• - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

    La Nature continue de dérouler son spectacle,

    de l'inventer de minute en minute,

    selon ses lois immuables

    ce qui pourtant crée un nouveau sans cesse inédit, bouleversant de beauté.

     

    De mes amis Vosgiens je reçois cette image ...

    presque Sibérienne !

    brrrr ...

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

     

     

    Nous n'en sommes pas encore là

    mais peu à peu le noir et le blanc reprennent plus de place dans le paysage.

    ,

    Parfois, cependant, le soir, pendant quelques dizaines de minutes,

    éclatent les couleurs chaudes.

     

     

     

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

     

    Je m'assieds alors

    et contemple

    en silence,

    oubliant qui je suis.

    Je deviens ce que je contemple,

    ma respiration fait entrer en moi cette immensité,

    ou bien c'est moi qui devient elle,  comme le sucre dans un verre d'eau...

    disparait.

     

     

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

    Parfois

    très haut dans le ciel

    un oiseau rapace, un milan peut-être, fait de grands cercles.

     

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

     

    Que vois-tu de là haut, oiseau ? 

    Tout de même pas de petites proies au sol...

    la lumière est sans doute bien trop faible pour que tu les distingues.

    Alors fais-tu comme moi, engrangeant en toi la beauté du jour,

    dans la joie d'être vivant, tout simplement

    ???

     

     

    Mais ton vol circulaire se déplace, tu disparais à ton tour,

    et je me retrouve  à nouveau comme happé  dans la résille des branches,

    grand vitrail de la nature.

     

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

     

    Le froid se rappelle à moi,

    me ramène à ma petite réalité.

    Le soleil continue sa plongée derrière l'horizon,

     

     

    - Pouvons-nous devenir le ciel ? -

     

     

     

    Je dois rentrer

    mais que cet instant fut précieux,

    instant  où éclate l'évidence de notre unité avec le monde.

     

     

    ***

     

     

     


  • Commentaires

    24
    fredi
    Jeudi 7 Décembre 2017 à 18:48

    s jolies potos  papa ,j ai envie d  etre sous la neige qui tombe et attraper des flocons dans ma bouche ...cela fait tres tres longtemps que je l ai fait .  

      • Jeudi 7 Décembre 2017 à 19:21

        - Réponse   à   - Fredi-

        Bonjour mon cher fils.  

        C'est vrai que c'est tentant de happer ces légers flocons, si légers, fantaisistes et mystérieux. Ils n'ont pas tenu au sol et la neige du matin avait entièrement disparu le soir. Mais l'hiver n'a pas dit son dernier mot.

        Ce jour , presque une certaine douceur : je l'ai mise à profit pour creuser encore 16 + 2 trous de plantation pour les arbres et petits fruits qui viennent de m'être offerts mais que je n'ai pas encore mis en place. Les deux arbres encore à planter sont un Nashi (que je ne connaissais pas) et un figuier à fruits violets. Dans les petits fruits il y a un " caseiller " que je ne connaissais pas non plus. Le 2 décembre j'avais déjà planté avec JL 2 beaux pommiers, dont un de 9 ans. Voilà qui va changer un peu le paysage !

        Bisous, et bonne fin d'année dans ton Mexique d'adoption !

    23
    Dimanche 3 Décembre 2017 à 18:44

    Bonjour pinson,

    Très belle photographie de tes amis vosgiens. Comme c'est beau. 

    Tu as un ciel magnifique. C'est extraordinaire car moi, j'ai du bleu et du jaune seulement dans le ciel le soir. Pas de rouge et je me pose toujours la question : pourquoi ?  C'est bizarre ne trouves-tu pas ? Et pourtant, j'étais là à l'admirer jusqu'à son coucher et pas de rouge.

    J'adore tes photographies. Qu'ils sont beaux ces arbres nus sur ce beau ciel de couleurs. Ils nous dévoilent leur formes que l'on peut admirer ; j'aime.

    Et bien, nous sommes loin l'un de l'autre et nous faisons les mêmes choses. Se poser et regarder le ciel, se poser des questions sur les oiseaux que l'on voit tout là-haut ; être hors du monde. Et c'est quand je ressens le froid sur moi, que je reviens à moi et que je me dis qu'il me faut rentrer et parfois je reste malgré que je n'aie pas chaud. C'est tellement beau et tellement de questions sans réponse.

    Comme aujourd'hui, je voulais photographier les p'tits oiseaux pour me faire à mon 200. Je pensais avoir pris beaucoup de photographies et en fait je n'en ai que trois. Ca volait de partout, certains se chamaillaient car les p'tites Mésanges, j'ai remarqué qu'elles n'aimaient pas partager excepté lorsqu'il faisait très froid. J'étais avec elles, je ne voyais plus rien autour de moi et ça pour moi c'est le bonheur.

    La photographie de ton oiseau est magnifiquement belle. Un beau tas de bois.

    Nous ne pouvons peut-être pas devenir le ciel mais nous pouvons y pénétrer les instants d'observation qui nous permettent de nous évader.

    Je continue mon chemin vers tin dernier article.

     

     

     

     

      • Dimanche 3 Décembre 2017 à 19:01

        - Réponse   à   - Mari jo 21-

        Nos soucis, nos désirs, nous espoirs, nos déceptions, tout cela nous ramène constamment vers nous et tend à nous enfermer en nous mêmes. Et si nous suivons cette pente  nous finissons par être enfermés en nous mêmes exactement comme dans une prison, ce qui est paradoxal !

        L'admiration que nous éprouvons pour ce qui est en dehors de nous nous délivre de ce piège ! Notre être respire alors le grand air du large et de la liberté. Mieux même : nous sommes comme enrichis de de toute cette beauté qui nous entoure...

        Le ciel est notre patrie, Mari jo , et notre jardin aussi, lui plus proche bien sûr ! 

        Bonne semaine Mari jo.

    22
    Vendredi 1er Décembre 2017 à 17:42

    Que les couleurs du soir sont belles .Tu nous fais rêver

      • Vendredi 1er Décembre 2017 à 18:13

        - Réponse   à   - ALN 03 -

        dodo, l'enfant do .....

    21
    H2O-
    Jeudi 30 Novembre 2017 à 21:07

    Nous sommes poussières d'étoiles, c'est ce que dit Hubert Reeves. C'est logique mais long et compliqué pour arriver à l'être humain. Le monde végétal est arrivé avant les hommes et lui survivra probablement (ou peut-être) difficile à prévoir...

    Bonne soirée Amikas

      • Vendredi 1er Décembre 2017 à 11:01

        - Réponse   à   - H2O -

        Et ce n'est pas qu'une formule littéraire. Je n'y pense pas souvent évidemment, mais parfois, en ramassant dans ma main une poignée de cette terre bénie, cadeau du ciel, je réalise qu'elle est faite d'atomes : certains relativement légers, qui sont nés dans le coeur des étoiles ordinaires, tel notre soleil, mais d'autres, plus lourdes, qui n'ont pu se former que lors de l'explosion de super novae, et je reste comme stupéfait, admiratif, essayant de mesurer ma chance d'être là, témoin de ce prodige... 

        Et de cette autre prodige qu'est la vie  qui va naître dans cette poudre d'étoiles !!!

    20
    Simone
    Mardi 28 Novembre 2017 à 22:55

    Les Indiens d' Amérique disent que le monde ne nous appartient pas, il appartient à nos enfants. Ravie de t' avoir donné envie de relire les psaumes de David.

    Bonne nuit

      • Vendredi 1er Décembre 2017 à 10:51

        - Réponse   à   - Simone -

        Oui Simone, de temps en temps j'ai besoin de relire ces versets inspirés ! Ils sont de vrais chants d'amour !

    19
    Fan
    Mardi 28 Novembre 2017 à 19:43

    ... ton vitrail naturel est sublime, ce rose-orange et le bleuté m'enchantent. Dernièrement dans une clairière  à la forêt, mais au bord du chemin, j'avais retrouver cette même impression, donc tu parles, pour quelques instants, une vrai communication avec la nature. Belle et bonne soirée. La fan du lac.

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 20:27

        - Réponse   à   - FAN -

        Cette sensation de communiquer, de ne faire qu'un avec la nature, que nous éprouvons parfois, est l'un des plus beaux cadeaux que nous pouvons recevoir dans nos journées. 

        Elle est comme une transfusion de bonheur.

        Bonne semaine FAN.

    18
    Danielle
    Mardi 28 Novembre 2017 à 17:41

    Je viens de lire le commentaire de Dominique et ta réponse. Il s'agissait certainement d'un milan ou d'une buse, le milan étant d'une envergure un peu supérieure à la buse (environ 170-175 cm si mes souvenirs sont exacts). Il est vraiment aisé de l'identifier en vol, surtout par sa longue queue en forme de "V" très caractéristique pour ce rapace, il l'utilise comme un gouvernail et aime planer en effectuant des cercles très larges, il bat lentement des ailes de temps à autre. S'il était clair, dans les tons roux : c'est un milan royal, s'il est bien plus foncé : c'est un milan noir comme son nom l'indique ! Certains ont de la difficulté pour différencier le milan de la buse en vol mais la forme de la queue indique immédiatement de quel rapace il s'agit puisque la buse a la queue plus courte, large et en demi-rond. Le faucon crécerelle quant à lui n'est pas plus gros qu'un pigeon. Nous en avions vu un sur un piquet de bois à la plage, il n'a pas fui à notre approche car certainement fatigué ou blessé. Que ces oiseaux sont fiers, libres, superbes... je les admire et les adore tu le sais ! Bonne soirée pinson. Danielle

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 20:04

        - Réponse   à   -Danielle -

        Merci Danielle de toutes ces précisions concernant le milan. Etant enfant je ne connaissais que les buses (en Champagne pouilleuse) et je n'ai jamais su les différencier des milans.

        Evidemment là je n'ai pas pu voir nettement la queue, ni sa couleur, mais l'important n'est pas tant de déterminer son espèce avec précision, que le sentiment que cet habitant du ciel peut nous inspirer.  Il est roi dans l'espace, il est l'enfant de la lumière.

        Oui, ces rapaces sont de magnifiques oiseaux !

        Bonne soirée Danielle. 

    17
    Mardi 28 Novembre 2017 à 16:20

    Tes photos sont très belles et la contemplation de la nature t'a bien inspiré...Oui, il est bon d'engranger en soi la beauté de la nature et de prendre conscience de notre unité avec le monde, merci de nous le rappeler

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 18:51

        - Réponse   à   - Gazou -

        Je viens d'aller voir ton blog et j'ai vu que tu le consacres aussi à la fin du jour au travers d'un poème.

        Oui, c'est un instant charnière dans nos journées, bien propre à nous inviter à réfléchir. 

        Bonne soirée. 

    16
    Simone
    Mardi 28 Novembre 2017 à 13:58

    Comme je te rejoins Mr . Nous avons beaucoup à apprendre de la contemplation de la nature. Le ciel et la course du soleil distribuant ses couleurs, et la mer, infinie, chantante ou grondante, toujours renouvelée. L'oiseau qui plane en silence, et le silence de la nuit, du moins si on a Lachance d' habiter loin des tumultes des cités.

    Bonne journée

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 15:03

        - Réponse   à   - Simone -

        Ton commentaire, Simone, me donne envie de relire quelques psaumes de David, ce chantre indépassable de ce monde profondément mystérieux qui nous est donné.Pas donné comme une propriété soumise à notre bon vouloir, mais donné comme lieu de vie.

        Bonne journée la sudiste.

    15
    Danielle
    Mardi 28 Novembre 2017 à 13:08

    Bonjour pinson, je passe par hasard et je vois ce bel article en espérant pouvoir y poser un commentaire. Je tente... Oui la Nature est un spectacle permanent et pourtant toujours renouvelé, sans cesse changeant ! Les photos sont vraiment superbes, on dirait que des flammes s'élèvent vers le ciel pour le parer de couleurs magnifiques, quel joli tableau avec les arbres de ton jardin dépouillés par l'automne en premier plan... l'horizon prend feu en se parant d'une grande douceur ! Je contemple en silence avec toi et je comprends que ces imagent te pénètrent, se fondent en toi et ne font qu'un, la beauté du monde et l'Homme sont un ensemble pour qui sait aimer et contempler. Par contre quel contraste dans les Vosges, comme c'est surprenant, et là je regarde le ciel bleu si limpide de chez nous, le soleil resplendissant et l'étang qui scintille tout comme la mer, on ne croirait pas habiter le même pays ! Ces précieux instants qui nous sont offerts, sachons les apprécier même si parfois nous éprouvons toutes sortes de difficultés... Je me dépêche, tant pis il me faut cliquer sur "envoyer", allez je me lance non sans hésitation sarcastic Bon après-midi pinson, merci pour ce bel article. Danielle

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 14:58

        - Réponse   à   - Danielle -

        Oui Danielle, la contemplation de la nature est une source infinie de paix, d'une paix profonde qui entre en nous comme la lumière elle-même, et qui devient nôtre dès que nous reconnaissons que nous n'avons pas, en somme, de réalité propre (puisque nous allons disparaitre) mais que notre seule réalité est d'être une minuscule partie de tout.  Pas une partie distincte du tout, qui aurait je ne sais quel destin personnel (quelle sottise !) mais une partie indissociable du tout et dont le coeur même est le tout. Nous ne sommes pas distinct du tout : nous sommes le tout !

        En contraste absolu avec cette pensée est la différence incroyable de nos climats, et la diversité de nos vies. 

        Nous n'avons pas fini de nous interroger... 

        Bonne fin de journée pour toi aussi Danielle. 

    14
    H2O-
    Mardi 28 Novembre 2017 à 12:45

    La contemplation du ciel et des paysages apporte un peu de sérénité dans ce monde plutôt stressant et qui "dévore" nos vies.

    Le jardin suffit pour voyager. C'est un espace plein de richesses précieuses et cachées que tu nous fais partager.

    En Combraille aussi, la neige a fait son apparition, avec des paysages en noir et blanc, mais des horizons parfois colorés...

    Bonne journée Amikas

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 14:38

        - Réponse   à   - H2O -

        Oui, le ciel est une fenêtre ouverte vers l'infini. Ses richesses sont sans limites mais inaccessibles. A nos pieds heureusement... de la poussière d'étoiles... comme cette poussière est belle, et précieuse !

        Bonne journée.

    13
    Mardi 28 Novembre 2017 à 11:32

    quand le poète s'élance vers le ciel...
    Attention à ne pas prendre froid quand même !

    le bûcher est déjà prêt pour la St Jean d'été

    pas sûr que ce soit un milan, qui a dû migrer vers des lieux plus chauds

      • Mardi 28 Novembre 2017 à 14:32

        - Réponse   à   - LMPT13 -

        Pas sûr en effet, mais c'est la seule hypothèse qui me venait à l'esprit en suivant son vol : de grandes ailes que je n'ai pas vu battre une seule fois, donc un planeur hors pair. Donc sûrement pas un faucon crécerelle. Je reste perplexe, et reconnais mon ignorance.

        Ce tas ??? Je médite de le broyer pour en faire un BRF très carboné auquel je réserve un usage très particulier. Mais pour cela il me reste à trouver une machine assez puissante.........

        Bonne semaine Dominique savoyard. 

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