• - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Dirigeons-nous notre vie ? 

    Choisissons-nous notre lieu de vie,

    notre métier, notre conjoint ? 

     

    En apparence oui.

    Enfin nous le croyons

    et c'est partiellement vrai : 

    nous choisissons  sur une certaine palette de possibilités.

     

    Si nous prenons du recul

    nous pouvons avoir des doutes sur notre "liberté"

    lors de chacun de ces choix.

     

    J'aime bien ce proverbe : 

     

    la chèvre broute là où elle est attachée

     

    Faut-il s'en plaindre ? 

     

    Par moment, alors que je tente de voir le trajet de ma vie,

    avec mes lenteurs incompréhensibles à progresser,

    mes échecs, mes fausses routes, mes fautes,

    je pourrais me lamenter,

    me condamner.

     

    Mais alors ce serait imaginer quoi ?

    Une vie "idéale" qui devrait être semblable au trajet d'une flèche dans le ciel ? 

    Qui en aurait fixé la trajectoire ?

     

    Nos vies sont loin de cela.

    Plutôt une suite de tâtonnements.

    Une succession de rencontres de hasard,

    une suite de décisions prises au petit bonheur la chance. 

     

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

     

    Et justement ...

     

    le plus précieux de ce qui peut nous être donné de connaitre dans nos vies,

    en particulier le plus essentiel  :  nos amitiés, nos amours,

    n'est-il pas le fruit de cette imprévision apparente ?

    Le fruit d'une multitude de hasards ?

     

    Je viens de lire une phrase tirée de la sagesse juive,

    plus précisément de la pensée hassidique,

    et la voici :

     

     

     

    Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît

    tu risquerais de ne pas te perdre

     

     

     

    Vous avez bien lu  :    " de ne pas te perdre "

    Il faudrait donc se perdre,  errer,  se tromper,  s'égarer

    avant de trouver

    et même  pour trouver

    pour trouver l'essentiel de ce que peut nous apporter notre existence

    au terme d'une aventure strictement personnelle,

    comparable à aucune autre.

     

    Voilà qui éclaire d'une toute autre façon 

    ce que nous jugeons comme du temps par nous gâché,

     du temps perdu dans notre parcours.

     

     

    *

     

    Hier j'ai entendu le cri répété des grues cendrées, bien avant de les voir. 

    J'aurais dû me précipiter pour aller chercher mon apn

    mais je ne l'ai pas fait 

    et elles sont arrivées, très basses, à la cime des arbres, à peine au-dessus,

    il me semblait voir leurs pattes, plaquées contre leur corps, à l'horizontale. 

    Mais au lieu de simplement passer, elles se sont mises en vol circulaire,

    comme dans un grand manège, et là je suis parti vite chercher l'apn.... !

    Hélas. 

    Leur vol  "en rond" avait une raison : elles venaient de trouver une "thermique", 

    une colonne d'air ascendant, qui fonctionnait pour elles comme un véritable ascenseur. 

    Quand je suis revenu 3 minutes plus tard, elles étaient déjà bien plus hautes,

    donc bien plus petites visuellement, à tel point que j'ai dû les chercher.

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Les voyez-vous , en haut et à droite ?

     

    Elles étaient encore (certaines) en vol circulaire (ascendant)

     certaines commençaient à former le vol  " en V "

     

    Quelques secondes encore, le V était formé,

    et toutes, parvenues à une bonne altitude,

    reprirent  la direction du Nord-Est

    vers le Lac du Der,

    en Champagne.

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Pourquoi ressentons-nous une émotion si forte devant ce spectacle ? 

    Est-ce l'évidence de leur solidarité ? 

    Cette solidarité   ( " fraternité " ) qui semble tellement nous manquer... 

     

    En tout cas , c'est certain, les voyant partir, mon coeur s'est "serré".

    Est-ce parce que je vis seul ? 

    Chaque année il en est de même.

    J'ai chaque fois une impression curieuse ... qu'elles m'abandonnent,

    me laissant là, orphelin ... 

    comme si durant ces rapides minutes je faisais partie de leur groupe.

     

    Aussi le soir, au coucher du soleil, ce spectacle ne m'a pas étonné :

     

     

     

    - Eloge de l'imprévu -

     

     

    Non, ce n'est pas un incendie dans la forêt qui m'entoure.

    Mais une fantaisie des rayons lumineux au soir de ce jour dramatique

    où ces grues, dans le ciel, m'ont donné encore une fois  à voir

    ce qu'était la solidarité que tisse l'amour

    dans l'espace et le temps

    en forme de V

    V

    comme Victoire !

    Victoire sur la mort.

    Ceux que nous avons aimés volent devant nous.

     Si nous rencontrons l'amour, alors nous avons rencontré le meilleur des possibles.

    L'amour de nos ainés demeure en nous,

    il est notre raison de vivre, il nous porte,

    comme l'air porte la grue qui vole dans le sillage de celle qui la précède.

     

    Ainsi se constitue une chaine d'amour

    qui pour nous les humains  s'inscrit dans le temps.

     

    Mais quel est donc notre " Lac du DER "? 

     

     

     

    ***

     

     


  • Commentaires

    27
    Mardi 5 Mars à 19:29

    Bonsoir pinson,

    Je ne pense pas que l'on dirige notre vie, je pense que c'est elle qui nous dirige. Elle nous offre des chemins avec toutes sortes de possibilités et c'est à nous de décider. Sur ces chemins, il y a des contraintes parfois très difficiles que l'on croit insurmontables et c'est encore à nous de faire en sorte qu'elles le soient. Mais la vie sait aussi nous donner de belles choses et une fois de plus c'est à nous de jouer si je puis dire ainsi.

    La Liberté est un bien grand et joli mot que j'aime beaucoup mais sommes nous libres durant notre vie ? Là aussi, je ne pense pas que nous le soyons. Enfin nous le sommes un peu mais en y réfléchissant sur notre parcours, il y a des Libertés que nous ne pouvons pas prendre, mais c'est la vie.

    La vie idéale, je pense aussi qu'elle n'existe pas. Qu'elle ne peut pas exister car la vie est faite de contraintes, d'embûches tout au long de son chemin bien que chacun ai sa vie et bien souvent différente. Même les milliardaires ne sont pas aussi heureux que l'on croit, eux aussi trouvent sur leurs  chemin des tas de soucis car l'argent ne fait pas tout. Mais la vie nous offre aussi de bonnes choses dont il faut profiter car il y a toujours à un moment ou à un autre, où quelque chose vient ternir ces bonnes choses. En fait, pour moi la vie est faite de bonheurs et malheurs.  Comme l'on dit: la vie n'est pas un long fleuve tranquille. 

     Je suis allée voir ce qu'était une pensée hassidique car je ne connaissais pas ce mot et j'aime beaucoup ce que tu écris à propos de cette pensée. Mais en lisant cette pensée, je me pose cette question : est-ce que quelqu'un connait vraiment notre chemin ? Car nous nous sommes tous perdus à un moment ou à un autre dans notre vie et je pense que l'on peut encore s'égarer tant qu'elle n'est pas finie. Dès la première fois que j'aie lu ton article, ce passage m'a interpellé et souvent il me revient en tête. Depuis que je suis seule, je me penche souvent sur mon parcours pour essayer de comprendre ma vie, mes choix et et aussi mes erreurs et là il y en a beaucoup. 

    Les Grues aussi sont passées au-dessus de chez nous et c'est dommage que je ne suis pas allée cherché mon appareil car on les entend de loin. j'aurai eu le temps mais j'ai attendu bêtement de les voir. Un seul groupe était en V. J'en ai vu un autre se former. C'est un spectacle que je ne rate jamais car elles passent chaque année mais lorsqu'elles redescendront, il faudrait que j'aille chercher mon appareil. J'adore tes photographies car rare est de les voir en groupe. Bien souvent, les téléobjectifs et les zooms sont dirigés sur deux ou trois Grues. 

    Tu as eu un magnifique coucher de soleil et ta photographie me fait rêver car par chez nous c'est rare d'avoir de telles couleurs. Bien que nous en avons eu un beau mais qui n'avait pas ces couleurs intenses il n'y a pas longtemps mais le temps de prendre l'appareil, de faire le réglage et hop, c'était fini. Mais il faut dire que je dois marcher au ralentit en ce moment. 

    Je suis désolée de mettre si long mais pas facile de répondre par écrit pour moi, je n'ai pas réussi à bien m'exprimer.

    Bonne soirée et bise à toi pinson.

      • Mardi 5 Mars à 20:21

        Réponse   à   -  Mari jo 21  - - - -

        Mais si Mari jo, tu t'exprimes très bien

        mais ces notions de liberté, de choix de vie que nous faisons, de nos réussites et de nos échecs, tout cela est si compliqué qu'il n'est pas facile d'exprimer notre ressenti dans ces domaines.

        C'est peut-être l'une des joies du jardinage de nous faire aborder ces mystères de la vie qui se développe d'une façon concrète et surtout dans un petit laps de temps, au moins pour nos légumes dont le cycle de vie se parcourt souvent en une année.

        "Voir" notre parcours est plus difficile, mais tellement passionnant !

        Bientôt le printemps Mari jo, ça va être magnifique !!!

        Bonne semaine.

    26
    Dimanche 3 Mars à 20:31

    Bonsoir pinson,

    Je viens te souhaiter une bonne soirée et je commenterai ton article demain. Je vais le relire tranquillement au coin de la cheminée en fin de soirée.

    Je ne comprends rien, plus les journées rallongent et j'ai de moins en moins de temps.

    Bonne soirée et bise à toi pinson. 

    A demain.

      • Lundi 4 Mars à 22:57

        Bonsoir pinson,

        Je suis désolée mais je n'ai pas terminé mon commentaire et il est déjà beaucoup trop long. Il faut dire que je suis venue tard, je n'ai pas encore vu le temps passer. Je ne suis pas allée sur les blogs et n'irait que demain. Je vais passer mon article pour demain et éteindre ma petite machine et je reviendrai demain mais beaucoup plus tôt.

        Bonne soirée et bise à toi pinson.

        A demain.

         

      • Dimanche 3 Mars à 21:38

        Réponse   à   -  Mari jo 21  - - - -

        Mais oui Mari jo , les journées s'allongent, mais les travaux extérieurs se multiplient et la masse de travail va augmenter au moins jusqu'en juin d'une façon... inquiétante ! 

        Je t'imagine devant la cheminée... 

        heureuse Mari jo  !

        Bonne semaine. 

    25
    Danielle
    Jeudi 28 Février à 21:19

    Bonsoir pinson, en parlant de la migration des grues j'ai oublié de te dire que cette année trois cygnes chanteurs sont venus hiverner sur l'étang de Villeneuve-lès-Maguelone où nous avions pu admirer les flamants roses et promener dans cette nature encore sauvage et grandiose. On les distingue des cygnes tuberculés par la couleur de leur bec jaune et noir. C'est un oiseau très rare chez nous car en hiver il migre vers l'Europe centrale, une bien jolie observation... pour qui dispose de temps et de loisirs. As-tu toujours tes canards blancs sur l'étang ? C'est le moment ou jamais de te munir de ton APN yes !!! Bonne fin de soirée pinson. Danielle

      • Jeudi 28 Février à 21:53

        Seconde réponse   à   -  Danielle  - - - -

        Pour ça oui, ils le défendent bien, et même un peu trop !

      • Danielle
        Jeudi 28 Février à 21:45

        Ooooh !!! Pinson !!! Ils défendent leur territoire... non mais... Bon je suis bien embêtée car je ne sais pas trop où il faut cliquer pour que ma courte réponse paraisse à la bonne place.

      • Jeudi 28 Février à 21:32

        Réponse   à   -  Danielle  - - - -

        hello bonsoir Danielle. ! 

        3 cygnes "chanteurs" ?

        Alors les as-tu entendu chanter ? 

        L'étang de Villeneuve-lès-Maguelone... ce lieu si émouvant par son passé volcanique et par sa merveilleuse faune reste en effet dans ma mémoire.

        Oui, mes canards blancs sont toujours là, mais je leur en veux un peu car ils interdisent l'arrivée des cols verts ! J'ai parfois l'envie de les passer à la casserole ! 

        Bonne soirée mouette.

    24
    Danielle
    Mercredi 27 Février à 18:16

    Bonsoir pinson, je viens relire ton article avec attention même si mes journées se déroulent bien trop rapidement et avec pas mal d'agitation (!)

    Dirigeons-nous notre vie ? Sans hésitation je répondrais NON, c'est plutôt elle qui nous dirige et nous impose ses contraintes par une succession d'événements parfois heureux, plus souvent compliqués, tristes et difficiles. Nous sommes confrontés à des décisions délicates, des incertitudes, des peurs, des changements quotidiens  (évolution ?) qui nous conduisent à des transformations et des bouleversements. Croire que nous avons la possibilité, le pouvoir de choisir ? Le destin se charge d'intervenir dans cette illusion et bien souvent nous ne maîtrisons pas la situation ! Le chemin d'une vie idéale n'existe pas, le parcours est souvent sinueux, complexe et pesant. Du temps perdu dans notre parcours ? Se tromper, s'égarer... l'essentiel n'est-il pas d'arriver ?Pourquoi penser que tu exagères ? Je ressens un peu la même chose : un vertige dans mes pensées, la folle envie de me laisser entraîner par des courants pour échapper à une réalité trop lourde...

    Depuis plusieurs jours le beau temps favorise la migration des grues, des vols très importants sont observés partout le long des couloirs migratoires et tu as la chance d'être sur le parcours principal, encore une chose que je ne verrai pas cette année, je crois que je vais me contenter de tes photos, c'est une petite consolation ! Bonne soirée pinson. Danielle

      • Mercredi 27 Février à 21:27

        Réponse   à   -  Danielle  - - - -

        Sans aucun doute, Danielle, je suis d'accord avec toi : nous ne dirigeons pas nos vies. Tout nous est donné  (ou imposé ?) comme d'abord le fait de vivre. De vivre en tel pays, à telle époque, dans telle famille, avec tel sexe...

        Une comparaison me vient à l'esprit : être vivant, avoir un corps et un esprit, c'est comme être le capitaine d'un navire, mais d'un navire que nous n'avons pas choisi, et qui est en train de traverser une mer inconnue, sinon par ce qu'en disent les autres marins rencontrés, mais ils n'en connaissent pas plus que nous-mêmes ! 

        Allons-nous rencontrer des tempêtes, des icebergs, des cachalots géants, des conteneurs perdus, des pirates sanguinaires même ? 

        Sur tout cela nous n'avons aucun contrôle. Nous ne pouvons que faire face au mieux à ce qui se présente.

        En fait la seule chose que nous puissions faire est d'épouser notre vie, de nous prendre nous même en  charge, sans réticence, mieux même : avec enthousiasme !

        Et quand survient une tempête, de lui faire face jusqu'au bout !

        C'est ce que tu fais, et c'est bien. 

        Courage, et confiance dans la vie : elle a plein de ressources inconnues de nous !

         

    23
    Fan
    Mercredi 27 Février à 15:47

    ... je n'ai jamais observé un vol de grues, dommage pour moi! Et demander mon chemin, je le fait, sauf me suis perdue dans les sentiers parfois plein de poésie mais souvent avec pas mal d'orties et... ça pique! Et nous vivons en ce moment un temps (météo) de rêve...je me demande alors, à quand le déluge?

    Belle journée

     

     

      • Mercredi 27 Février à 16:58

        Réponse   à   -  Fan  - - - -

        Bonjour Fan.

        Ah tu n'es pas dans un couloir de migration de ce peuple gracieux ! Ce couloir traverse la France en diagonale,  depuis le Pays Basque jusqu'aux lacs de Champagne (première escale !) puis direction les Pays Scandinaves ....

        Cette phrase (hassidique) est évidemment à écrire avec des guillemets. 

        Elle signifie me semble-t-il que personne n'est apte à tracer notre route, nous avons à l'écrire nous mêmes, au travers de tous les aléas que nous allons rencontrer.

        Bonne soirée Fan.

    22
    lenez o vent
    Mardi 26 Février à 22:10

    Nos parcours sont le reflet de nos obligations

      professionnelles, familiales , parfois des évènements  nous font

    emprunter des chemins de traverse qui nous permettent de vivre, de  voir différemment

    et cela nous interroge comme tu le dis si bien.

    Vivons pour notre mieux-être quand c'est possible.

    Les vols des grues te saisissent chaque année,  et t'amènent à des réflexions profondes,

    j'apprécie de regarder leurs colonies solidaires

    Merci de partager et de nous permettre de penser à nos vies

    j'aime ton dessin

    Bisous Pinson

     

      • Mardi 26 Février à 22:28

        Réponse   à   -  lenez o vent - - - -

        Comment voyons-nous notre vie ? 

        Souvent sans beaucoup de recul, nous avons alors en somme le nez sur la vitre, en prise directe avec la réalité , avec nos limites, nos difficultés.

        C'est peut-être là  où le passage d'un vol de grues a quelque chose de magique. Il nous arrache complètement, pour un temps bref, à notre réalité pesante : nous sommes comme aspirés dans une pure contemplation. Aspirés et comme hissés dans le ciel avec elles. 

        Mais elles une fois disparues... nous nous retrouvons là, les pieds dans la glaise .... ah non, nous ne sommes pas des oiseaux migrateurs : la chute dans la réalité est brutale !

        Bonne nuit Armel.

         

    21
    Charlène
    Mardi 26 Février à 20:41

    Ce sont de bien belles réflexions et photos que tu nous offres là.  Le passage de ces oiseaux migrateurs me rend toujours admirative moi aussi, et il est vrai un brin nostalgique, sans doute parce que le moment est éphémère. Les habitants de la région du Lac de Der doivent le voir autrement eux, comme le retour à la maison d'un proche, avec ce qu'il implique de réconfortant. Nous avions failli accepter une offre d'emploi toute proche de ce lac en septembre dernier justement.

    Comme tu le dis si bien les chemins tortueux que nous empruntons dans notre vie nous réserverons toujours des surprises et il serait bien dommage de vouloir regarder la carte et prévoir l'itinéraire en avance. A chacun son Lac du Der à découvrir en temps et en heure ! 

    Et n'oublions pas que ce n'est pas parce que l'on vit seul que l'on est seul, j'ai souvent une pensée pour mon Papette jardinier, et ses liens familiaux ou amicaux que l'on tisse au cours de notre vie restent dans le temps comme tu le dis si bien. Je pense également à Maman (qui je le sais lira ton article et ces lignes) et aux passions et projets qui vous animent tous les deux et qui remplissent vos vies qui ne sont qu'en apparence "solitaires". 

    Bises Tarnaises où le printemps semble déjà là,

    Charlène

     

      • Mardi 26 Février à 22:12

        Réponse   à   -  Charlène - - - -

        Bonsoir chère Charlène.  

        Et bien j'ai pensé comme toi que les habitants de la région du Der devaient en effet voir  ces oiseaux d'une façon complètement différente de nous. Pour nous qui les voyons seulement passer, ce sont des êtres presque mythiques, j'allais dire presque irréels, imaginaires, magiques !!!

        J'ai bien pensé à toi quand il a fait très froid et je me suis dit que tu allais, dans le Tarn, faire l'expérience des routes enneigées, mais comme le temps change vite, nous parlons déjà de printemps !!!

        Que vivre seul ne signifie en rien la solitude, je suis entièrement d'accord. Mais cela nous entrainerait beaucoup trop loin, il vaut mieux que je m'arrête tout de suite ....

        Plein de bisous de papette pour toi.

    20
    Simone
    Mardi 26 Février à 20:12

    Se perdre....je n'ai fait que ça, avec ma manie de toujours vouloir prendre les chemins qui quittent la route droite.Ils m'ont valu des déboires et d' extraordinaires moments. 

    Et sais-tu ? j'adore ton petit personnage feuillu. Il a le regard candide d' Oscar mon adorable polisson de chiot. 

      • Mardi 26 Février à 21:53

        Réponse   à   -  Simone - - - -

        Je vois : toujours aussi amoureuse de ton petit compagnon poilu !

        Une idée me vient soudain : le chien familier est en somme exactement l'opposé  des grues.

        Les grues nous les voyons quelques dizaines de secondes, et elles s'éloignent irrémédiablement. Elles ne nous appartiennent pas, semblent nous ignorer, ne nous demandent rien. Ce sont comme des anges qui passent  ........... 

        Le chien devient ton adorable compagnon, inséparable de toi, jour et nuit... 

        Ah tu m'ouvres là une nouvelle piste de réflexion ! 

    19
    Danielle
    Mardi 26 Février à 18:46

    Bonsoir pinson, je viens à peine devant mon écran et je découvre cet article, je te livre immédiatement ce que m'inspirent tes lignes. Chaque vie n'est comparable à aucune autre, ce que nous apporte l'existence est si différent dans le chemin parcouru. Nos choix de vie sont parfois inattendus, plus ou moins heureux mais je crois qu'on pense bien faire lorsqu'on prend les décisions que nous croyons bonnes au moment où elles s'offrent à nous. J'y reviendrai plus longuement car là je suis assez fatiguée et j'ai du mal à exprimer mon ressenti mais je suis tout à fait d'accord avec ton analyse.

    Les grues en effet paraissent être si haut, presque minuscules portées par l'air ascendant avant de reprendre leur vol si caractéristique qui leur permet de se relayer et pouvoir voler plus facilement à tour de rôle, elles sont solidaires, complémentaires. Unies elles s'entraident pour parcourir leur long voyage. Ton article est plein d'émotion et je comprends parfaitement ce que tu ressens, ta sensibilité est palpable dans tes mots. L'amour que tu évoques si joliment c'est la Vie, l'Espoir, la Force, il nous porte et nous aide à traverser les difficultés, les tourments... Bonne soirée pinson, j'espère que tu auras eu encore d'aussi beaux couchers de soleil, c'est magnifique. Danielle

      • Mardi 26 Février à 21:43

        Réponse   à   -  Danielle - - - -

        Bonsoir mouette. Il n'est pas facile, lorsqu'on est justement en train de vivre des évènements difficiles, éprouvants, de prendre un recul suffisant pour jeter sur eux un regard apaisé. Je te remercie d'autant plus de ton commentaire.

        Je dois t'avouer que je ne comprends pas bien pour quelles raisons la vision de la migration des grues me touche si profondément. C'est pour moi comme si elles avaient le pouvoir de déchirer l'énigme du temps, comme si elles créaient une sorte de vertige dans ma pensée même, comme si elles détenaient les clés de mon passé et de mon avenir. 

        Tu vas penser que j'exagère, mais voilà, je l'ai dit ! 

        Bonne soirée Danielle. 

         

    18
    Héléne
    Mardi 26 Février à 15:13

    La sagesse vient avec  les années... Oui, heureusement que nous ne connaissons pas notre destin... l'imprévu nous guette, j'ai ma part  d'imprévus, soit le déroulement de mavi et l'amour, le plus important à mes yeux...Alors, ne regardons pas en arrière....c'est souvent trop douloureux, essayons de voir, autour la beauté de la nature et  de vivre le jour actuel, sans penser à demain. Les photos sont superbes... Heureux les oiseaux;;;;et les pinsons! Avec mes salutations amicales//Héléne

    D

      • Mardi 26 Février à 21:29

        Réponse   à   -  Hélène  - - - -

        Penser au déroulement de sa vie, n'est pas regarder vers le passé (avec nostalgie) mais une démarche indispensable pour mieux comprendre le présent.

        C'est peut-être la seule façon d'être heureux en ces jours qu'il nous est encore donné de vivre.

        Bonne semaine Hélène.

    17
    Mardi 26 Février à 10:09

    Nous avions déjà évoqué ces notions de parcours plus ou moins chaotiques et fruits de rencontres imprévues ou pas.

    Laissons nous guider ...

    belle journée à toi

      • Mardi 26 Février à 21:19

        Réponse   à   -  LMPT73 - - - -

        Se laisser guider, oui, car combattre les courants qui nous entrainent est aussi vain qu'épuisant.

        Et pourtant il nous faut être parfaitement lucide sur ces forces qui nous dépassent. Il y a donc une subtile contradiction dans cette attitude..       Trop compliqué pour ce soir !!!

        Bonne semaine Dominique.

    16
    Mardi 26 Février à 09:24
    Catherine D

    Comme il me touche ton billet  ce matin...
    On ne choisit pas, on s' adapte, ou du moins on essaie ! Je rentre de Paris où j'ai passé 4 jours chez une amie. J'ai retrouvé des lieux si familiers, et différents, car j'ai tant d'années en plus, d'énergie en moins et les choses ont changé en mieux ou en moins bien. Si on m'avait dit que je vivrais au bout du monde, je n'y aurais pas cru tellement j'aimais cette ville. Où j'ai vu les traces du passé de Suznne Valadon, (entre autres choses...) sa si jolie maison reconstituée.
    Je rêve de revoir les grues en vol, mais elles ne passent pas souvent par ici
    il y a quelques années j'étais de passage à Bourges, elles sont passées assez bas au-dessus de la cathédrale .
    J'y ai vu un miracke !
    Belle journée, bises

      • Mardi 26 Février à 21:09

        Réponse   à   -  Catherine D - - - -

        Bonsoir Catherine. Retourner à Paris quand on y a vécu une partie importante de sa vie (mais ce doit être pareil pour toute autre grande ville) est finalement une épreuve, car y retrouver les lieux connus est une émotion presque douloureuse dans la mesure où finalement tout est différent, ce qui souligne l'écoulement du temps et l'éloignement définitif de ce passé qu'on s'imaginait retrouver.

        On retrouve seulement des traces, comme toi celles de Suzanne Valadon, et si pour l'étranger les peintres montmartrois semblent toujours présents, nous savons bien, nous, qu'ils ne sont plus là, pas plus Utrillo que les autres.

        Dans le fond, ils ont disparu à l'horizon du temps de la même façon que les grues disparaissent à l'horizon du ciel. Et quand on ressent cela, on est bouleversé. 

        La différence  c'est que les grues, nous pourrons peut-être les revoir  ....

        Bonne semaine Catherine.

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