette décennie. Il ne se sentait plus guère le courage d'étudier, ne serait-ce que la centaine de livres qui avaient été tirés de la version originale.

     

    Dix années s'écoulèrent encore avant qu'ils reviennent voir le roi avec cette fois un éléphant chargé de seulement dix livres.

    Mais le roi, septuagénaire, atteint de diverses misères, à demi aveugle,                          était incapable de vraiment lire.

     

     

    - Conte : un Roi Zémir -

     

     

     Il leur demanda alors une édition en un seul volume.

    Les érudits, eux aussi, avait vieilli. Aussi prirent-ils encore cinq années pour achever leur ouvrage.

    Ils retournèrent alors auprès du roi, mais cette fois avec un unique volume porté par un petit âne.

     

     

    - Conte : un Roi Zémir -

     

     

    Cette fois le roi était au plus bas.

     

    " Dois-je donc mourir sans rien connaître de l'histoire de l'homme ? " se lamentait-il.

    Alors, penché à son chevet, le plus âgé des sages lui souffla dans l'oreille : 

    " Je vais, en trois mots, vous expliquer l'histoire de l'homme :

    l'être humain naît

    souffre 

    et meurt "

     

    Au même instant le roi expira.

     

     

     

    ***

     

    Avec un bisou de  kazémir

    non, de kazimir, dit aussi pinson ...

     

     

    ***

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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     - Conte des deux îles -

    - 3 me partie et fin -

     

     

    Or depuis la visite de l'aveugle à la grande île et la découverte de l'or, les habitants de la petite île avaient retrouvé la paix et la joie de vivre car plus personne ne venait chercher de la terre chez eux : les grands, tout à la recherche de l'or, avaient bien mieux à faire que d'aller récolter et transporter de la terre !

     

    Un jour les enfants étaient venus voir le vieil aveugle, il leur avait raconté l'histoire des trois îles, et comment, il y a bien longtemps, la troisième avait été engloutie par la mer. Peu de ses habitants avaient survécu. C'étaient eux qui avaient inscrit l'avertissement sur la pierre.

     

    Pendant que le vieil homme parlait, une petite fille regardait la mer.

    Soudain, effrayée, elle cria : 

    "Là bas ! Ils reviennent, les bateaux des grands ! "

     

    Tous les habitants de la petite île descendirent au rivage. Les bateaux des grands accostèrent, un commandant en descendit et leur dit :

    " Au nom du roi, tous les hommes doivent me suivre,

    ceux qui refuseront seront traités en esclaves,

    ceux qui accepteront de travailler seront bien payés."

     

    Ayant dit cela le commandant tira son épée.

     

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     

     

    Les petits étaient désespérés.

    Mais l'aveugle leur dit :

    "J'irai avec vous, et comme salaire, vous demanderez que l'on vous rende la terre que l'on vous a volée, et qui n'intéresse plus les grands."

    Tous les petits ont accepté. Chaque matin ils partaient dans la grande île creuser des puits et des galeries, porter des paniers, tirer des chariots, activer la roue du treuil.

    Le soir, épuisés, ils chargeaient leurs bateaux de terre et rentraient chez eux. Les femmes venaient au rivage et aidaient les hommes à décharger la terre, puis la remettaient en place, et tout de suite y semaient des graines. Plus personne n'avait le temps de rire.

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     Vint la saison des pluies. De sombres nuages entourèrent la montagne. L'eau emplit les puits. la boue emplit les fossés.

    Et à la fin le mer se déchaîna.

    Regardant par la fenêtre, le roi vit ses sujets cherchant à se mettre à l'abri de la pluie. Il entra dans une rage folle. Et en plus les tire-au-flanc de la petite île étaient restés chez eux ! Avaient-ils peur de la tempête ? Le roi ordonna à ses ministres d'aller remettre tout le monde au travail. Mais ils revinrent trempés, sales et furieux : on leur avait pris leurs parapluies de soie, ont les avait hués, injuriés, on leur avait jeté de la boue, et les gens leur avaient crié :

    "Que le roi aille le chercher lui-même, son or ! ". 

     

    Car la tempête avait ouvert les yeux des habitants de la grande île. Ils voyaient leurs terres ravagées,les lézardes dans les murs de leurs maisons qui commençaient à bouger.

    Jusqu'au moment où, saisis de terreur, ils coururent vers le rivage pour se mettre à l'abri sur leurs bateaux.

    Ils s'étaient sauvés à temps.

    Un roulement se fit entendre ... puis devint un grondement ... puis un mugissement ... et la montagne ...  lacérée de galeries ....   s'écroula dans un immense fracas.

    Les fugitifs, pressés sur leurs bateaux, partirent sur une mer démontée. En se retournant ils virent leur île, cette grande île qui était si belle, si riche, si florissante, leur patrie chérie, ensevelie sous les décombres : la montagne, le palais, les maisons... tout s'était écroulé !

    Qu'allaient-ils devenir ?

    La petite île était leur seul espoir.

    Mais allait-on là-bas les accepter ? 

     

     

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     

     

    On raconte que les habitants de la petite île n'ont pas cherché à se venger. Bien au contraire, ils ont aidé les rescapés à aborder et les ont emmenés dans leurs maisons.

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     

    Après la saison des pluies ils sont retournés tous ensemble sur la grande île, ont déblayé les éboulis, reconstruit des maisons.

    Comme il y avait une énorme quantité de rochers, de pierre et de terre,

    provenant de l'effondrement de la montagne, ils ont déversé  les rochers et les pierres dans la mer en formant deux digues en direction de la petite île jusqu'à la rejoindre.

    Mais dans l'une des digues, ils laissèrent un passage, une " passe ", pour que les bateaux puissent y entrer.

    Ainsi les deux îles ont furent réunies en une seule par un merveilleux lagon où l'eau devint chaude et pleine de poissons.

     

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     

    Comme il y avait maintenant beaucoup de terre disponible, ils mirent de la terre sur les digues et plantèrent des cocotiers. Les champs furent reconstitués sur la grande île, et aussi les jardins, et on creusa des canaux d'irrigation. Le roi n'était plus là pour contraindre les gens au travail, et pourtant les gens travaillaient, les grands comme les petits, et ils se reposaient quand ils étaient fatigués.

     

    Quand au vieil aveugle, il continua à raconter des histoires.

    Mais celle-ci est finie.

     

     

     - Conte des deux îles - 3 me partie et fin -

     

     

     


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     - Conte des deux îles -

    - Deuxième partie -

     

     

     

     

     

    Ils allèrent vers le rocher rouge, lequel se dressait  sur une langue de terre rattachée à la grande île.

    Le roi, plein de morgue, s'y fit conduire dans une chaise à porteurs,  l'aveugle lui y alla en tenant la main de son guide.

     

    Dès qu'il fut arrivé, le roi sursauta

    car l'eau baignait déjà la base du rocher rouge.

    Mais il ne laissa pas voir son trouble et dit :

    " C'est la marée. "

     

    L'aveugle s'avança

    et lut de la main l'inscription qui était gravée sur le rocher : 

    " Si le rocher rouge s'enfonce dans la mer c'est que les gens de l'île ont mal agi contre la loi de la vie :

    leurs terres seront englouties "

     

    Le roi était furieux !

    " Je ne suis pas aveugle, moi, je peux bien lire moi-même ! 

    La loi de la vie ? Je sais ce que c'est : l'ardeur au travail.

    Nous la respectons : nous travaillons du matin au soir.

    Alors que vous, vous vous laissez vivre.

    Vous êtes des rêveurs, des fainéants ! "

    Et il donna l'ordre qu'on l'emmène.

     

     

     - Conte des deux îles -  Deuxième partie -

     

     

     

    Cette nuit là le roi ne parvint pas à s'endormir

    car il avait vu l'eau baigner le grand rocher.

    Et si l'aveugle en savait plus que lui ?

    Bien avant l'aube il dictait à son scribe : 

    " Qu'on déterre le rocher rouge et qu'on le place plus haut,

    sur la terre ferme, en sûreté "

    Alors il put s'endormir.

     

    Pendant ce temps, le scribe réveilla un fonctionnaire, qui réveilla un contremaitre, qui réveilla des ouvriers, et tous partirent déterrer le rocher. Ils creusèrent, creusèrent, mais le rocher ne voulait pas bouger. Ils travaillèrent tout le jour, les ouvriers remplaçant les ouvriers, et le trou est devenu de plus en plus profond, jusqu'à ce qu'un scintillement apparaisse dans la fosse.

    Un plongeur a été voir de quoi il s'agissait

    et il a ramené une pépite, une pépite étincelante...

    c'était de l'or !

     

    Le bruit se répandit comme une trainée de poudre : 

    " On a trouvé de l'or sous le rocher rouge, de l'or pur ! "

    La fièvre de l'or s'empara des habitants de la grande île

    et tous abandonnèrent leur travail.

    Les paysans ne cultivaient plus leurs jardins,

    les pêcheurs n'allaient plus pêcher,

    tous n'avaient plus qu'un seul but : trouver de l'or et le cacher.

    Désormais chacun se méfiait de son voisin,

    Quant au roi, il voulait plus d'or que tout le monde.

    Et comme les filons s'enfilaient au plus profond de la montagne,

    chacun creusait des puits et des galeries sous la roche,

    pour recueillir de l'or : le minerai était broyé puis lavé sur le rivage

    et on construisit des fours pour fondre l'or.

     

     

     

     - Conte des deux îles -  Deuxième partie -

     

     

     

    Peu à peu le trésor amassé sous les voûtes du vieux palais prit des proportions gigantesques, et sans cesse le roi ruminait :

    "J'aurai une vaisselle tout en or, une baignoire en or,  une table en or, une chaise, un lit, une chambre tout en or !  Bien sûr un trône en or.  Et même un pot de chambre en or !

    Comme je vais être heureux dans un palais tout en or !"

    Il se dit qu'il allait faire construire ce palais tout en haut de la montagne, au sommet de la montagne, pour qu'on le voit briller de loin. Et devant le palais il ferait dresser sa statue tout en or massif, plus grande que le rocher rouge.

     

    ……

     

    Au fait le rocher rouge, qu'était-il devenu ? 

    Il avait disparu, englouti dans la mer.

    Mais personne ne l'avait même remarqué.

     

     

     - Conte des deux îles -  Deuxième partie -

     

     

    Hélas , la grande île avait maintenant piètre allure. 

    Les terrasses où l'on cultivait les cacahuètes et les melons jaunes

    s'étaient écroulées dans les terrasses où l'on cultivait le riz, et sur les marchés  les légumes et les poissons commençaient à manquer.

    Par contre les galeries étaient toujours plus nombreuses.

    Même les femmes et les enfants transportaient le minerai.

    On manquait de main d'oeuvre !

    Alors le roi eut une idée :

    qu'on aille chercher tous les hommes de la petite île. Aussitôt des équipes de rameurs furent formées pour aller les chercher.

     

    ...............

     

     

     - Conte des deux îles -  Deuxième partie -

     

     

     

     

     


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     - Conte des deux îles -

    première partie

     

     

    Il était une fois, perdues dans l'immensité de la mer, deux îles.

    L'une était grande, l'autre était petite.

     

     

     - conte des deux îles -

     

    Une troisième île avait existé autrefois

    mais la mer l'avait engloutie, on ne savait pas bien pourquoi.

     

    Sur la grande île habitaient des grandes gens.

    Sur la petite habitaient des gens plutôt petits.

     

    La nuit tous partaient pêcher sur leurs bateaux.

    Ils rentraient le matin et faisaient sécher leurs filets.

     

    Sur la grande île les gens étaient de grands travailleurs,

    certains étaient riches, d'autres pauvres, c'était selon.

    Leurs bateaux étaient grands et très bien faits.

    Ils se levaient très tôt le matin, et les paysans labouraient,

    les fondeurs de bougies coulaient leurs bougies,

    et ils faisaient des bougies de plus en plus longues.

    Ils  fabriquait aussi des colliers de plus en plus grands,

    mais qui n'étaient faits que de coquillages bleus, très rares. 

    Leurs marchés regorgeaient de fruits, de légumes, de poissons, 

    de coquillages, d'oeufs d'oiseaux, d'oeufs de tortues, d'outils...

     

    Sur la petite île il n'y avait ni riches ni pauvres,

    ni maitres ni serviteurs, tout se faisait en commun.

    Et comme personne ne voulait être riche, ils avaient du temps

    pour jouer, chanter, danser, et même voler avec des cerfs-volants.

     

     

     - conte des deux îles -

     

     

     

    Somme toute, ils prenaient le temps de vivre.

    Parfois les petits se moquaient des grands qui n'aimaient que les coquillages bleus, qui étaient si rares, alors que les plages étaient jonchées de coquillages de toutes formes, de toutes couleurs, tous plus jolis les uns que les autres, des mouchetés, des tigrés,  d'autres qui avaient la couleur des perles ...

    Cependant grands et petits vivaient en paix.

     

     

     - conte des deux îles -

     

    Mais un jour les grands se donnèrent un nouveau roi

    qui décida d'agrandir son île.

    Il fit élever des digues de pierres, de bois et de terre.

    Mais à force d'utiliser de la terre pour construire les digues

    la terre devint rare dans la grande île.

    Alors le roi eut une idée : aller chercher de la terre dans la petite île.

     

    Jusque là, les habitants de la petite île vivaient sans souci,

    parcourant le ciel attachés à leurs cerfs-volants,

    écoutant des histoires racontées par un vieil aveugle,

    histoires pour rire, histoires pour réfléchir,

    parlant du vent dans les branches, des vagues sur la plage...

     

    Mais maintenant les grands venaient tous les jours prendre leur terre

    avec de grands bateaux construits pour cela

    et chaque jour leur île rapetissait davantage

    Le vieil aveugle, un sage, ne savait quoi conseiller.

     

    Le roi des grands, de plus en plus impatient, surveillait les travaux.

    Quand il dormait, des rêves terribles l'assaillaient,

    alors il grinçait des dents, se retournait sans cesse.

     

    Les petits eux avaient peur. Ils étaient réveillés par le bruit des machines,

    et par une plainte qui montait des profondeurs de la terre.

    Leur île allait peut-être sombrer...

     

    Alors l'aveugle décida d'aller voir le roi des grands.

    Il traversa avec un bateau fleuri.

    Le roi, mécontent d'être dérangé, mit sa couronne et dit : 

    " J'ai très peu de temps, que veux-tu ? 

    - Vous détruisez notre île, et tu me demandes ce que je veux ? "

     

    Le roi se mit à rire, et ses ministres aussi.

    " De quoi te plains-tu ?  

    Vous laissez la plus grande partie de votre île à l'abandon,

    la terre n'a pas de valeur pour vous.

    Nous, nous en ferons une terre fertile."

     

    L"aveugle lui dit :

    " Un roi a déjà parlé comme toi : il vivait sur l'île engloutie.

    Te rappelles-tu ce qui est inscrit sur le rocher rouge ?

    - Le rocher rouge ? Un conte à dormir debout !

    - Tu devrais quand même aller le voir.

    Peut-être est-il déjà entouré d'eau ?

    - Bien sûr que non!  Dit le roi, il est au sec".

     

    Il accepta tout de même d'aller le voir avec l'aveugle.

     

     - conte des deux îles -

     

     Je vais faire de mon mieux

    pour ne pas vous faire trop attendre la suite.

    smile

     

     

     

     


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    - Quatrième tableau de Francis -

     

     

     

    - Quatrième tableau de Francis -

     

     

    A leur bel abreuvoir

    les biches viendront ce soir.

     

     

    ***

     

     

     

     


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