• - Conte : Le calife Cigogne -

     

    - Le calife cigogne -

     

    c'est un conte que l'on doit à Wilhelm Hauff ,

     

    un romancier allemand qui est , en Allemagne, un peu l'équivalent de Charles Perrault en France. J'ai déjà publié ce conte le 

     

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

    ***

     

     

     

    C’était un calife qui s’appelait KHASSID.

     

      

     

    Il aimait bien boire son café par petites gorgées, bien installé dans son sofa.

    C’était un bon moment de l’après-midi qu’il passait avec son grand vizir qui s’appelait MANSOUR.

     

      

    Ce jour là, MANSOUR paraissait préoccupé.  

     

    Le Calife dit à son vizir :  

     

    « Tu as l’air pensif, mon cher MANSOUR, qu’as-tu ? 

     

    - oh ce n’est rien.

     

    Je viens de voir à la porte du palais un marchand qui vend de bien belles choses,

    mais je n’ai pas assez d’argent pour les acheter.

     

    – Fais le monter ! » Lui dit le calife.

     

     

     

    Le marchand était un petit homme gras, au teint sombre, habillé de loques.  

     

    Il portait une cassette qui était pleine d’objets précieux.  

     

    Le calife acheta pour MANSOUR plusieurs bibelots et un pistolet richement orné.

    Pour la femme de MANSOUR il acheta des perles, des bagues et un peigne en ivoire.

    Et pour lui-même il acheta un autre pistolet.

      

     

    Mais il remarqua dans la cassette un tiroir, l’ouvrit

    et y trouva un flacon de poudre noire et un parchemin.

    Il demanda au marchand ce que c’était.

    Le marchand ne savait pas.

    Il dit qu’il avait acheté cette cassette à la Mecque,

    mais qu’il voulait bien la vendre au calife pour un peu d’argent.

      

     

    Le calife, qui était un grand collectionneur de manuscrits, achèta le tout.

    Et le marchand s’en alla.

     

     

     

    Pour déchiffrer le manuscrit, le calife fit venir un savant.  

     

    Le savant déchiffra l’inscription, qui était en latin. Il la traduisit :

     

     

     

     « Que l’homme qui déchiffre ces lignes glorifie Allah de la grâce qui lui échoit.

     

    Celui qui prisera cette poudre en disant MUTABOR 

    se changera en tel animal qui lui plaira

     

    et comprendra le langage des bêtes.

     

    Pour retrouver sa forme humaine, il devra s’incliner trois fois vers la Mecque 

     

     en répétant le mot MUTABOR.

     

    Mais qu’il prenne garde de rire pendant sa métamorphose, 

    car il oublierait  le mot magique et resterait animal ».

     

     

     

     

    Le calife fut enchanté. Il prit le flacon  

     

    et, avec MANSOUR, son vizir, ils partirent à la campagne.

     

    Ils arrivèrent devant une marre où des cigognes se promenaient tout en claquant du bec d’une façon curieuse.

     

    « Que peuvent-elles bien se dire ?

     

    Essayons donc notre poudre magique », dit le calife.  

     

    Ils prisèrent une pincée de poudre en criant ensemble

     

    « MUTABOR ! ». 

     

    Et ils furent  changés en cigognes, avec de grandes pattes rouges, un grand bec tout rouge.

     

     

     

     

                                        

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

     

    « Vous avez un bien beau bec, Majesté ! –

    Tu as le même, dit le calife, et que tu es drôle !

    Mais gardons nous de rire,

    et écoutons ce que se disent les cigognes ».

     

    Et voici ce qu’ils entendirent.  

     

     

     

     

     

    « Chère Longues-pattes,

    me permettez-vous de vous offrir cette cuisse de  grenouille ? 

     

     - merci ma bonne Claque-bec,

    mais je n’ai pas le temps de manger une cuisse de grenouille,

    il y a un grand bal ce soir chez mon père,

    et il faut que je répète ma nouvelle danse ».

     

     

     Et la voilà qui arpente la prairie

    mais d’une façon si cocasse  .....

    que le calife et le vizir éclatèrent de rire.

     

    Ils reprirent aussitôt leur sérieux

    et essayèrent de retrouver le mot magique.

     

    « Voyons, dit MANSOUR,

    il faut se tourner vers la Mecque et dire …

    Me Me  Me … ».

     

    Malheur et malédiction !

    Ni MANSOUR ni le calife ne se rappelaient le mot magique !

    Ce qui voulait dire qu’ils étaient ensorcelés,

     et condamnés à rester des cigognes.

     

     

     

    Que faire ?

    Tristement ils parcoururent la campagne.

    Et que manger ?

     

    Des grenouilles ? Des lézards …

    ça ne les tentait guère.

    Ils cherchèrent des fruits, des graines, des herbes tendres.

     

     Puis ils s’envolèrent et retournèrent vers Bagdad.

     

    Car Khassid était le calife de Bagdad.

    De cela, il se rappelait bien !

     

    En quelques coups d’aile, ils survolèrent la ville de Bagdad,

    et se posèrent sur le toit du palais.

     

    Et là ils virent avec stupéfaction

    que l’on préparait de grandes fêtes ....

    en l’honneur du successeur de KHASSID,

    et ce successeur était MIZRA,

    le fils d’un enchanteur, d’un sorcier.

    Et justement cet enchanteur était là,

    et ils reconnurent le marchand qui leur avait vendu la cassette,

    ce petit homme gras, au teint sombre.

     

    KHASSID comprit alors qu’il était tombé dans un piège,

    et il décida d’entreprendre un pèlerinage à la Mecque

    pour essayer de rompre l’enchantement.

     

    Avec MANSOUR ils s’envolèrent aussitôt vers la ville sainte.

     

     

     

    Mais leurs ailes n’étant pas exercées pour un si long voyage, 

    la fatigue les obligea bientôt à s’arrêter.

    Ils se posèrent sur un château abandonné

    et se glissèrent à l’intérieur d’une tour.

    Et là ils entendirent des plaintes et des sanglots.

     

    Ils poussèrent une porte du bec,

    entrèrent dans une chambre.
    Elle était à peine éclairée par une petite fenêtre grillagée.
    Ils aperçurent une chouette.

    Elle pleurait de ses deux gros yeux ronds.

     

     

                                  

    -  Le calife cigogne - Conte de Wilhelm Hauff -

     

     

    La chouette essuya ses larmes du bout de son aile et dit :

    « Soyez les bienvenus !

    On m’avait prédit qu’une cigogne m’apporterait le bonheur ».

     

    Le calife lui fit le récit de leur aventure.

     

    « Alors nous sommes compagnons d’infortune,

    dit la chouette,

    je suis la princesse LOUSSA,

    et c’est ce même enchanteur,

    le père de MIZRA,

    qui m’a métamorphosée en chouette

    parce que je refusais d’épouser son fils.

    Et je sais que je ne sortirai de cet état

    que si un homme me demande en mariage ».

     

     

     

    La chouette essuya à nouveau ses yeux, et dit :

    « écoutez, 

    l’enchanteur qui nous a ensorcelé,

    le père de MIZRA,

    vient ici une fois par mois, dans la grande salle du château,

    pour y faire bonne chère

    avec des gens de son espèce, des magiciens.

    Il leur raconte généralement ses méfaits.

    Si vous pouviez l’entendre,

    peut-être prononcerait-il le mot magique que vous avez oublié. 

     

      – Oui ! s’écria le calife, c’est une très bonne idée,

    dites-nous vite où est cette salle ! 

    La chouette dit alors : 

    «Je vais vous le dire, 

    mais je mets une condition,

    car je ne veux pas rester un oiseau de nuit,

    c’est que l’un de vous deux promette de m’épouser ! ».

     

     

     

    Le calife et le grand vizir  se regardèrent,

    un peu inquiets.

    Ils s’en allèrent à l’écart.

     

     

    -  Mansour, dit le calife, épouse-la !

     

    -  Oh ! ma femme m’arracherait les cheveux

    quand j’arriverai à la maison !

    Et puis je suis vieux,

    tandis que vous, Sire,

    vous êtes jeune et vous êtes libre.

     

    - Oui mais si elle est bossue ?

     

      

    Pourtant le calife avait tellement peur

    de rester cigogne toute sa vie

    qu’il se décida à faire la promesse.

     

     

     

    La chouette fut ravie. 

    « Vous ne pouviez pas mieux tomber, dit-elle,

    c’est ce soir, en ce moment même, qu’à lieu le festin ». 

     Et elle les conduisit, à travers de longs couloirs,

    jusqu’à une vieille tenture.

     

    Par une déchirure de la tenture....

    ils aperçurent l’intérieur d’une grande salle,

    entourée de colonnes,

    éclairée par des lampes multicolores.

     

    Autour d’une table basse, couverte de mets exquis,

    huit hommes étaient assis,

    parmi lesquels ils reconnurent le marchand qui leur avait vendu la poudre magique,

     ce marchand qui n’était autre que l’enchanteur, le sorcier, le père de MIZRA.

     

    Le repas s’achevait.

    L’enchanteur se mit à raconter à ses amis les magiciens

    le mauvais tour qu’il avait joué au calife.

    Les magiciens rirent beaucoup,

    et l’un d’eux demanda:

    « Quel mot magique leur avais-tu donné ? –

    Oh, un mot latin, bien facile à prononcer pourtant :

    MUTABOR ».

     

     

     

    Dès que les deux cigognes eurent entendu ce mot,

    elles se mirent à courir de toute la vitesse de leurs longues pattes

    jusqu’à la porte du château.

     

    Là elles se tournèrent vers la Mecque

    et en s’inclinant par trois fois elles crièrent :

     

    MUTABOR ! MUTABOR ! MUTABOR !

     

    Et aussitôt le calife et le vizir redevinrent des hommes

     Ô merveille !

    Et ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre,

    riant et pleurant tout à la fois !

     

     

     

    Mais quelle surprise  !

    quand ils se retournèrent,

    ils virent devant eux une jeune femme

     

      aussi belle que le soleil

    qui leur dit en souriant :

    « Me reconnaissez-vous ?

    Je suis votre malheureuse chouette ! ».

    Le calife fut ébloui par la beauté de la princesse,

    et bien content de s’être engagé à l’épouser.

     

     

     

    Tous trois regagnèrent Bagdad.

    Le peuple fit la fête à ses souverains retrouvés.

     

    L’enchanteur et son fils MIZRA

    furent contraints de manger la poudre magique,

    et par elle ils furent transformés en cigognes. 

    On les mit en cage.

     

    Le calife épousa la princesse LOUSSA.

     

    Quant à MANSOUR,

    il retrouva sa femme, sa maison et ses enfants.

    Et ils vécurent tous très heureux.

     

     

     

    ***

     

    Bon dimanche les amis.

     

     

    ***


  • Commentaires

    22
    Mardi 18 Février à 20:56

    ... "Der Kalif Storch" von W.Hauff on l'avait apprise à l'école. Beaucoup plus tard ici en Suisse, j'ai aussi acheter les contes de Grimm. J'ai même trouver dans la rue un merveilleux ouvrage  des contes Andersen avec des dessins sublimes d'Anne Andersen. Grande "Fan" des contes et de toi... merci, également pour tes dessins.

    ... et une fois c'est n'est pas coutume, ein Märchenkuss pour toi, grand conteur!

      • Mardi 18 Février à 21:25

        -  Réponse   à    -  Monika  - - - -

        Ah super ! Ce conte, je ne le rattachais à aucun souvenir personnel.

        Là tu nous partages ton expérience et il prend soudain racine dans la concret de tes souvenirs.

        Super : l'aura autour de "nos contes" s'élargit.

        Yawoll, Märchenkuss !

    21
    Lundi 17 Février à 20:28

    Bonsoir pinson,

    J'ai dû lire ton conte car le début me dit quelque chose mais pas l'aventure que vivent le calife et son vizir. 

    C'est un superbe conte. Il m'a transportée à travers lui.

    Nous sommes tous curieux et bien souvent la curiosité nous pousse à accepter ce que nous proposent certains... charlatans, escrocs. Tout comme le calife et le vizir, je me serai faite avoir car il est bien tentant parfois de savoir ce que se disent les animaux. 

    Les voilà bien punis tous les deux de s'être moqués. Il est vrai aussi que devant certaines situations on a tendance à rire ou à sourire.

    Tout se finit bien. La jolie Chouette était là pour les aider à retrouver le mot magique et leur apparence et de plus le calife a beaucoup de chance car la Chouette redevient princesse et de plus qui est très jolie, le vizir retrouve sa petite famille et le méchant est punit. 

    Toujours de magnifiques dessins et le plaisir de te lire; merci pinson.

    Bonne soirée et bise à toi pinson.

      • Mardi 18 Février à 21:18

        -  Réponse   à    -  Mari jo  - - - -

        Merci de te laisser ainsi transporter ! 

        Et tu as bien raison.

        Pendant très longtemps (de très nombreuses années) j'ai cru qu'il fallait absolument que je comprenne  tout par le détail pour tirer d'un conte tout son bénéfice. En fait ce n'est pas vrai. Il suffit de se laisser transporter, charmer.

        Le reste se passe dans notre inconscient, sans effort.

        Alors lire un conte n'est plus un effort

        mais un pur plaisir ... que nous partageons !

        Bonne nuit Mari jo.

    20
    Lundi 17 Février à 10:44

    J'ai beaucoup aimé à lire ce conte que je ne connaissais pas!!! De plus la chouette en dessin (symbole de sagesse) est belle, c'est pourquoi elle devint une très belle jeune femme!! hihi  Il faut toujours se méfier des marchands ambulants car la provenance de leur marchandise est souvent douteuse!!!hihi  Bisous Fan

      • Lundi 17 Février à 11:52

        -  Réponse   à    -  ISIS  - - - -

        Une très belle jeune femmes avec des yeux immenses sans doute !

        Et oui, se méfier, et puis un jour on ne se méfie pas....

        et voilà, crac !

        Belle journée pour toi.

    19
    Simone
    Dimanche 16 Février à 22:42

    Hum !!! but why not !!!

    Bonne nuit Mr K

      • Lundi 17 Février à 09:47

        -  Réponse   à    -  Simone   - - - -

        Yes, et cela permettrait de supposer que l'origine de ce conte serait très ancienne et qu'il aurait circulé dans toutes les tribus sémitiques bien avant notre ère, aussi bien les tribus israéliennes que les tribus arabes.

    18
    Danielle
    Dimanche 16 Février à 20:49

    Voilà, je viens relire ce conte plus posément. C'est vrai que se rapprocher du monde animal pour essayer de mieux le comprendre, se "mettre dans leur peau", construire des liens profonds et sincères, comprendre le mystère de leur vie, de leur comportement et de leurs réactions, leur langage... c'est une chose dont on peut  rêver. Oui mais voilà : pour un moment, pas d'une manière définitive !

    J'aime tes dessins, cette jolie chouette aux grands yeux, tu sais combien j'admire la discrétion de ces oiseaux, leur vol silencieux, rapide et élégant, leur plumage si doux. J'ai un gros faible pour ces rapaces nocturnes que je trouve magnifiques, notamment les effraies. Bon, je crois que je m'éloigne du sujet smile ! Le calife et Mansour ont vécu une aventure passionnante mais non sans danger, ils ont connu la joie de voir leur rêve se réaliser en se transformant en cigognes mais la fin est heureuse : ils trouvent l'amour et le bonheur après quelques péripéties, l'enchanteur-sorcier est puni. Tiens, si j'essayais le mot magique ? J'en aurais bien besoin !!! Je promets de ne pas rire... hélas, pour l'instant je ne pense pas que cela puisse marcher. Bonne soirée pinson, légèrement pluvieuse chez nous. Danielle

      • Dimanche 16 Février à 21:21

        -  Réponse   à    -  Danielle   - - - -

        Comprendre le langage d'un animal pour mieux le connaitre, parfait, mais  il n'est pas question de devenir un animal.

        C'est la même chose pour les humains : comprendre ce qu'ils vivent (si nous pouvons !) c'est très bien car nous les sortons alors de leur isolement,  de cette peur panique d'être perdu dans un monde vide.

        Nous portons avec eux  leurs propres soucis, leur détresse, et cela change tout dans le dynamisme de leur vie. Mais nous ne devenons pas eux ! Sinon nous serions nous mêmes emportés par la furie du courant.

        Pour aider quelqu'un qui se noie dans une rivière, il vaut mieux être solidement debout sur sa berge. Préoccupe toi donc d'abord de ta propre stabilité.

        Bonne soirée Danielle.

    17
    Simone
    Dimanche 16 Février à 19:44

    Mutabor ??? Pas précisément, c'est sans doute un mot magique et il faut lui garder son mystère tu ne crois pas Mr K ? Il faut savoir ne pas savoir smile

      • Dimanche 16 Février à 19:54

        -  Réponse   à    -  Simone   - - - -

        tu as sans doute raison,  la  sagesse voudrait  que l'on admette de "ne pas savoir.

        Mais pour réveiller ma curiosité, JPA décompose ce mot en

        MU THABOR .... Mont Thabor ?

        ce qui donnerait une note juive à ce conte islamique.

    16
    Simone
    Dimanche 16 Février à 15:35

    Heureusement que tu n'as pas dit le 3ème Mutabor sinon.............

      • Dimanche 16 Février à 17:31

        -  Réponse   à    -  Simone   - - - -

        ah dis-moi, sais-tu ce que veut dire le mot mutabor ?

    15
    Danielle
    Dimanche 16 Février à 13:42

    Bonjour pinson, ce conte est très agréable, il me plait beaucoup et j'apprécie de le retrouver. Heureusement que la chouette a laissé apparaître une jolie princesse belle comme un soleil, sinon le calife aurait peut-être regretté d'avoir promis de l'épouser. Je n'ai malheureusement pas le temps de commenter plus en détail, je dois partir très vite (et je n'ai pas la même chance que le calife...). Je reviendrai relire et écrire un commentaire plus précis. Bon après-midi pinson paisible. Danielle

      • Dimanche 16 Février à 17:30

        -  Réponse   à    -  Danielle   - - - -

        Ah toi aussi, mouette, il te plait, alors je suis vraiment ravi !

        Car, oui, j'avais des doutes. Parfois je n'en ai pas car le conte m'emporte tout de suite  comme la fusée de Tintin l'emporte sur le lune. Mais là, non, il fait partie des contes vis à vis desquels je nourris une sorte d'ambivalence.

        Je ne devrais pas, je  sais, mais seulement me laisser charmer. Mais je suis ainsi fait que je me pose des tas de questions. Pourquoi  et comment sommes ainsi assignés à des comportements  qui ne sont pas les nôtres ? A qui obéissons-nous alors ? Comment pourrions nous nous libérer de ce sort qui aurait été jeté sur nous? 

        Tu vois, c'est un peu le thème de l'homme aux abeilles, mais avec une issue opposée, car dans un cas les victimes de la transformation magique retrouvent leur état antérieur (que l'on suppose idyllique) alors que dans l'autre l'homme redevient "comme il était avant" (avant l'intrusion du magicien, ou du sorcier, du serpent, etc ...)

        Et oui, je suis hanté par cette question :

        quelle est notre vraie nature ? 

        Que nous est-il arrivé pour nous transformer ainsi ?

        Je te souhaite une soirée plus calme, Danielle.

    14
    Simone
    Dimanche 16 Février à 11:24

    Ah que j'aime cette histoire. Moi qui fut nourrie aux 1000 et 1 nuits, voilà... je retombe en enfance....facile, j'y ai toujours gardé un pied.
    Merci Mr K.

      • Dimanche 16 Février à 14:34

        -  Réponse   à    -  Simone   - - - -

        Hello Simone !

        C'est vrai que d'avoir baigné une partie de notre vie dans le parfum de Shéhérazade   creuse en nous comme une sorte  de nostalgie. Certaines périodes heureuses de notre enfance laissent  en nous cette même trace, cette même envie de les retrouver.

        Merci à toi, et belle journée.

    13
    Charlène
    Dimanche 16 Février à 10:42

    Un petit conte chaque dimanche c'est un rendez-vous bien agréable :)

    Merci pour ce beau partage ! 

    Et belle journée, ensoleillée pour toi aussi je l'espère

    Charlène

      • Dimanche 16 Février à 14:15

        -  Réponse   à    -  Charlène   - - - -

        Oui ma Charlène, un air plutôt  doux  et bien ensoleillé,

        mais je suis comme rabougri par le froid de ces dernières semaines

        et je me sens plutôt comme un convalescent qui a hâte de sortir de cette période et de retrouver toute son énergie.

        Mutabor, Mutabor !!!!

    12
    lenez o vent
    Dimanche 16 Février à 09:25

    Quel joli conte !!!

    je me suis laissée enchanter

    Merci Pinson

    agréable dimanche

      • Dimanche 16 Février à 14:10

        -  Réponse   à    -  lenez o vent   - - - -

        ah c'est bien !

        tu sais, quelque soit ce que je pense moi, j'ai toujours un doute sur la façon dont tel ou tel conte va être lu, et reçu.

        Alors ce que tu écris, et ce qu'écrivent Charlène et  Simone, me rassure.

        Merci à vous de m'avoir dit  ces paroles.

        Bon dimanche pour toi aussi.

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