• - Le mystère de la mère -

     

    Ma mère

    ma petite maman

    petite fille élevée dans la souffrance, la privation, 

    les abandons, les déceptions,

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

    et qui pourtant, devenue "grande", m'a donné de toutes ses forces ...

    la vie,

    et son sourire,  

    et toute sa joie de vivre

    je veux moi aussi te fêter aujourd'hui.

     

     

    ***

     

     

    Tu avais dans ton petit jardin, que tu soignais avec amour,

    un rosier

    qui après bien des vicissitudes est parvenu chez moi

    ... et je ne l'ai pas toujours bien soigné.

    Il a bien failli mourir.

    Mais voici : 

    il semble renaitre

    tout petit encore, mais il vient de former deux roses

    comme un sourire pour ce jour !  

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    C'est un rosier ancien

    une "rose de Damas" peut-être (cette ville martyre, victime de la folie des hommes).

     

    Elle exhale un parfum d'une douceur, d'une suavité, d'une force, 

    qui me pénètre, se glisse jusqu'au fond de mon âme, 

    me guérit, me régénère, me bouleverse.

     

     Présence silencieuse de ma mère

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

     Présence silencieuse de ma mère

    aussi certaine que ma propre vie.

     

    Merci maman.

    Pardonne moi de n'avoir pas su t'aimer.

    Tu aurais été si heureuse d'avoir un garçon plus gentil que moi.

     

     

    ***

     

     

    Je voudrais que tu sois là

    te regarder,

    t'écouter me dire ce que tu pensais de la vie.

     

    Et, marchant près de toi,

    t'offrir toutes les fleurs de mon jardin !

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    les ancolies

    aux formes si étranges

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

    les arums

    qui eux aussi viennent de ressusciter

     

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    étranges cornets

    d'une si grande simplicité

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    et une deuxième fleur vient même de s'ouvrir

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    le modeste oeillet d'Inde

    si généreux

    rayons de soleil posés de ci de là ...

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

    mufliers

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    qui étaient aussi une des tes fleurs amies

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

    Elles sont, comme toutes les fleurs, des paroles silencieuses,

    paroles de paix

    de confiance en la vie.

     

    .

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

     Voilà

     

     

    tu es là,

     

     

    maman,

     

     

    avec moi, en ce jardin.

     

     

    - Le mystère de la mère -

     

     

     

    Merci à toutes les mamans du monde

     

    merci de transmettre la vie

     

    l'amour

     

    et l'espoir.

     

    A toutes je fais un bisou.

     

     

    ***

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    24
    Fan
    Vendredi 1er Juin à 16:41

    ... encore moi, juste ceci , tu es un lexique, que dis-je un ordinateur, tapez: pinson et la question, donc un immense Merci! Sur ce pas, j'y vais étendre ma lessive... rien d'autre que étendre cette lessive!...

    vivre les moines Zen et toi!

      • Samedi 2 Juin à 14:34

        - Réponse   à   -  FAN - - -

        Tu as tout compris ! La "pleine conscience" ou "l'attention juste", c'est d'être tout entier dans l'acte que j'accomplis à l'instant même et à  ne pas laisser mon imagination s'occuper d'autres choses : en résulte une unification de la personne (au lieu d'un éparpillement).

        Ainsi, si j'étends de la lessive ... j'étends de la lessive !

        Effet de relaxation assuré.

        (ça m'arrive aussi d'étendre de la lessive : entre 2 chênes !) 

    23
    Fan
    Vendredi 1er Juin à 12:37

    ... Bonjour Kasimir, l'expression "il faut pardonner" est pompeux, j'admet, tu nous avait déjà explique cela il y à un certain temps. Je l'emploie jamais, sauf hier je ne trouver pas d'autre mots. Ce que je ne comprends pas, ce que on doit attendre la mort d'une personne... non, ça dépasse mon raisonnement et je m'enfiches du long processus que tu évoque...je prends le téléphone ou j'écris, voilà,  surtout quand il s'agit de mes propres enfants!

    En ce moment j'essaye la "méditations éveillées" en écoutant juste ma respiration, multes médecins utilisent cette méthode pour eux même déjà. 

    Bon week-end à toi Kasimir et merci d'avoir pris du temps de tes travaux du jardin, pour nous répondre avec délicatesse, pour ne pas blessé...

      • Vendredi 1er Juin à 14:50

        - Réponse   à   -  FAN - - -

        C'est vrai,  il n'est pas facile de créer un autre mot qui conviendrait parfaitement pour remplacer  ce précepte : "il faut pardonner". 

        Je voulais seulement souligner  qu'il y a un piège moralisateur dans cette expression traditionnelle.

        Quant  à savoir si on doit attendre la mort d'une personne pour que .... c'est à la fois faux et vrai. 

        C'est faux , car comme cela suppose un long processus de transformation psychique, il est habituel que cette transformation  ne soit achevée qu'après la disparition du protagoniste ! 

        Exemple : je voudrais maintenant dire certaines paroles à mon père et à ma mère, mais ils ne sont plus là pour les entendre.

        C'est peut-être en partie vrai : la mort de la personne en cause provoque un choc qui peut mettre en route des processus de réflexion qui étaient jusque là bloqués, et ainsi soudainement accélérer des transformations jusque là figées. 

        Tout cela est bien complexe, j'avoue.

        Ta façon de réagir résulte de qui tu es, mais d'autres personnes fonctionnent autrement : nous sommes tellement différents les uns des autres !

        Bravo pour ta pratique de la méditation éveillée. Elle connait actuellement un grand renouveau, et c'est très bien. La racine de cette pratique nous vient du Bouddha, initiateur du  Samma-Sati, qui signifie : "attention juste". Le monde anglo-saxon l'a reprise sous les mots de " full consciousness ", ou de "  mindfullness ", et le monde médical commence (timidement) à l'utiliser comme thérapie. 

        Mais surtout elle s'applique à notre vie de tous les jours, peut se vivre dans nos actes les plus simples. J'aime beaucoup cette réponse d'un moine Zen à qui on demandait ce qu'était pour lui la méditation, et voici sa réponse, parfaite :

            quand je plante mes salades ... je plante mes salades !

         

        bon apm, FAN. 

         

         

    22
    Fan
    Jeudi 31 Mai à 21:03

    ... Bon soir Kasimir, je viens de lire le commentaire de Marijo et ta réponse et je m'interroge. J'attends souvent qu'une personne qui a souffert dans son enfance, projette le même schéma à ses propres enfants. Tu l'évoques dans ta réponse. Donc, Marijo serait doublement  punit, d'abord par sa mère, et ensuite par ses enfants ?Pourquoi faut-il attendre la mort, pour que les enfants se rendent compte des tourment qu' a vécu une mère?

    Etre parent n'est pas facile, pour personne, mais... ne faudrait-il pas tendre la main, pardonner si il faut pardonner, et non dire, "vous verrai, quand je serait mort, le mal que vous m'avez fait?" Je suis tout sauf q'une mère parfaite, souvent trop impulsive... mais je ne pourrait pas vivre et même si ils m'aurait insulter trahit...sans les aimer! Je chercherais toutjours ou j'ai loupé le coche!

    Bonne soirée.

     

     

     

     

     

     

      • Vendredi 1er Juin à 09:34

        - Réponse   à   -  FAN - - -

        Bonjour FAN. 

        Il existe bien ce qu'on appelle une "tendance à la répétition". Comment sortir de cette ornière ? La première étape est de prendre pleine conscience que cette tendance est bien réelle.

        Faut-il pardonner ?

        Je pense que l'utilisation du verbe "il faut" est une grave erreur. Si on pardonne par devoir, pour obéir à une loi (morale) l'échec de cette démarche est absolument certaine. On se trouve là dans une attitude moraliste, une obligation moralisatrice.

        On ne peut donc pas pardonner par un acte de volonté. Le "pardon" se réalise tout seul quand l'évolution psychologique est accomplie. Mais cette évolution (involontaire) demande du temps, des années, des dizaines d'années même. Ce temps long s'explique car c'est un processus qui est de l'ordre de la croissance.

        C'est la raison qui fait que souvent la compréhension (des blessures infligées à l'autre ou que l'autre nous a infligées) ne survient souvent qu'après la mort de l'autre (des parents par exemple). Cela parait très regrettable. Mais c'est ainsi.

        Aucune femme n'est une mère parfaite. Chacune fait ... ce qu'elle peut, du mieux qu'elle peut. Tu n'as loupé aucun coche. Chacun de nous à une histoire absolument particulière, unique, ce qui fait qu'il est très difficile de la connaitre et de la comprendre : il faut pour cela un temps considérable. 

        Bonne journée FAN.

         

    21
    Jeudi 31 Mai à 17:51

    Bonjour pinson,

    Je suis venue plus souvent que d'habitude relire ta déclaration d'amour à ta Maman et chaque fois, je ne te cache pas que j'aie pleuré et encore là. Il y a tellement d'émotion. Ça m'est bien difficile de commenter.

    Tu écris si bien et tu as si bien illustré que j'aie l'impression d'être là, présente, de vous suivre et surtout d'être indiscrète. Mais c'est plus fort que moi, je vous suis.

    Je n'ai pas eu de Maman digne de ce nom. Il aurait mieux valut que je n'en aie pas du tout. 

    C'est magnifique ce que tu as écris et j'apprécie aussi ta façon de dire merci à toutes les Mamans. 

    Bonne journée et bise à toi pinson.

     

    Peut-être que lorsque je ne serai plus de ce monde, mes enfants se rendront compte du mal qu'ils ont pu me faire et je ne leur souhaite pas que leurs enfants agissent de la même façon qu'elles. Ça fait mal, ça assassine.

      • Jeudi 31 Mai à 19:41

        - Réponse   à   -  Mari jo 21 - - -

        Bonsoir Mari jo.

        Il arrive souvent que la mère ait quelques difficultés à assumer 

        son rôle. En fonction le plus souvent de sa propre enfance qui a été plus ou moins catastrophique. 

        Et il est bien difficile de sortir de cet enchainement de malheurs. 

        Après tant d'épreuves subies, comment se reconnecter à la source de l'amour ? Comment faire pour qu'elle rejaillisse en nous (comme dans le coeur de la Samaritaine) et que dès lors elle ne cesse plus jamais de nous désaltérer ? 

        Et comment s'approcher de cet immense problème ?  Je pense que c'est en essayant de comprendre  ce qu'a été notre enfance : il n'est  pas d'autres moyens. 

         

        Bonne soirée Mari jo.

    20
    lenez o vent
    Jeudi 31 Mai à 10:10

    quel bel hommage  avec tes mots et tes fleurs, ta nature !!!

    merci pour ton partage personnel

    bisous Pinson

      • Jeudi 31 Mai à 10:37

        - Réponse   à   -  lenez  o vent - - -

        Bonjour Armel

        Nous avons chacun une mère, qui nous a transmis la vie, et c'est un grand mystère. Pas seulement la vie du corps, mais aussi la capacité d'aimer. C'est donc une histoire très personnelle, très intime. On peut bien en dire quelques mots  une fois par an  !

        Belle journée.

    19
    Lundi 28 Mai à 10:06

    quelle belle déclaration à ta maman, et à la nature.

      • Lundi 28 Mai à 10:47

        - Réponse   à   - LMPT 73 - - -

        et à toutes les mamans, à toutes les femmes

        car il y a, dans le fait d'être  "une femme" (capable d'engendrer) un mystère d'une profondeur qui me parait dépasser tout ce que je puis concevoir.

        Bonne journée Dominique.

         

         

    18
    Danielle
    Lundi 28 Mai à 09:50

    Bonjour pinson, je reviens plus longuement sur ton blog et après avoir exprimé toute l'émotion qu'a provoquée en moi ton article d'hier, je parcours ton jardin. Ce rosier qui reprend vie chez toi, qui refleurit même s'il est resté sans soins, c'est bien le signe qu'un lien subsiste au-delà de l'absence, celui de l'amour ! Ces roses anciennes sont si jolies, si délicates et si fortes à la fois et leur parfum est un bonheur.

    Les arums quelle beauté, quelle pureté, leurs grandes fleurs immaculées, leur feuillage bien vert en font des plantes magnifiques. L'oeillet d'Inde au contraire est plein de chaleur et de teintes joyeuses, lumineuses et on dit que son odeur éloigne les pucerons et autres insectes, c'est certainement vrai je suppose. Les mufliers qu'on appelle chez nous les gueules de loup, je les trouve superbes et c'est une fleur qui "tient" longtemps, sa floraison s'étale sur plusieurs semaines, voire même plusieurs mois. J'en avais des pourpres et une plante orange mais ils ont mystérieusement disparu, pourtant nos hivers sont doux sauf exception ! On en voit souvent en pleine nature, surtout au niveau de cette avancée de terre sur l'étang, tu te souviens (à la sortie de la ville), il y a là de superbes genêts et c'est le lieu de prédilection des mufliers mais de couleur pourpre, je me demande bien pourquoi. J'aime beaucoup la couleur des tiens, très douce. La photo de ton jardin est vraiment superbe, quel calme, quelle paix ! Je te souhaite une très belle journée. Danielle

      • Lundi 28 Mai à 10:39

        - Réponse   à   - Danielle - - -

        Oui Danielle, mon jardin semble reprendre vie, avec une énergie toute nouvelle. J'ai commencé ma journée par une longue promenade qui m'a fait découvrir de nouveaux petits trésors que je pensais très improbables.. En particulier la renaissance d'un autre rosier .... mais il serait trop long de raconter cette autre histoire.

        Mon intérêt pour les fleurs est en fait très récent, tout en précisant que je ne les sépare plus des légumes, car je ressens maintenant cette distinction stricte comme un inexplicable apartheid.

        Et ce monde des fleurs (même celles des choux de Bruxelles ! ) est en fait un incroyable chant d'amour, amour qui lient (sexuellement !) les plantes entre elles, mais aussi les lient (très intimement) aux insectes, et à nous qui ne serions même pas en vie sans elles.

        Je n'ai ni glycine (ah si , une , mais d'une variété très spéciale : une glycine tubéreuse ) ni mimosa, ces fleurs qui atteignent une splendeur qui semble indépassable, mais je commence timidement à découvrir la richesse fabuleuse de toutes les autres fleurs ... (plus simples  ... ???).

        Quant à la puissance florale de la végétation dans les lieux que tu habites, elle me semble presque incroyable : c'est le miracle de la lumière qui, ici, nous est parfois distribuée un peu chichement.

        Bon, je vais essayer de faire avec cette différence.

         

        Bonne journée mouette au pays des fleurs.

    17
    Fan
    Dimanche 27 Mai à 20:52

    ... oh Kasimir, quel poème pour honorer ta maman, aujourd'hui. Je ne suis pas très fête de mère, mais c'est très personnelle. Et comme je crois à un "après" alors, ta maman est avec toi, même tous les jours.

    Une anecdote  ( je l'espère de n'avoir pas encore écrit). 

    Ma mère m'avait laisser beaucoup de signes après son départ, mais pas qu'à moi. Le fils de mon cousin qui est

    autiste, avait écrit un soir sur son ordinateur: " papa il y a une vieille dame au cheveux blanc qui te souri, elle as dit, maintenant je ne reviendrais plus, car je dois monter plus haut pour retrouver les autres... mais rassure-toi, nous nous reverrons tous plus tard" Mon cousin lui écris (à son fils) "demande-lui son nom" et la réponse était... Yvonne, ma mère s'appelait ainsi! Or le jeune homme n'avait jamais vu ma mère.

    Je t'embrasse pour les jolies messages pour toutes les mères,

    la Fan du lac, ou il fais un orage en ce moment.

     

     

      • Lundi 28 Mai à 10:07

        - Réponse   à   - FAN - - -

        Notre mère est en nous (et pas qu'elle) pour la raison que nous sommes pétris de nos ancêtres comme la miche de pain est pétrie de blé.

        Nous nous imaginons être des individus autonomes par eux-mêmes, mais c'est une fiction. Nous ne sommes, nous "n'existons", que par les liens qui nous fondent, nous traversent comme des énergies sans cesse en mouvement.

        Pourquoi des individus profondément blessés (souvent ?) perçoivent-ils  mieux que les "normaux" ces liens énergétiques qui nous tissent dans un  unique tapis mais que nous ne savons pas percevoir ? 

        D'où ces paroles étranges... qui un instant déchirent nos cécités.

        C'est une très vaste question....

        Oui, les orages se développent... méfions nous des grosses branches. 

        Bonne semaine FAN.

    16
    Dimanche 27 Mai à 16:40

    Heureusement nous sommes capables d'évoluer, de devenir plus aimants, plus attentifs aux autres, plus capbles d'empathie...

    J'aime beaucoup ton dessin de la petite fille fille triste...Ma mère aussi a eu une enfance très difficile, elle nous a donné ce qu'elle a pu et c 'était déjà beaucoup lus que ce qu'elle avait reçu...

    Bonne soirée, Kasimir

      • Lundi 28 Mai à 09:46

        - Réponse   à   - Gazou - - -

        oui (et heureusement) nous sommes capables d'évoluer (comme les bons vins), mais cette évolution n'est pas automatique, et peut soit ne pas se produire, soit être ... bien lente, et n'être réalisée si tardivement que les pauvres parents ne seront plus là quand le nouvel adulte capable de leur dire merci, et de les aimer d'un amour nouveau, fort mais libre, sera enfin debout.

        Nos propres parents ont d'abord été des enfants, fragiles, peut-être très malheureux, mais ce n'est que bien tard qu'on le comprend et que l'on devient capables d'éprouver de la compassion pour eux...

        Bonne journée Gazou.

         

    15
    Dimanche 27 Mai à 16:22
    Catherine D

    Oui mais les enfants doivent se détacher, pour pouvoir vivre ... j'ai eu du mal à le comprendre et l'accepter pour mes enfants, et j'ai l'impression d'avoir raté des choses; ma propre mère réclamait à ses enfants l'affection dont elle-même a été privée, au risque de les détruire, ce qui a failli se produire.
    On l'écrit à la craie, et on passe l'éponge ?
    Bises d'orage

      • Lundi 28 Mai à 09:30

        - Réponse   à   - Catherine D - - -

        Ton présent commentaire souligne la complexité du problème, ce qui fait que des affirmations simples (comme les miennes dans mon article) se révèlent largement fausses si on s'en tenait à elles seules.

        Bien sûr il faut, pour devenir un adulte, se détacher de ses parents, de même qu'une bouture doit être séparée complètement de la plante mère si elle veut devenir un arbre véritable.

        Le drame est que l'enfant n'a pas la maturité pour comprendre cette situation complexe pour devenir une personne autonome, tout  en restaurant (à temps !) une relation affective chaleureuse avec ses géniteurs..

        Vaste question à reprendre.

        Bonne journée (oui , de nouveaux orages approchent ...)

    14
    Dimanche 27 Mai à 13:29
    Catherine D

    Merci Kaz, une pensée pour ta maman et une bise pour toi.
    Poursuoi dis-tu qu'elle aurait mérit un fils plus çi ou plus ça ? elle t'a eu toi, et elle a dû beaucoup t'aimer tel quel.... Nobody is perfect !
    Belle journée

      • Dimanche 27 Mai à 15:57

        - Réponse   à   - Catherine D - - -

        Je le dis, Catherine, parce que j'ai découvert, au fil des années, ma profonde déficience affective durant mon enfance (et au delà !) , mon incapacité à comprendre les dons merveilleux qui m'étaient faits, et donc mon incapacité d'alors à manifester ma gratitude.

        En un sens c'est irréparable, et donc ce constat est d'une grande tristesse. 

        Et pourtant cela débouche sur une joie plus grande et toute neuve : sur la conviction que le lien d'amour avec ceux qui nous ont aimé demeure vivant, donc évolutif,  au plus profond de nous.

        Nous pouvons donc le réparer , dans notre présent lui-même.    

        Nos amours fondateurs sont vivants en nous, c'est ça la bonne nouvelle.

        Bonne après midi pour toi aussi.

    13
    Danielle
    Dimanche 27 Mai à 11:35

    Bonjour pinson-douceur, voilà que j'arrive en même temps de ton article plein de tendresse et de sensibilité, et tu me fais pleurer. Tes phrases sont tellement chargées d'émotion que tu me la communiques et tu le sais, je pense à ma soeurette qui n'est plus depuis des années mais dont le bégonia est bien présent lui, nous l'avons vu grandir ensemble pendant quelques années, elle le soignait avec amour et me l'a laissé pour que je le soigne à mon tour... un héritage si précieux ! Pour moi c'est un trésor qui survit, une présence silencieuse chargée d'amour. Non ne dis pas que tu n'as pas su l'aimer ta maman, tu l'aimes encore plus maintenant et tu l'aimeras toujours. Mais voilà, les enfants parfois sont un peu... ingrats, sans le vouloir mais ils sont certainement un peu égoïste pour la plupart, s'en aperçoivent-ils seulement, ils n'en ont pas conscience ! Je dois m'absenter mais je reviendrai et en attendant aujourd'hui je te fais un bisou en te souhaitant une douce journée. Danielle

      • Dimanche 27 Mai à 15:37

        - Réponse   à   - Danielle - - -

        Bonjour Danielle. 

        Être mère ne se limite pas à la fonction somatique (donner naissance à un autre corps de vivant) et se faisant peut-être une réalité vécue par d'autres personnes qui ne sont pas la mère biologique. Une soeur, une GM, une personne "étrangère", peuvent assumer cette fonction : nourrir et "faire grandir" notre être.

        Comme l'eau dans la forêt trouve son chemin le long de toutes pentes, le flux vital de l'amour trouve lui aussi son chemin et ne se laisse pas rebuter par des obstacles sur sa route.

        Une plante est un être vivant à part entière

        et donc particulièrement apte à donner corps à cet invisible flux d'amour venu du fond des âges et qui ne cesse de soutenir notre existence même, jour après jour.

         

        Oui , j'étais un enfant égoïste, ce qui veut dire inintelligent. Tous les enfants le sont-ils ? Beaucoup sans doute, et plus ou moins. Certains semblent cependant  être plus capables d'affection , de sentiments altruistes, d'ouverture aux autres. Moi j'étais plutôt centré sur mon nombril. 

        Bonne apm, Danielle.

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