• - La princesse Tizis -

     

     

    Voici bien longtemps déjà, et bien loin d'ici, vivait un roi qui avait tout pour être heureux, car il avait pour fille la plus belle fille que le soleil ait jamais vue et admirée.

    Et pourtant il n'était pas heureux, car sa fille jamais ne parlait, jamais ne riait ni même ne souriait.  

    Sa fille était la princesse Tizis.

     

     

     

    - La princesse Tizis -

     

     

     

    Ce roi avait fait venir tous les devins, tous les astrologues et tous les médecins de son royaume pour savoir pourquoi, mais jamais aucun n'avait réussi à lui dire les raisons de cette étrangeté.

    Un vieux médecin l'avait toutefois pris par l'épaule, et lui avait dit à l'oreille : " Oh roi, à mon avis ta fille souffre du mal d'amour. Tu devrais la marier, parce qu'au moins, si elle ne guérissait pas, ce serait son mari qui en aurait la charge, ce ne serait plus toi ! "

    Le roi s'était rangé à cette sage raison et avait fait publier dans toutes les villes et dans tous les villages de son royaume l'avis qu'il donnerait sa fille, la princesse Tizis, à qui saurait la faire rire et parler.

    Aussitôt étaient accourus tous les princes du royaume et des royaumes alentours. Et ces princes avaient déployé, aux pieds de la princesse, leurs trésors les plus époustouflants, déclamé les poèmes d'amour les plus magnifiques, fait jouer leurs fifres, leurs pitres, leurs jongleurs, leurs comédiens, leurs musiciens, et conter leurs conteurs. La princesse Tizis avait tout écouté, tout regardé, puis elle s'était tournée vers la fenêtre ouverte, avait contemplé au loin la cime neigeuse des montagnes et les nuages voyageant dans le ciel. Puis elle avait baillé. Et tous, même les plus riches princes du royaume, s'en étaient retournés d'où ils étaient venus.

    Alors étaient venus au palais les plus riches marchands du royaume et des royaumes voisins,  et ils avaient fait ouvrir aux pieds de la princesse leurs coffres remplis de bijoux et de tissus rares, récité eux aussi des poèmes d'amour, présenté eux aussi tous leurs artistes les plus talentueux. La princesse Tizis avait à nouveau tout écouté, tout regardé, puis elle s'était tournée vers la fenêtre ouverte, avait contemplé au loin la cime neigeuse des montagnes et les nuages voyageant dans le ciel. Puis elle avait baillé. Et tous, même les plus riches marchands, s'en étaient retournés d'où ils étaient venus.

     

    Mais à l'instant même où le dernier marchand tournait ses talons d'or  et quittait le palais, au loin, dans le village d'une vallée perdue, un jeune homme apprenait la bonne fortune qui était promise à qui saurait faire rire et parler la princesse Tizis. Alors il se dit  " Pourquoi pas moi ? La moisson est rentrée, je n'ai plus de travail, je vais tenter ma chance ! " Et il se mit en route vers le palais.

     

    La route était longue. Un jour il rencontra une étrange vieille femme qui lui demanda où il allait.  " Je vais au palais du roi pour essayer de faire rire et parler la princesse Tizis, mais je n'ai guère d'espoir car, à mon avis,  la princesse est tout simplement muette  -  Muette, la princesse Tizis ? lui dit la vieille femme, mais pas du tout !  Elle est loin d'être muette, mais elle est subtile, intelligente et tellement sensible. Et je sais moi pourquoi elle ne parle et ne rit jamais. Je le sais, et toi, tu veux le savoir ? -  Ah oui je veux bien le savoir ! - Alors écoute moi bien " dit la vieille. 

    " Ecoute moi bien, car ce que j'ai à te dire est grave et profond. Autre fois, dans une autre vie, la princesse Tizis vivait dans le corps d'une tigresse.  Un jour elle vit son compagnon, le tigre, tué par des chasseurs. Elle en est morte de chagrin.

     

     

    - La princesse Tizis -

     

     

    Alors elle est revenue une deuxième fois à la vie, dans le corps d'une perdrix. Elle a fait son nid dans un champ. Un jour néfaste parmi les jours néfastes, les paysans ont mis le feu à ce champ, et elle est morte étouffée dans les flammes, avec ses petits qu'elle n'avait pas voulu quitter, et son compagnon lui aussi est mort dans ces mêmes flammes en voulant lui porter secours.

     

     

     

    - La princesse Tizis -

     

     

    Alors elle est revenue une troisième fois à la vie dans le corps d'une alouette, et cette fois elle a fait son nid entre deux pierres d'une digue. au bord d'une rivière. Un jour des enfants, des enfants qui passaient par là, des enfants turbulents comme sont tous les enfants, l'ont capturée, et elle est passée de poings en poings, et comme ça ils l'ont étouffée. Sn compagnon lui aussi est mort étouffé par les mêmes poings, en voulant lui porter secours. 

     

    Alors elle est revenue une quatrième fois à la vie, mais cette fois dans le corps de la princesse Tizis, où elle est aujourd'hui. Et si elle ne parle ni ne rit, c'est qu'elle se souvient de la cruauté des hommes. Elle ne veut rien avoir à faire avec eux. "

    Ainsi parla la vieille femme, puis elle brandit son bâton comme cela, en signe d'au revoir, et elle reprit son chemin. 

     

    Le jeune homme resta là, tout pensif. Si pensif qu'il ne vit même pas la vieille s'éloigner. Il fut assailli d'images, d'images infiniment lointaines, plus lointaines que sa vie elle-même ... ... un tigre, tué par des chasseurs ... ... une perdrix, volant éperdument vers un champ en feu ... ... une alouette étouffée par des mains d'enfants ... ...

    Alors il s'est souvenu... 

    Il est resté si longtemps perdu dans ses images que, lorsqu'il est revenu à la réalité des choses, la vieille n'était plus qu'un point minuscule perdu entre rocs et buissons.

    Alors il a repris son chemin vers le palais de la princesse Tizis. Il y est arrivé au soir tombé. La princesse Tizis était justement là, devant sa porte, occupée à tisser une couverture de laine bleue. Elle n'a même pas levé les yeux quand il est arrivé. Mais le jeune homme lui a dit :

    " Fille de roi, toi qui ne daigne pas me regarder, écoute-moi.

     

    Autrefois je fus un tigre, et les chasseurs m'ont tué, et ma compagne en est morte de chagrin. Alors je suis revenu une deuxième fois à la vie dans le corps d'une perdrix mâle, et un jour j'ai vu ma compagne périr dans un champ en feu. J'ai voulu lui porter secours, et je suis mort moi aussi dans ces mêmes flammes. Alors je suis revenu une troisième fois à la vie dans le corps d'une alouette mâle, et un jour j'ai vu ma compagne prisonnière de poings d'enfant, j'ai voulu lui porter secours, mais que pouvait le petit oiseau que j'étais ? Je suis mort moi aussi étouffé par ces mêmes poings.

    Alors je suis revenu une quatrième fois à la vie, dans le corps d'homme où tu me vois, mais moi, à la différence de toi, dans ce corps d'homme où tu me me vois, moi, j'ai décidé d'être heureux.

    Et voici qu'aujourd'hui je t'ai retrouvée ! "

     

    Ainsi parla le jeune homme.

     

    Alors la princesse leva ses yeux vers lui. 

    Un imperceptible sourire illumina son regard.

    Elle se leva, lui tendit la main,

    et l'entraîna vers le palais.

     

     

     

    - La princesse Tizis -

     

     

     


  • Commentaires

    26
    Dominique PB
    Vendredi 25 Septembre à 17:46

        J'ai beaucoup réfléchi à notre conversation, hier, et, finalement,  tu m'as convaincue, je change d'avis sur ce conte... J'accepte maintenant de laisser de côté ma pensée ' occidentale, cartésienne" et de voire et savourer son sens mystérieux, symbolique et idéaliste. Oui, je veux croire avec toi, que ce jeune homme n'est pas un imposteur; il était le tigre, la perdrix et l'alouette qu'a aimés la princesse dans ses vies intérieurs.

          Cela reprend cette notion si belle, dans la rencontre amoureuse, de se connaître déjà...

                                                                                                                              Dominique PB

          PS: L'éclat que j'avais reçu dans l'oeil?... Pfft, disparu très vite! Ne t'en fais pas!

      • Vendredi 25 Septembre à 20:00

        Réponse à    Dominique PB - - ---

        Ah je suis content que nos pensées se rejoignent !

        Pour l'oeil, n'oublie pas : ne pas frotter l'oeil : on risquerait de rayer la cornée. Mai essayer de " ranger " le corps étranger en tournant l'oeil plusieurs fois , toujours dans le même sens, par exemple  en regardant vers le haut, puis vers la droite, puis vers le bas, puis vers la gauche, puis vers le haut, et ainsi de suite .... 

        Bisous ma fille chérie.

    25
    Vendredi 25 Septembre à 13:30

    ... bonjour Kasimir, je viens de lire ce conte, mais ne croyant pas comme les bouddhistes à  plusieurs vies... mais toute fois à autre chose après la mort... je ne suis pas touché par ce conte, désolée.Et encore moins par des contes depuis un certains temps...yes je m'évade plutôt en plein nature pour rêver. Ceci dit, la neige est déjà sur des cimes des alpes et il fais presque froid ici.Toute fois je t'envoie un gros bisous pour ce conte avec tes beau dessins.

    Monika

     

      • Vendredi 25 Septembre à 15:33

        Réponse à    Monika  - - ---

        Bonjour Monika. Il n'est pas nécessaire de croire en la possibilité des réincarnations pour vibrer avec ce conte, il faut seulement, le temps d'une lecture, se mettre naïvement à la place de ces personnages, avec leurs croyances. Mais c'est vrai aussi que ça n'a rien d'indispensable. Alors que, de notre rapport à la nature, ça nous ne saurions nous en passer !

        Merci Nicole, bisous pour toi aussi.

    24
    Jeudi 24 Septembre à 10:37

    bonjour Kasimir

    Toi le conteur je pense que tu aurais réussi à faire sourire la princesse, mais c'est trop tard puisque, comme dit Danielle, un imposteur a pris la place.
    Pourquoi lui, et pourquoi la vieille dame ?

     

      • Jeudi 24 Septembre à 11:45

        Réponse à    >LMPT73  - - ---

        Salut Dominique . 

        Et bien ce conte soulève bien des questions !

        La vielle dame ? Dans ce monde, profondément marqué par l'hindouisme ( même si officiellement il est bouddhiste ) c'est selon moi une sorte d'avatar du divin, qui vient révéler à tel ou tel humain ce qui lui est nécessaire pour réaliser son destin.

        Pourquoi lui ? Parce ce dans ses vies antérieures il était réellement ce tigre, puis cette perdrix mâle, puis l'alouette cherchant à sauver sa compagne. 

        Mais pour penser cela il faut évidemment se placer dans la pensée d'un croyant à la réincarnation, donc se placer dans une attitude très naïve ! 

        Bonne journée.

    23
    Danielle
    Mercredi 23 Septembre à 09:42

    Bonjour pinson, je reviens pour te laisser un commentaire car j'ai oublié de préciser le fond de ma pensée dans le précédent. Toutefois je viens de lire celui de Dominique et elle exprime ce que j'ai omis de dire : ce jeune homme est quand même un imposteur, il s'invente une vie basée sur le mensonge pour conquérir la princesse et la sortir du gouffre où elle est plongée. Même si c'est positif, c'est un peu gênant quand même. Comme ta fille, je ne crois pas aux vies antérieures et "décider d'être heureux" c'est difficile... il est long le chemin pour y parvenir (lorsqu'on y parvient). Je crois qu'il faut d'abord arriver à accepter les drames qui jalonnent notre vie et ce n'est pas gagné, surtout lorsqu'ils se multiplient. Bisous pinson, je te souhaite une belle journée. Danielle

      • Mercredi 23 Septembre à 10:12

        Réponse à    Danielle  - - ---

        Bonjour Danielle. Effectivement il faut pour décider" d'être heureux accepter toutes les limitations que le sort va nous réserver, et cela je l'éprouve avec une intensité extraordinaire depuis le début de cette année. Et c'est non moins extraordinairement difficile.

        Pour ce qui est du mensonge que ferait cet homme, je vais prendre sa défense. Evidemment je puis ne pas croire, personnellement, aux vies antérieures. Mais si j'accepte de lire un conte construit dans un pays où cette croyance est courante, il est indispensable que j'abandonne mes croyances personnelles pour adopter pour un moment celles du conteur.

        Alors pourquoi ne pas supposer que cet homme a eu aussi des vies antérieures, et que les paroles de cette vieille femme, qui l'ont si profondément bouleversé, ont en fait ramené à sa conscience claire ses propres vies antérieures, enfouies dans son inconscient, et qu'elles sont ce qu'il a dit à cette princesse.

        Tu vas me dire que cela est incroyable. Oui, bien sûr, pour notre esprit cartésien, occidental ! 

        Mais quand tu lis un conte, si tu veux qu'il t'emporte dans son ciel enchanté, il faut bien que tu abandonnes ta façon à toi de voir le monde ! Si tu réussis ce type de lecture, alors tu pourras vibrer d'émotion et d'émerveillement quand tu l'entendras dire " et je t'ai retrouvée ! " . 

        Bonne journée et bisous de pinson.

        (mais je ne suis pas vraiment un pinson, de même que tu n'es pas vraiment une vraie mouette !!!!!!!!! )

    22
    Dominique PB
    Mardi 22 Septembre à 20:23

    Ce conte est curieux, riche et sombre, si l'on prend ces vies antérieurs comme des allégories de douleurs passées d'autrui, que l'on porte, personnellement. Et c'est ainsi que je les prends, parce que les véritables "vies antérieures", je n'y crois pas. Et une chose me gêne, quand-même, dans ce conte Ce jeune homme est un menteur opportuniste, quand-même. .. Il a eu la chance d'apprendre les causes de la tristesse de la princesse et en tire partie en s'inventant les mêmes précédentes vies  que celles de la princesse, pour la toucher.... Mouais, c'est pas très joli....

                                                                                              A jeudi, j'espère! 

                                                                                                                                           Gros bisous,

                                                                                                                                                                          Dominique PB

      • Mercredi 23 Septembre à 09:27

        Réponse à    Dominique PB  - - ---

        Bien évidemment l'allusion aux vies antérieures est à prendre comme une des nombreuses images et références utilisées par les conteurs !  Comme les poètes (mais d'une autre façon) les conteurs ont tous les droits, où plutôt se les donnent. Il faut l'admettre si l'on veut prendre plaisir à écouter leurs récits (fantastiques !).

        Il y a d'ailleurs dans le texte que je vous ai présenté un mot qui est à souligner : " un imperceptible sourire illumina son regard ". Ce sourire " imperceptible " laisse imaginer la complexité de sa pensée à ce moment là, complexité qui n'est pas développée, car sinon on ne serait plus dans un conte mais dans un roman de Stendhal ou de Proust ! 

        Jeudi ? Mais c'est demain !

        OK, je t'attends avec plaisir.

        Bisous ma Domi.

    21
    Mardi 22 Septembre à 18:24

    Bonsoir pinson,

    Cette vieille Dame était la providence car sans elle, ce jeune homme aurait-il été l'élu de la princesse? 

    Décider d'être heureux, les choses les plus simples nous donnent beaucoup de bonheur. Mais pas facile d'être heureux car il y a toujours quelques part un souci qui tôt ou tard finit par arriver.  Alors il faut profiter au maximum de ces bons moments. En fait, ce n'est pas si simple de décider d'être heureux.

    Quel joli conte et comme toujours très bien illustré. Il nous montre aussi la cruauté des hommes et cette cruauté peut détruire un être et nous donne à réfléchir sur nos vies antérieures mais là aussi c'est très très difficile mais si passionnant.

    J'aime beaucoup aimé mais j'ai du mal à m'exprimer.

    Bises pour toi pinson et je te souhaite une bonne soirée. Je pense beaucoup à toi tu sais.

      • Mardi 22 Septembre à 19:51

        Réponse à    Mari jo21  - - ---

        Bien sûr Mari jo, ce n'est pas facile de "décider" d'être heureux, sinon ça se saurait. Cela demande sans doute toute une évolution dans notre tête. Pour moi même je sens qu'elle se fait, mais elle est loin d'être achevée.

        Cruauté des hommes ... ? Oui, mais cela veut dire aussi cruauté en nous. Savoir qu'elle existe.  Mais on en fait quoi ?

        Car se croire soi-même sans cruauté  (possible) s'est se tromper soi-même.

        Merci de tes gentilles paroles.

        Bises pour toi aussi. 

    20
    Lundi 21 Septembre à 17:54

    Un conte de fée pour jeune fille rêveuse!!!j'adore!!!!!! Bisous Fan

      • Lundi 21 Septembre à 19:27

        Réponse à    ISIS  - - ---

        Alors ... bisous pour toi, jeune fille rêveuse !  

    19
    lenez o vent
    Lundi 21 Septembre à 09:01

    Très joli conte , porteur de beaucoup d'idées : confiance en soi,

    les blocages, les vies antérieures, et surtout cette phrase :

    j'ai décidé d' être heureux, un mantra !!

    Merci Pinson  pour cette page agréable et et bien illustrée

    Prends soin de toi, je t'embrasse

      • Lundi 21 Septembre à 19:26

        Réponse à    lenez o vent - - ---

        Décider d'être heureux, c'est aussi accepter ce qui advient, et n'a pas été choisi par nous. 

        Quant aux vies antérieures... que savons nous des traces laissées en nous par tous nos ancêtres, y compris les plus reculés ? Mais c'est déjà quelque chose de nous sentir solidaires de tout ce qui a été vécu dans le passé par tous les êtres qui nous ont précédé.

        Bisous Armelle.

    18
    Simone
    Dimanche 20 Septembre à 21:00

    Très belle histoire qui, une fois de plus, nous montre que le véritable trésor est l'amour. Il transcende toutes les richesses et tous les ors de la Terre et même l'Eternité.

    Bonne soirée Mr K. Biz

      • Lundi 21 Septembre à 19:19

        Réponse à    Simone  - - ---

        L'amour transcende aussi "la personne aimée" dans le cadre d'un couple par exemple ( je pense à cette affirmation de ...  : famille, je vous hais ) mais s'étend à tout les êtres, humains ou animaux. Bisous pour toi aussi, Simone

    17
    Danielle
    Dimanche 20 Septembre à 19:26

    Bonsoir pinson en cette fin de dimanche, ce conte est bien agréable avec une belle histoire et de jolies illustrations. Cette jeune princesse est murée dans le silence et ni les nobles et les riches, ni les fortunes offertes n'ont atteint son coeur blessé ! Ce n'est pas de richesses dont elle a besoin mais simplement d'amour pour effacer ses maux, pour la sortir des souffrances où elle est emprisonnée, cette carapace de chagrin où elle s'abrite pour se protéger de la cruauté des hommes... Elle a simplement besoin de reprendre confiance. Ce jeune homme à la vie toute simple a su trouver les mots : "j'ai décidé d'être heureux". Oui, la fortune ne fait pas tout et l'amour est tellement plus précieux, autant celui qu'on donne que celui que l'on reçoit, il est nécessaire à la vie.

    Des bisous pour toi pinson, je te souhaite une bonne semaine, prends soin de toi. Danielle

      • Dimanche 20 Septembre à 20:15

        Réponse à    Danielle  - - ---

        Bonsoir Danielle.

        Un coeur blessé, et même un coeur terrorisé, qui n'a plus la force d'imaginer comme possible une ligne de vie qui pourrait échapper au malheur. 

        La force de la détermination  de cet homme change son destin.

        Bonne semaine , et bisous de pinson.

    16
    Cybèle
    Dimanche 20 Septembre à 15:19

    Quel merveilleux conte !
    Le pardon et l'humilité pour s'alléger et  préparer les prochains voyage et ainsi être heureux !!!

    Comme disait l'ami Voltaire "J'ai décidé d’être heureux parce que c'est bon pour ma santé."

    Et mon ami Baloo vous envoie ce beau message

     

    https://www.youtube.com/watch?v=QprXlfVkpH4

    Belle fin de journée Pinson

      • Dimanche 20 Septembre à 20:09

        Réponse à    Cybèle  - - ---

        Je me suis laissé bercer par Baloo

        ce qui m'a éloigné de l'aspect tragique des drames qui tenaient cette princesse prisonnière.

        Merci Cybèle de cette récréation ! 

    15
    Dimanche 20 Septembre à 14:42

    Il a eu de la chance de rencontrer cette vieille dame mais, elle, comment a-t-elle su ce secret? Comment l'a-t-elle deviné?

      • Dimanche 20 Septembre à 19:56

        Réponse à    gazou  - - ---

        C'est un conte tibétain. Dans cette pensée tibétaine règne une sorte de syncrétisme entre le bouddhisme et l'hindouisme, ce qui veut dire que certaines personnes possèdent des connaissances sur nos psychismes qui ne sont pas arrêtées par ce que nous croyons être les forteresses de notre personnalité. Cette femme est donc comme une voyante. Les réincarnations des humains lui sont connues.

    14
    nuidra
    Dimanche 20 Septembre à 13:31

    MAGNIFIQUE? VOUS AVEZ TOUCHE mon âme et mon coeur.

    Bon dimanche, je me rappelerai de ce conte, qui m'est proche et cher.

    Amitiés; 

    JP 

      • Dimanche 20 Septembre à 19:42

        Réponse à    niudra  - - ---

        Comme je suis content que ce conte vous touche en plein coeur !

        Il est vrai que moi-même suis sensible à son message, au point que, si je me laisse imprégner par lui (et cela s'est produit alors que je l'écrivais et le relisais) je sens des larmes se préparer à sortir.

        Bonne semaine l'ami.

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