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    C'est fait !

     

     

    Mon petit coin de prairie normande ....

     

     

     nouveau ...

     

    n'existe plus.

     

    Voici pour rappel : cette zone était il y a quelques années un étang.

    Je l'avais vidée et elle s'était intensément enherbée.

    Mais un petit engin y est descendu

    voici une semaine

     

     

     nouveau ...

     

     

    et a fait un prodigieux travail :

    la couche de vase atteignait les 60 cm dans le plus creux.

     

     

    Le destin d'un étang pluvial qu'on n'entretient pas 

    est d'ailleurs de se remplir entièrement de vase,

    de devenir un marais, un marécage,

    et finalement de disparaitre .

    Il laisse alors une zone très fertile

    qui est très propice à la culture des légumes,

    d'où vient le nom de culture maraîchère : faite sur un ancien marais.

    Si l'on veut que demeure l'étang, il faut le curer régulièrement.

    Non pas pas en appelant Monsieur le Curé

    mais un moderne terrassier !

    Pourtant ...

    après son passage

    il laisse un paysage plutôt lunaire.

     

     

     nouveau ...

     

     

    Ne vous inquiétez pas...

    j'ai informé la Fée Nature, et elle m'a promis de se mettre à l'oeuvre :

    un nouveau cycle va se mettre en route.

     

    Comme vous le voyez, j'ai supprimé beaucoup d'arbres

    mais  j'ai gardé le saule pleureur, qui est en pleine repousse,

    et le petit bassin qui l'entourait a été redessiné et élargi.

     

     

     nouveau ...

     

    Une autre photo vous le montrera mieux : 

     

     

     nouveau ...

     

     

    Pour tout avouer...

    c'est bien là ce que je voulais

    mais je suis un peu perdu, un peu désorienté,

    comme si je me trouvais dans un tout nouveau terrain.

     

    Je ne suis pas seul à visiter ces lieux dévastés...

    un chevreuil de belle taille est venu lui aussi examiner les lieux...

     

     

     nouveau ...

     

     

    Je voudrais bien savoir ce qu'il en pense.

     

    Un forestier pourrait me dire au moins son âge.

     

     

     nouveau ...

     

     

     

    Je ne puis que rêver ...

     

     

    ***

     

     

    .

     

     

     

     

     

     

     

    ...


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    J'ai, vous le savez, vidé mon étang voici un an environ (?)

    et ai envisagé d'utiliser la vase qui le tapisse

    (en couche épaisse, et même très épaisse en son plus profond)

    comme une source presque infinie d'une terre bien équilibrée pour  mes iles-jardins.

    Oui mais voilà, mes prélèvements étant bien trop modestes, le dévasement (indispensable) va durer, à ce rythme-là, au moins une dizaine d'années. C'est bien trop long, et je voudrais faire revenir l'eau (au moins partiellement) plus rapidement. 

    J'attends donc le pro qui va se charger de l'affaire.

    Avant que le lieu ne se transforme, je vous le présente dans son état actuel.  

    Cela ressemble plus, je sais, à un petit coin de prairie !

     

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

     

    Et tant que j'y suis, je vous présente aussi ma fille bûcheronne,

    assise après l'abattage d'un chêne.

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

    Bon, ça va,

    elle n'a pas l'air trop mal en point malgré un travail intense plusieurs heures

    car couper et évacuer tout le branchage n'est pas une petite affaire !

     

    Et voici encore ce même endroit 

    qui commence à retrouver un peu plus de lumière

    ce qui met en valeur un bosquet de bambous qui était presque invisible avant.

     

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

     

    Je ne vais pas vous montrer le secteur de mon jardin Nord, 

    là où a été abattue la rangée de peupliers blancs

    et un certain nombre de résineux

    car c'est un vrai chantier !

     

     

    Seulement quelques fleurs pour terminer.

     

    Le haricot d'Espagne que j'ai planté très tardivement sur la terrasse

    (un grain unique, à titre d'essai)

    s'est développé au delà de mes espérances

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

     

    à son pied un petit semis de mâche, très jeune encore

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

    et devant  : un pied de véronique bécabongue qui se développe de plus en plus,

    je vais bientôt m'en faire une douce salade.

     

    Et là, que voyez-vous ?    

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

     

    Des fraises des bois ? 

    Et non. 

       

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

     

    C'est encore une plante que m'avait donnée Ernest Grenier

    après me l'avoir fait goûter tout en surveillant ma réaction

    (il aimait me faire des farces)

    et qui, à mon grand étonnement, réapparait !

    C'est :  

    Duchesnea indicaFraisier de Duchesne

    appelé simplement fraisier indien.

     

     

    Les fruits sont décevants : 

    pas sucrés et sans aucune saveur !

     

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

    Il a été introduit en Europe au XVII me siècle dans un but décoratif.

     

    N'a-t-il aucun autre intérêt ? 

    Pas sûr : il contient de précieux antioxydants

    et a peut-être des pouvoirs anticancéreux.

     

    Alors ne le rejetons pas trop vite.

     

    - Veillée d'armes pour l'étang -

     

    Ce fruit atteint la taille d'une petite cerise.

     

    Je le croque à votre santé

    et vous salue bien bas.

     

     

    ***

     

     

     

     


    24 commentaires
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    Chambardement ?

    Chambardement ?

    Vous avez dit  chambardement ?

     

     

      C'est avec hésitation que je vous montre les présentes photos,

    car je connais vos âmes sensibles : pitié pour les arbres !

    Mais voilà : depuis que je les ai plantés

    (ou ai laissé grandir ceux qui apparaissaient sans autorisation)

    j'ai pris conscience que peu à peu je vivais presque dans une forêt.

     

    Or je ne suis pas un écureuil.

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    J'ai donc décidé de supprimer une centaine d'arbres.

    J'ai débuté les abattages nécessaires

    et ça commence à se voir

    mais ...

    ça ne va pas très vite,

    car certains arbres me posent des problèmes insolubles,

    ils sont trop gros, trop hauts, ou placés dangereusement :

    impossible de m'en occuper tout seul.

     

    Alors j'ai fait venir 2 forestiers, avec un petit engin.

     

     

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    .... Pour les pins sylvestres, pas vraiment de problème.

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    Pour divers cyprès (Leylandii) le problème est que leur souche est énorme, 

    4 fois plus large que n'est longue la lame de ma tronçonneuse.

     

    Et pour les peupliers blancs

    que j'ai eu l'imprudence de planter voici une quarantaine d'années

    en un rang serré aux limites du terrain, 

    le problème est leur hauteur impressionnante

    et le fait qu'ils penchent souvent dangereusement.

     

    L'important est de diriger leur chute.

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    Parfois c'est assez simple.

    Et les troncs sont chargés dans la remorque.

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    Le tout est de ne pas se trouver au mauvais endroit lors de la chute.

    Au fracas des branches s'ajoute un bruit plus grave  : le sol tremble un peu !

    Le tronc lui-même semble rebondir et toute la ramure fouette le sol. 

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    C'est plus impressionnant quand on assiste simplement, passivement. 

    Quand on est soi-même actif, on est pris dans l'action

    et l'émotion est moindre, étant dominée par l'attention.

     

    Certains peupliers posent un problème particulier.

    Par exemple celui-ci est tout près de tomber chez le voisin.

    On fait comment ? Semblent se dire mes deux gars. 

     

     

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     La même question s'est posée pour d'autres 

    et voici la réponse.

     

     

    Il faut une échelle

    et fixer un filin d'acier le plus haut possible sur le tronc

    pour tirer sur celui-ci avec le tracteur. 

    Sous cette traction puissante, le tronc va se redresser

    et finalement tomber dans le sens opposé de son inclinaison. 

     

     En voyant ça, j'étais fasciné ! 

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    La remorque se remplit de plus en plus.

    Et quand elle est pleine les troncs sont emmenés .....  

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    vers un lieu de stockage

    qui lui aussi se remplit d'une inquiétante façon ...

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    Les deux derniers peupliers sont les plus penchés

    et leurs branches touchent déjà le toit du garage.

    Il est vraiment temps de les couper.

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    Aller les attacher aussi haut...

    ça je ne saurais pas faire ! 

    (N'étant pas un écureuil !)

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    Mon "forestier" passe le filin d'acier autour des deux troncs !

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

    Et les deux... obéiront.

     

    Bravo l'artiste !

     

     

    Reste un tas de branches .... 

    qui me laisse plus que songeur . 

     

     

    - Grand chambardement d'automne -

     

     

     

    Il faut maintenant nettoyer le terrain libéré

    et désormais à nouveau ensoleillé.

     

    J'ai pour lui des projets

    dont je vous parlerai l'an prochain.

     

     

    ***

     

     

     

     

     


    28 commentaires
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    Dans quelques jours l'automne.

    Nous avons eu si chaud et si longtemps

    que nous avions l'impression qu'il ne viendrait jamais.

    Et en de brefs instants, ici ou là, on pourrait se croire  encore en plein été

    ou même au printemps.

    Mais ce sont des étincelles de Yang dans une marée montante de Yin.

    Ainsi regardez cette tendre fleur femelle d'un potimarron. 

    Serions nous encore au mois de mai ? 

    Quel optimisme !

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    Cette image est trompeuse.

    Elle surmonte un champ de ruines.

     

    Ces pauvres plantes tropicales

    que nous avons importées chez nous

    mais qui ne sont pas faites pour les cruels frimas

    vont passer d'un seul coup de la vie au trépas.

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    Fini le rêve.

    Il faut tout arracher.

    Et rentrer au sec ce qui pourra être conservé pour l'hiver.

     

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

     

    Je vais mettre de côté les plus belles courges " butternuts "

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

     

    Sur place resteront les lianes coupées en morceaux.

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

     

    Je vais les recouvrir de matières vertes et fraîches : herbes coupées,

    puis de matières brunes et sèches, feuilles mortes, débris de branches,

    ce qui va réaliser un apport d'azote et de carbone selon la loi de la nature,

    puis une nouvelle couche de terre, apportant elle les éléments minéraux.

    C'est cet empilement "en lasagne" qui va créer un sol excellent,

    meuble et riche, sans le moindre apport d'engrais chimique,

    où la vie du sol, nourrie et sauvegardée (pas de pesticides, pas de bêchage)

     va réellement exploser, préparant l'or de l'humus pour les cultures en 2018.

     

     

     

    La plupart des pieds de tomates ont disparu de la même façon.

    Il en reste encore quelques-uns

    à supprimer eux aussi.

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    Toutes mes pommes de terre ont été récoltées,

    les dernières  ont été les violettes : les " Vitelottes ",

    mais hélas a eu lieu une brutale attaque de mildiou, provoqué par des pluies trop fréquentes,

     qui m'a fait craindre pour la conservation d'une partie des tubercules.

    J'ai essayé de cuire à la vapeur ces tubercules les plus menacés

    et je vais tenter de garder ces PDT cuites (et coupées) au congélateur. 

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

     

    Ces PDT peuvent paraitre étranges. 

    Et pourtant ce sont des reines.

    Certes pas des reines gastronomiques selon notre goût actuel,

     que ce soit pour faire une onctueuse purée 

    ou des pommes rissolées  avec des petits oignons.

    Mais ce sont d'incomparables championnes pour leur richesse en anti-oxydants.

    Je sais, c'est un mot tellement à la mode qu'il en devient suspect.

    Mais c'est une réalité.

    Depuis très peu d'années on a fait des progrès considérables dans la compréhension

     des processus de vieillissement

     des maladies dégénératives

    de la cancérisation des cellules :

    tous ces processus, apparemment distincts, sont en fait intimement liés. 

    Le "stress oxydatif " est une des clés pour comprendre l'ensemble de tous ces phénomènes.

    Et on pourrait même dire ... pour toutes les maladies !

     

    Je ne vais pas développer.

    Mais le rôle protecteur des " anti-oxydants " est considérable.

    Or les légumes colorés sont parmi les plus riches en ces produits salvateurs. 

    Myrtilles, cassis, tomates, carottes, poivrons rouges...

     Mettez donc de la couleur dans vos assiettes !

    Des couleurs naturelles bien sûr.

    Alors ...

    pourquoi pas des Vitelottes ? 

     

     

    *

     

    Tous les légumes sont-ils rentrés ?

    La vie végétale a-t-elle disparu des jardins ? 

    Que non !

    Laitues, scaroles...   abondent.

    La doucette va bientôt arriver à maturité

    et prolonger sa production jusqu'au printemps. 

    Les choux pommés et de Bruxelles vont gonfler leurs gros ou petits ventres. 

     

     

    *

     

    Et puis des surprises aussi  se dévoilent.

    A l'automne dernier, Mari Jo m'avait envoyé des semences de chardon Marie.

    Encore merci à toi Mari Jo !

    Je les avais semées aussitôt dans la véranda, pensant bien faire. 

    Quelques-unes avaient levé, mais c'est de justesse que deux pieds  avaient pu être replantés dans le terrain. Croissance limitée, apparition de deux fleurs chétives, puis mort des deux pieds. J'ai pensé que cet échec était la preuve que cette plante du midi ne pourrait certainement pas s'acclimater dans mon terrain trop nordique. 

     

    Or voici ce que je viens de découvrir dans l'ile jardin

    où mes deux petits chardons-Marie avaient accompli leur bref parcours de vie. 

     

    Un petit pied  bien reconnaissable aux limbes marbrés de ses feuilles. 

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    On croirait un étrange papillon  qui vient de se poser là... 

    J'étais ravi en le voyant, absolument ravi, car je ne m'attendais pas à cette résurrection !

    Cela signifie que ces 2 chétives fleurs avaient accompli parfaitement leur rôle :

    former des graines pour la poursuite de leur vie : admirable réussite ! 

    Tout autour de ce magnifique bébé chardon-Marie

    j'en ai aperçu une douzaine d'autres. 

    Regardez sur cette photo d'ailleurs.

    En dessous du beau papillon !

    Un tout petit plant.

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    On devine déjà la marbrure du limbe des deux premières feuilles.

    Que signifie cette levée de plusieurs plants ?

    Que des semences sont tombées sur le sol et que malgré le paillage épais

    elles ont trouvé le chemin pour un enracinement. 

    Bravo la vie !!!!!!!!!!

     

    Voici un autre plant, petit mais déjà bien développé.

     

    On voit bien la différence entre les feuilles "cotylédonaires"

    ( issues des deux cotylédons qui étaient dans la semence )

    et les deux premières vraies feuilles.

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    Ah que j'aime ces petites plantes

    qui en fait sont de grands personnages !

    Elles en ont beaucoup à nous apprendre : nous ne sommes qu'au début !

    Seulement au début de notre partenariat avec elles.

     

    Elles possèdent la puissance, l'intelligence, 

    la clé de tous les secrets.

    Ah nous de comprendre leur langage.

     

     

    - Nouvelles de mon jardin à la veille de l'automne -

     

     

    Bonne semaine pour vous tous.

     

     

    ***

     

     

     

     

     

     

     


    25 commentaires
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    Bonjour !

     

    Une seule photo de mon jardin ce matin. 

    Parmi ces diverses plantes, lesquelles reconnaissez-vous ? 

     

     

    - Photo-test : que voyez-vous ? -

     

     

    Un beau mardi pour vous tous.

     

     

    ***

     

     

     


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