• - L'auberge oubliée -

     

     

     

    Êtes-vous d'accord pour faire avec moi un voyage dans le récent passé de la campagne française ?

    Oui ?

    Alors imaginez une assez grande et très ancienne forêt comme il en y avait encore beaucoup en France il y a un siècle, avec des arbres plusieurs fois centenaires aux branches entrelacées, des taillis impénétrables, d'énorme ronciers, et de vastes zones marécageuses où il valait mieux ne pas s'aventurer après les pluies...

    Dans une de ces forêts se déroulèrent des faits que je voudrais vous relater, si vous avez le temps de me lire. Car je risque d'être un peu long, et je m'en excuse.

     

     

     

     - L'auberge noire -

     

     

     

    Dans cette forêt donc, à laquelle je pense, passait une route... oh, je devrais dire un chemin forestier ... qui représentait la façon la plus rapide de relier deux villes importantes ( dont je tairais le nom par prudence ). Une grand route la contournant fut construite pour éviter cette zone souvent un peu dangereuse.

    Cependant certains transporteurs préféraient tenter leur chance en empruntant ce raccourci. Au milieu de cette forêt avait été construite une auberge qui était une sorte de providence pour ceux qui choisissaient de s'y arrêter, ou qui y étaient contraints, leur charrette ayant versé dans un fossé, ou ayant vu une de ses roues se briser.

    Les derniers aubergistes qui tinrent très longtemps cette halte avaient une excellente réputation, autant que je m'en souvienne, tant à cause de leur délicieuse table que des secours inespérés et efficaces qu'ils portaient aux voyageurs victimes d'un accident.

    Enfin non, ils ne furent pas les derniers car un jour l'aubergiste mourut, et sa veuve dut vendre. Des acheteurs inconnus se présentèrent : une veuve et ses deux fils. L'affaire fut conclue rondement et les nouveaux aubergistes s'installèrent.

    Ils inspirèrent d'abord de la méfiance. Mais la nouvelle aubergiste, qui se faisait appeler "la patronne" , se révéla rapidement être une maitresse femme, sévère, autoritaire, mais très efficace, et, fait important, qui réglait ses factures sans la moindre attente. Elle était secondée par ses deux fils, très différents l'un de l'autre en apparence.

    L'ainé, un colosse, s'occupait des chevaux des voyageurs, or des attelages de six gros percherons n'étaient pas rares à l'époque, et ça n'était pas une petite affaire de prendre en charge ces gros animaux, souvent rompus de fatigue, parfois blessés. Souvent aussi des charrettes se renversaient dans un passage trop boueux, ou voyaient une de leurs roues se briser. La force herculéenne et l'adresse de cet ainé faisait merveille dans ces cas, tant pour soigner les chevaux, désembourber un chariot, que pour réparer le matériel. Bien que d'un caractère sauvage, il était bien vu des charretiers avec qui il buvait force bouteilles. Il était totalement soumis à sa mère : elle avait la très haute main sur lui.

    Le cadet semblait bien différent : petit, malingre, marchant toujours penché en avant, on l'aurait facilement pris pour un simple, un retardé. En fait il était futé, rusé comme un singe, et très volontaire. C'est lui qui s'occupait des clients de l'auberge, des tables, du service, des chambres. Il faisait cela à la perfection. De plus il connaissait l'action des plantes, que ce soit pour revigorer un animal ou un humain, ou que ce soit, pourquoi pas, pour l'occire ! En fait il fut vite reconnu comme un peu sorcier et on vint le voir, mais de nuit, pour contrer des forces mauvaises, ou ... pour jeter des sorts.

    Ah, l'aîné, avait lui aussi une occupation de nuit, et c'était le braconnage. Il savait tendre des collets pour capturer les chevreuils. Si bien que la table de l'auberge, quand sa mère le décidait, ne manquait jamais de succulents gigots !

    Cette femme ne dominait pas que ses deux fils : elle exerçait la même autorité absolue sur deux énormes chiens, deux molosses en vérité, à la redoutable mâchoire, qui ne la quittaient jamais, sauf quand elle leur donnait une mission particulière.

     

     

     - L'auberge noire -

     

       

    Enfin il y avait une servante, une pauvre fille toute maigre que personne ne voyait car elle ne quittait pratiquement pas la cuisine où elle passait toutes ses journées un peu comme une sorte d'esclave domestique. Personne ne lui parlait, sauf pour lui donner des ordres, si bien qu'elle s'était enfermée elle-même dans un mutisme qui aurait pu la faire prendre pour une débile. La patronne l'avait trouvée un jour, mourante de faim, venant dont on ne sait où, et l'avait adoptée pour la mettre entièrement à son service. Personne ne la prenant en considération, c'est pour se protéger qu'elle était devenue comme muette. Elle portait le joli prénom de Marie, mais jamais personne ne le prononçait pour s'adresser à elle.

    Marie adorait la nature mais ne faisait que l'apercevoir, à l'exception des jours où Berthe lui disait d'aller ramasser des champignons, girolles, coulemelles, cèpes, pleurotes, pieds de mouton...  Alors là elle pouvait rêver de liberté, mais pas très longtemps, car en cas de retard l'aubergiste donnait l'ordre à ses chiens d'aller la retrouver, ce qu'ils faisaient sans difficulté. Ils tournaient alors autour de la cueilleuse plusieurs fois, la flairait avec insistance, puis retournaient à l'auberge. Cette simple visite représentait une menace déguisée mais très explicite : pas question de penser à une fuite possible. Il ne restait donc pour elle qu'à rentrer, sans trop tarder davantage, avec sa récolte.  

    Mais cette exploration des bois à la recherche des champignons avait permis à Marie de faire deux découvertes qui eurent ensuite une grande importance. La première fut la découverte d'une vieille citerne d'où émanaient des odeurs pestilentielles. Elle comprit que l'ainé y jetait les carcasses des chevreuils tués.

    La seconde fut celle d'un énorme chêne qui poussait au centre d'une clairière. Il n'était pas très haut, mais sa ramure, n'étant pas gênée par d'autres arbres, s'était élargie d'une façon prodigieuse, ainsi que son tronc. De cet arbre majestueux semblait émaner une force pleine de bonté qui apaisait et rassurait Marie, lui redonnait confiance dans la vie. Aussi elle allait le voir le plus souvent possible, caressait et embrassait son écorce rugueuse. 

     

     

     - L'auberge oubliée -

     

     

    Un jour elle découvrit dans le vieux tronc une cavité que visitaient des mésanges. Avec sa main assez fine, elle explora cette cavité et y  trouva un objet qu'elle eut bien du mal à sortir. C'était une statue de la Vierge datant de l'époque romane. Le visage de cette vierge était souriant, parfaitement serein. Marie certes ne savait pas que cette statue avait été déposée là trois cents ans avant par un prêtre pour l'empêcher de tomber aux mains de je ne sais plus quels pillards, mais elle fut bouleversée par cette découverte, y voyant comme un signe du ciel ! Elle prit cette statue dans ses mains, l'appliqua amoureusement sur sa poitrine, et se mit à tourner autour du tronc pour tracer autour de lui comme un cercle magique, tout en suppliant la Bonne Mère de la protéger toujours des méchantes gens. Elle replaça la statuette dans le tronc et n'y toucha plus jamais, mais elle prit l'habitude, chaque fois qu'elle revenait à ce chêne, de tourner plusieurs fois autour de son tronc en répétant les mêmes paroles.

    Cette découverte fut vraiment une date mémorable pour Marie, car à partir de ce jour, elle sut qu'elle n'était pas seule, qu'un amour infini veillait sur elle et la sauverait le moment venu. 

    Mais ce jour là où elle allait être sauvée n'était pas encore advenu ! Sa vie de servitude et d'isolement affectif se prolongeait, sans aucune perspective d'en sortir un jour. Les périodes d'hiver surtout étaient particulièrement angoissantes. Pas seulement à cause du froid cruel qui régnait dans le misérable réduit du grenier où elle dormait, mais parce que durant ces périodes où les chutes de neige semblaient ensevelir l'auberge dans une chape de silence, la patronne et ses deux fils semblaient tout à fait actifs, sûrs d'eux. Parfois ils s'enfermaient tous les trois dans une pièce pour discuter on ne sait de quoi, ce qui constituait pour Marie un mystère qui la terrorisait.

    Mais peu à peu elle comprit mieux certains faits.

    Il est vrai que si les voyageurs se faisaient plus rares, plus le chemin devenait impraticable, plus les accidents étaient graves. On se réfugiait alors à l'hôtel et on y restait plus longtemps.

    Parfois un homme avait de la fièvre et devait rester au lit quelques jours. Le cadet lui portait des tisanes bien chaudes. Parfois la patronne disait au cadet cette phrase : " Prends grands soins de ce Monsieur ! ". Quand il était remis sur pied, l'ainé le faisait monter dans une carriole et l'emmenait à la ville pour qu'il puisse y prendre une diligence. Puis on n'entendait plus parler de lui. Parfois l'homme  requinqué préférait repartir à pied, même si on lui parlait du danger des loups. Quelques jours après il arrivait qu'un bûcheron retrouve ses restes déchiquetés par les loups en effet. Les gendarmes venaient examiner les lieux du drame, observaient les nombreuses empreintes dans la neige et le sang. Mais cela ne faisait qu'allonger la liste, déjà longue, des disparus en forêt. Rien de plus.

    Il arrivait aussi qu'un homme passe en disant son désir de se cacher, soit parce qu'il avait déserté l'armée, soit parce qu'ayant commis quelques larcins, il désirait disparaitre quelque temps avec son magot. Les aubergistes se gardaient bien de les dénoncer aux gendarmes, mais au contraire les confortaient dans leur projet de disparaitre. Et de fait ils les aidaient rapidement à le faire.

     

    Un soir, une fois couchée, Marie entendit des bruits inhabituels, et pensa que l'aîné préparait, une fois encore, un braconnage pour la nuit. Plus tard d'autres bruits la réveillèrent, Marie se releva, et sans bruit, poussa un peu le volet de sa lucarne. Elle vit alors trois personnes portant une lourde charge, un homme certainement, inerte, dont la tête semblait balloter de droite et de gauche. Marie se souvint que la veille un marchand de bestiaux, qui avait trop bu et trop mangé, s'était endormi à table en ronflant comme le soufflet d'une forge. Il avait fallu le coucher, et la patronne avait dit encore une fois au cadet :        " Prends grands soins de ce Monsieur !"

    Or ce groupe de trois personnes se dirigeait vers le chemin conduisant à la citerne ... Cette fois Marie avait tout compris. La citerne ne servait pas qu'à recevoir les carcasses des chevreuils. Malgré sa peur elle descendit rapidement dans la chambre où le marchand avait été porté, et là les vêtements, épars, la sacoche éventrée, vidée, le tout trempant dans le sang, acheva de la renseigner sur ce qui se passait depuis longtemps dans cette auberge.

     

    Marie remonta dans son grenier, bouleversée par la peur. Comment mettre fin à cette tuerie ? Ou s'enfuir ? Mais les chiens ne la laisseraient pas partir, et d'ailleurs pour aller où ? 

    Les jours passèrent, les semaines.

    Marie se sentit surveillée, épiée même, surtout par le cadet. Alors elle se plongea dans un mutisme encore plus absolu, comme une idiote incapable de penser, d'observer, d'éprouver des émotions.

    Le printemps arriva.

    Un certain jour vint, une journée pleine de douceur, où aucune diligence n'était attendue. Aussi les deux fils s'absentèrent, l'ainé pour chasser, le cadet pour quelques activités secrètes. Marie et la patronne restaient seules à l'auberge. En fin d'après-midi Marie reçu l'ordre d'aller ramasser des champignons, une poussée de tricholomes de la Saint George et de morilles s'étant produite. Elle en profita pour visiter le grand chêne et en fit plusieurs fois le tour.

    Une fois rentrée, alors qu'elle était à la cuisine, elle vit passer un cavalier. Elle fut comme aimantée vers lui. C'était un homme complètement différent de tous ceux qui fréquentaient l'auberge. Un homme jeune, habillé d'une façon simple mais très élégante d'un manteau de voyage, coiffé d'un petit chapeau de feutre. Il était détendu et visiblement enchanté de sa promenade dans cette belle forêt toute illuminée par les chaudes lumières d'un coucher de soleil.

    Marie, qui l'observait avec une intensité extrême, fut rassurée de ne pas le voir s"arrêter, car passer la nuit à l'auberge aurait certainement constitué pour lui, voyageur isolé, et si bien mis, une menace mortelle. Rassurée ... et pourtant triste de le voir déjà disparaitre .

    Mais voilà, ce cavalier pensa peut-être qu'il ne serait pas sorti de la forêt avant la nuit, car un court moment après il fit demi-tour et vint frapper à la porte de l'auberge. L'aubergiste, qui l'avait vu aussi passer et revenir, se précipita pour lui ouvrir la porte. Elle appela Marie pour qu'elle vienne le débarrasser de son manteau pendant qu'elle se chargeait de conduire le cheval à l'écurie.

     

     

     - L'auberge oubliée -

     

     

    L'homme enleva ses gants, son chapeau, les tendit à Marie, laquelle, tellement émue, n'arrivait pas à sortir une seule parole. Mais déjà la patronne était de retour, et l'occasion de parler s'était déjà enfuie !

    Toutefois, en l'absence du cadet, elle dû demander à sa servante de le remplacer, non sans s'être un peu lavée, peignée, et revêtue de son plus beau tablier. Et c'est ainsi que Marie dû le servir.

    Elle tremblait tellement en lui présentant le plat de gibier qu'il lui demanda en souriant s'il ne lui faisait pas peur. Il remarqua la beauté de ses yeux mais ne comprenait pas la raison d'un tel bouleversement. Elle aurait voulu lui expliquer le mortel danger qu'il courait, mais comment faire, d'autant que la patronne la surveillait et la rappelait très vite à la cuisine si elle semblait s'attarder.

    Le dîner se termina ainsi. Le voyageur se reposa un moment devant le feu, songeur, puis monta dans sa chambre. Marie, elle, impuissante, était hantée par l'image du corps de cet homme sans vie, transporté vers la citerne, et elle en tremblait d'effroi. Tant que les deux hommes n'étaient pas rentrés, le danger n'était pas présent, mais dès leur retour... et voici justement qu'ils rentrèrent tous les deux presque en même temps ! On ordonna à Marie d'aller se coucher.

    Elle monta, fit bien claquer la porte du grenier, mais tout en restant sur le palier, tous ses sens en éveil, pour bien entendre ce qui allait se passer en bas. Et comme elle s'y attendait, elle entendit qu'on fermait à clef la pièce où le trio avait l'habitude de comploter.

    Alors là, saisie soudain d'une énergie toute nouvelle, elle descendit à la chambre où le jeune homme se trouvait pour la nuit, lui imposa immédiatement le silence en plaçant un doigt sur sa propre bouche, et lui expliqua, cette fois clairement, et d'un ton qui n'appelait aucune réponse : " Vous êtes en danger de mort, ils veulent vous tuer, vous devez fuir tout de suite. Je vais les attirer dans le grenier. Vous, descendez, allez chercher votre cheval et tenez vous prêt à partir dès que je descendrai pour vous rejoindre."

    L'homme eut totalement confiance en elle. Il acquiesça d'un simple geste de la tête, tout en lui souriant d'une façon tendre et en lui serrant rapidement la main. Marie remonta vivement et en silence.

    Un court moment après un incroyable vacarme se déclencha dans le grenier avec chute de meubles fracassés, vitres brisées, et les hurlements de Marie : " à l'aide ! Il m'attaque, il veut me tuer ! Au secours ! " La patronne, ses deux fils et les deux chiens grimpèrent en toute hâte et trouvèrent Marie échevelée et criant " Il s'était caché sous mon lit, attention, il est armé !"

    Le trio et les chiens éventrèrent le lit et entreprirent de bouleverser le grenier à la recherche de l'agresseur, mais pas facile de progresser dans ce grenier tellement encombré !  Pendant ce temps Marie quittait les lieux, fermait à clef la porte du grenier, et descendait rejoindre le voyageur. L'instant d'après ils galopaient sur le chemin ! 

     

    Bientôt cependant les aubergistes comprirent qu'on s'était joué d'eux ! L'aîné défonça la porte du grenier et la patronne, ne trouvant plus personne en bas, dans une terrible colère, hurla à ses chiens :

    " Rattrapez les, égorgez-les ! Vite, vite ! "

    Les chiens se lancèrent aussitôt à la poursuite des fugitifs.

    Le cheval avait beau galoper aussi vite qu'il pouvait,  les chiens peu à peu  étaient sur le point de le rejoindre. 

    C'est alors que les fuyards arrivèrent au niveau du grand chêne : Marie cria de passer le plus possible près du tronc. Ce qui fut fait à toute vitesse. Quand ce fut le tour des chiens d'arriver au niveau de ce chêne, ils découvrirent l'odeur intense que Marie avait déposé en fin d'après-midi en marchant, pied nus, sur la mousse. Ils pensèrent la saisir enfin, et se mirent à tourner en rond autour du chêne comme des diables dans un manège. Mais ils avaient beau accélérer leur épuisante poursuite circulaire, ils ne la trouvaient pas. 

    Pendant ce temps les fuyards sortaient de la forêt, parvenaient à la ville toute proche, trouvaient la gendarmerie.

    Le récit que fit le voyageur étaient si clair et si précis que les gendarmes ne le mirent pas en doute et qu'ils partirent aussitôt pour cerner l'auberge. Il était temps, car les hôteliers, ne voyant pas les chiens revenir, avaient compris qu'ils n'avaient plus qu'une solution : la fuite. Quand les gendarmes arrivèrent à l'auberge, la carriole où s'entassaient coffres et malles remplies de billets et de tous leurs trésors était déjà sur le point de partir.

     

    La citerne fut visitée. On y retrouva les ossements de tous les disparus en forêt depuis l'arrivée du trio. Les trois "hôteliers" furent jugés et pendus. Le feu fut mis à l'auberge par des inconnus. Les ruines furent bientôt recouvertes de ronces, encerclées d'épines noires. Et chacun dans la région s'efforça d'oublier cette sinistre auberge.

     

    Quant au cavalier et à la petite servante, vous vous en doutez bien, ils se marièrent, pour ne plus jamais se quitter !

     

     

     

    ***

     

     

     


  • Commentaires

    35
    Danielle
    Dimanche 23 Août à 09:40

    Bonjour ensoleillé pinson, ah, pénétrer dans une forêt et se laisser surprendre par la fraîcheur qui y règne, j'en rêve ! Bien sûr, inutile de préciser que je pense à une forêt tranquille, paisible... pas à celle de l'auberge oubliée. Chez nous il faisait 37° hier et le soir nous étions écrasés par une température de 35°. C'était insupportable ! Alors juste un petit coucou pour te souhaiter une très bonne journée et t'envoyer des bisous dominicaux. Danielle 

      • Dimanche 23 Août à 11:07

        Réponse à    Danielle  - - -- - - - - - -- - - -

        Et oui, Danielle, cette fois le sud a repris son privilège des températures élevées, si agréable en saison froide, mais vraiment excessif en ce moment. Allez, courage, dans quelques jours la fraîcheur va vous rejoindre aussi ! 

        Cette canicule nous fait redécouvrir que les arbres servent à autre chose que de faire des planches, et qu'il vaudrait peut-être mieux ne pas les couper tous pour les remplacer par du béton.

        Allez, reste encore pas trop loin de ton climatiseur, c'est le plus sage pour quelques jours. Et passe un très bon dimanche.

        Bisous mouette.

    34
    Samedi 22 Août à 19:39

    bonsoir Kasimir, je t'envoie juste un bisou de Lausanne, avec une légère fraîcheur et te souhaite plein de jolies rêves pour cette nuit et un bon week-end!

    Monika

      • Dimanche 23 Août à 08:19

        Réponse à    Monika  - - -- - - - - - -- - - -

        Bonjour Monika !  

        Ton bonsoir s'est transformé en bonjour car je ne le trouve que ce matin !

        Oui de la fraîcheur se fait sentir ici aussi. Aussi la nuit fut bonne, avec des rêves très agréables qui m'ont fait retrouver l'Algérie !

        On peut espérer que cela va se poursuivre et permettre un week end plus agréable.

        Très bon dimanche Monika.

    33
    Aln03
    Samedi 22 Août à 10:07
    Je ne recevais plus d avis de parution Eklablog.Censure ?
    Je viens de lire rapidement et reviendrai.Mais j aime beaucoup cette histoire et tes dessins .Bonne journée Amikas
      • Samedi 22 Août à 15:13

        Réponse à    ALN03 - - -- - - -

        Ah c'est donc pour qu'on ne te voyait plus ? 

        Oui, relis tranquillement, et laisse-toi prendre par l'esprit de la forêt....  à bientôt .

    32
    Mercredi 19 Août à 18:12

    Bonjour pinson,

    Quelle belle description de la forêt tu nous fais dans tes premières lignes. Aujourd'hui, elles sont plus sûres, mais certaines restent effrayantes par des faits divers effroyables. Mais ça reste un endroit que j'aime où j'aurai aimé vivre. 

    Ce conte me fait penser au film "L'auberge rouge", tiré d'une histoire vraie avec Fernandel qui dans sa peur nous fait rire mais que de terribles passages et Françoise Rosay qui joue le rôle de la femme de l'aubergiste qui s'appelle Marie dans le film et c'est elle qui dirige. C'est un film que j'aime beaucoup avec de grands acteurs, que je regarde plusieurs fois dans l'année. 

    A une époque pas très lointaine, les forêts étaient mal fréquentées, beaucoup de brigands, d'assassins. Il faut dire que c'était l'endroit idéal pour agresser les gens à pieds et attaquer les chariots qui étaient obligés de passer par là.

    Marie est sauvée par son mutisme, le Chêne et par la Vierge. Est-ce une coïncidence si elle prénomme Marie ? 

    Pas de mari mais une mère dominatrice sur ses deux fils et les deux molosses. Tous lui obéissent sans broncher, exécutent les ordres. 

    L'amour que Marie éprouve pour ce jeune voyageur, lui a fait surmonter sa peur et a ainsi permis de les sauver tous les deux. Une belle fin pour ce conte un peu noir mais que j'aime beaucoup, Marie et le voyageur qui se marient.

    De belles illustrations et que ton Chêne est beau. 

    J'aime beaucoup le mot "Auberge", je trouve que c'est un joli mot. 

    Merci pinson pour ce merveilleux conte et reposée, c'est plus à lire. J'avais bien du mal à avancer.

    Des bises pour toi pinson et je te souhaite une bonne fin de journée. Prends bien soin de toi surtout.

      • Mercredi 19 Août à 19:13

        Réponse à    Mari jo 21 - - -- - - -

        Mais oui ce conte se termine bien

        mais comme je le dis à Gazou, il fallait , pour que Marie puisse saisir l'occasion (dans l'instant même) il fallait qu'elle soit prête psychologiquement. 

        Ce qui est intéressant c'est donc de comprendre comment elle est devenue capable de réagir ainsi.

        Bonne nuit Mari jo

        et bisous de pinson.

    31
    Mercredi 19 Août à 14:50

    un beau conte qui finit...Même dans les situations dramatiques , il peut y avoir une lueur d'espoir

      • Mercredi 19 Août à 18:56

        Réponse à    gazou  - - -- - - -

        oui, un inattendu heureux peut toujours se produire

        C'est le cas dans cette histoire

        Mais il fallait que Marie soit prête à le saisir, car sinon rien ne se passe.

    30
    Mardi 18 Août à 14:05

    Bonjour Kasimir, comme d'autres j'ai vu le film "l'Auberge rouge". Hier nous avons passée ma fille et moi, quelques moments dans une forêt agréable, avec des très grand hêtres. Quelques oiseaux chanter mais plus de biches, ou sangliers comme  il y a 3 ans, les chasseurs ont passé... même pas de bandits ou voleurs, sauf un gentil monsieur qui promener son chien. Et l'auberge du village à fermer il y a 1 an, du reste il n'avait pas de chiens méchante sauf un chat blanc...yes

    Ici aussi plus de fraicheur donc plus agréable.

    Je t'envoie quelques weisse Wolkenküsse

     

    Monika

      • Mardi 18 Août à 15:11

        Réponse à    Monika  - - -- - - -

        Bonjour Monika.

        Tu dépeins là une forêt en paix, et dans un pays en paix, où il fait bon vivre et se détendre. Pourvu que cela dure., car cette paix vient en nous, et c'est comme si cette forêt du bonheur s'installait en nous, et que nous continuions de nous y promener.

        Bisous du Gâtinais pour toi.

    29
    Lundi 17 Août à 19:29

    Bonsoir pinson,

    Je passe te faire un petit coucou car je pensais commenter aujourd'hui mais je suis un peu KO et ton conte est bien long. Alors je l'ai imprimé, je le lirai ce soir ou demain tranquillement et le commenterai demain. 

    En attendant, je te souhaite une bonne soirée et espère que tu vas bien. Je t'embrasse pinson avec tout mon amitié et te dis à demain.

     

      • Lundi 17 Août à 20:00

        Réponse à    Mari jo 21  - - -- - - -

        Merci de ton passage !

        Bonne soirée et bonne nuit pour toi aussi

        pour que tu sois en pleine forme demain.

        Bisous de pinson.

    28
    lenez o vent
    Lundi 17 Août à 09:39

    Un conte sombre qui se termine bien !!!

    Le chêne et sa statue délivre Marie du joug.

    La tenancière et ses fils des monstres.

    Tes dessins sont beaux, surtout le chêne.

    Bonne journée Pinson

    ici un peu de fraicheur revigore

    Bisous Pinson

     

      • Lundi 17 Août à 15:34

        Réponse à    lenez o vent  - - -- - - -

        et oui Armelle, le cercle magique entourant le chêne a fonctionné et retenu les chiens lancés à sa poursuite....

        OUF !

        bisous , et profite bien de la fraicheur qui revient.

    27
    Danielle
    Dimanche 16 Août à 21:14

    Bonsoir pinson, je peux enfin lire ton récit entièrement et j'avoue que j'ai vraiment apprécié cette histoire même si elle est un peu sombre mais elle se termine bien. Déjà la présentation de la forêt nous met en condition, le mystère naît, une légère angoisse aussi. On sent qu'il va se passer quelque chose et l'atmosphère est lourde,  un peu oppressante !

    L'auberge-providence est devenue sinistre par la présence d'acheteurs détestables, ce récit ne manque pas de piquant, c'est le moins qu'on puisse dire ! Ce trio maléfique est quand même efficace et bien structuré : chacun son rôle, chacun sa place, le tout régenté par la mère très organisée, y compris pour trucider les voyageurs qui avaient la mauvaise idée de s'y arrêter. Même les molosses étaient totalement soumis à l'autorité de "la patronne". Quant à la servante, elle était en fait en esclavage, heureusement protégée par le mutisme où elle s'était enfermée, sans espoir de fuite car terrorisée. Quelle atmosphère diabolique, sordide avec ces assassins sans scrupules !

    La rencontre avec le chêne majestueux cachant dans son tronc une statue de la Vierge va changer les choses et redonner espoir à Marie, lui rendant partiellement confiance, elle n'est plus seule et se sent protégée pour la première fois de sa vie de souffrances et d'angoisse !

    Voilà tout à coup qu’apparaît le beau cavalier qui lui fait battre le coeur et ce sentiment lui donne du courage, elle éloigne la menace mortelle et c 'est l'occasion de s'enfuir avec lui. L'amour donne décidément une énergie insoupçonnable !!! Super histoire pinson, elle nous plonge dans les récits anciens décrivant les dangers de la forêt, les endroits maléfiques (je me demande pourquoi je parle du passé puisque je pense qu'elles sont aussi dangereuses maintenant, sinon plus... et pas que les forêts d'ailleurs). Des bisous pour toi pinson, bonne nuit. Danielle

      • Lundi 17 Août à 08:48

        Réponse à    Danielle  - - -- - - -

        -Tu analyses très bien, Danielle, ce petit conte ! 

        Et ta remarque concernant le danger qui demeure si on se promène en forêt est tout à fait juste. Il faudrait même dire qu'il est en train de revenir. Le nombre des femmes agressées, faisant leur jogging, et parfois tuées, est impressionnant.

        Et ce ne sont pas seulement les forêts qui sont redevenues dangereuses. Les agressions de chauffeurs de bus (et meurtres) pour avoir seulement demandé à un groupe de payer, ou de mettre un masque, c'est une terrible réalité. 

        Nous nous sommes trop habitués à la paix et à la sécurité, jusqu'à considérer qu'elles allaient de soi. Il faudrait faire en sorte qu'elles demeurent.

        Bonne journée mouette, et bisous.

         

         

    26
    Dimanche 16 Août à 18:01

    Une histoire inspirée de "l'auberge rouge" (film)!!! ahhh brave petite Marie!!! c'est bien que pour elle, cela finit bien comme dans les contes!!!  ahhh les forêts!!! bah, j'ai habité Compiègne quelques temps mais n'est jamais fantasmé ainsi lorsque j'étais en forêt!!!hihi  Bisous Fan

      • Dimanche 16 Août à 19:13

        Réponse à    ISIS  - - -- - - --

        C'est exact : une histoire qui se termine comme un conte !

        Ainsi vous vous êtes promenée en forêt de Compiègne ....

        C'est l'une des plus belles forêt autour de Paris.

        Elle reste pour moi pleine de mystères.

        Bisous pour vous aussi.

    25
    Simone
    Dimanche 16 Août à 14:50

    Alors.....je me demande si je vais continuer à aller me balader en forêt, avec Oscar bien sûr mais que ferait-il face à des molosses sinon une courageuse bagarre mais voué à la perdre ? Je vais quand même me renseigner : y a t-il une auberge rouge dans le coin ?

    Je  la sentais venir cette auberge rouge mais le récit était haletant, preuve du talent du conteur. Je m'y suis bien laissé prendre. Et puis ça se termine comme un conte de fée venant clore le récit horrifique. Chouette !

    J'ai vu tes comms sur mon blog, mais depuis quelque temps je ne peux plus y répondre, overblog promet d'arranger ça mais....ça traîne..........

    Bon, je retourne au soleil....Je fais le plein de vit D.....D3 évidemment, avant que tu ne me corriges !!!!happy

    Bisous

      • Dimanche 16 Août à 15:36

        Réponse à   Simone  - - -- - - --

        Avec Oscar tu ne risques rien !

        Par contre méfie-toi des auberges qui serviraient des merguez suspectes ... 

        N'est-ce pas que ce conte se termine bien ! Ce cavalier est comme un envoyé du ciel .

        Moi aussi j'ai eu pas mal de difficultés ces jours ci avec Eklablog. Possible que le service gratuit que nous offrent nos blogs ne durent pas indéfiniment.

        Bisous pour toi, Simone vitaminée.

    24
    Cathy
    Dimanche 16 Août à 14:16

    Bonjour, çà ressemble à une autre histoire, je ne suis plus certaine, peut-être avec Patrick Bruel comme acteur, aussi une auberge étrange, maudite,  il avait été le seul bébé rescapé d'une tuerie   -    les forêts...quand nous lisons Cosette dans la forêt de Montfermeil,  qui est le département du 93 maintenant, elle devait aller chercher de l'eau, était une enfant et avait peur dans cette forêt, en effet, les forêts étaient plus denses, plus habitées par des animaux, il y a aussi Robin de Bois, qui avec ses amis, y vivait, se cachant si bien, que personne ne les voyait approcher... belle histoire - merci - pluie un peu ici en Picardie, mais si peu - çà a fait descendre la température tout de même - Bonne semaine à vous et vos ami(e)s ! 

      • Dimanche 16 Août à 15:24

        Réponse à   Cathy  - - -- - - --

        Bonjour Cathy. Ce thème a été largement exploité, en effet, car la forêt, si elle abrite des trésors, recèle encore bien des dangers, et plus encore sans doute dans le passé.

        Cette nuit, ici, nous avons eu aussi une petite pluie. Peu de chose en fait, mais que son bruit était plaisant.

        Bises pour vous et bonne semaine aussi.

        (Dominique chérie est ma fille aînée !)

    23
    Dimanche 16 Août à 11:21

    ... bonjour Kasimir, je n'ai encore rien lu, je reviendrais, mais je trouve tes dessins magnifiques, il y a uneatmosphère magique!!  Merci.

      • Dimanche 16 Août à 15:10

        Réponse à   Monika  - - -- - - --

        Ah tu as choisi un abord original !

        Les dessins seuls d'abord. Le texte plus tard.

        J'espère qu'il ne va pas te décevoir.

        à bientôt.

    22
    Dimanche 16 Août à 10:43

    comme quoi la Sainte Vierge peut "servir" parfois !

      • Dimanche 16 Août à 15:05

        Réponse à   LMPT73.  - - -- - - --

        Mais oui !

        Une autre interprétation est que la croyance décuplée en la petite Marie dans les forces spirituelles lui a permis non seulement de ne pas être détruite psychologiquement, mais d'être assez forte intérieurement pour qu'un plan d'action surgisse comme possible en elle, et qu'elle réussisse à le mettre en oeuvre sans la moindre perte de temps !

        Comment pourrions nous vivre vraiment si nous ne nous savions pas aimés ? 

         

    21
    Dimanche 16 Août à 09:59
    Catherine D

    Hébé quelle histoire ! j'espère qu'il n'y a plus de gens comme ça de nos jours, quoique...
    Tu pensais à quelle forêt ?
    Je te souhaite une belle journée, bises

      • Dimanche 16 Août à 10:34

        Réponse à   Catherine D  - - -- - - --

        Pas sûr en effet.

        Je me suis efforcé de ne penser à aucune forêt en particulier, mais le premier nom qui me vient est celui de la forêt de Compiègne.  Ou d'autres forêts plus petites mais où j'ai éprouvé quelques peurs ! 

        Bises pour toi aussi, Catherine.

         

    20
    Dominique PB
    Dimanche 16 Août à 09:50

    Brrrr, une histoire à faire froid dans le dos, comme "l'auberge rouge" avec Fernandel. Dans ce film, le personnage de Fernandel venait un peu "détendre l'atmosphère". Dans ton histoire, c'est bien-sûr le personnage de Marie qui la rend plus supportable et même qui met fin à l'épouvante.

        Bon,  dis-moi, tous tes derniers contes sont bien sombres. En cette fin d'été assez particulier, tu ne pourrais pas nous mettre, la prochaine fois, un conte un peu plus réjouissant?

     

       ( N.B. Tu as oublié d'effacer le nom du cadet, une fois. ) 

                                                     Avant mon p'tit tour dans les Vosges, gros bisous,

                                                                                                                                                                 Dominique PB

      • Dimanche 16 Août à 14:50
        khaz

         Éditer

        Réponse à   Dominique  - - -- - - --

        Tu as raison, Dominique !

        Je vais chercher quelque chose de plus léger. 

        Ah ... j'ai oublié une correction ?

        Je vais voir, mais un peu plus tard, car là je dois impérativement partir faire des courses.

        Bisous ma chérie.

        et... bon séjour dans les Vosges.

      • niudra
        Dimanche 16 Août à 12:00

        Je partage le commentaire de Dominique, très beau conte angoissant au possible. Reste Marie dont c'était la fête hier, qui sauve le pauvre voyageur.

        Toutes mes amitiés. 

        JPA

         

    19
    Danielle
    Dimanche 16 Août à 07:48

    Bonjour pinson, ton récit est bien long aujourd'hui et je n'ai pas le temps de finir ma lecture, quelle équipe cette "patronne" et ses deux fils, sans oublier les chiens ! Et cette petite servante craintive et effacée, presque une esclave... je reviendrai lire la suite le plus rapidement possible. Simplement je voudrais te souhaiter un bon dimanche et te faire des bisous de Sète sous un ciel gris mais malheureusement sans pluie. Vite je file, à plus tard ! Danielle

      • Dimanche 16 Août à 10:21

        Réponse à   Danielle  - - -- - - --

        Tu as bien fait de quitter. Mieux vaut que tu lises ce texte quand tu auras tout ton temps (ce qui d'ailleurs est vrai pour toute lecture).

        Pas encore de pluie chez toi ? 

        Cela devient vraiment préoccupant.

        Bonne journée et bisous, mouette.

         

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