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... Quel est donc le voeu le plus précieux ? ... 

 

 

 

Une chose me trouble, me questionne,

et si je ne parviens pas à, au moins, me répondre à moi-même,

elle me poursuit.

 

C'est l'importance démesurée qui est donnée à notre santé.

Oh je n'ai rien contre une bonne santé. C'est super !

et certes nous pouvons essayer de la préserver,

tenter de l'améliorer si c'est nécessaire,

et ne rien faire pour lui nuire.

 

Mais la santé nous échappe. 

Elle n'est pas sous notre contrôle.

Et surtout pas pour celui qui l'a perdue,

qui supporte telle ou telle limitation ou souffrance.

 

Alors je ne souhaite à personne la santé comme un cadeau du ciel

car je ne possède pas les clefs du ciel.

 

Mais cela ne me suffit pas

et la question implicite que cela me pose reste sans réponse.

Alors je joue avec, comme un enfant joue à la marelle, 

en poussant devant lui un caillou plat qu'il a trouvé sur sa route.

Vais-je enfin trouver le moyen d'entrer au ciel ? 

 

Et tout spontanément cela me fait former des vers.

Oh, des vers à quatre sous.

Mais c'est un plaisir de jouer avec les mots, les sonorités,

comme avec les cailloux du chemin.

C'est comme une façon de se balancer, de danser, de se bercer. 

 

Alors j'ose vous présenter cette "poésie", qui n'est en fait qu'un jeu,

pour faire passer le temps...

 

 

 

 

 

 

Voeux.

 

 

Ainsi donc, si j'en crois ce que chacun nous dit,

une nouvelle année vient de reprendre vie

pour remplacer l'ancienne, qui valait rien du tout

par une nouvelle donne. Mais qui nous mènera où ? 

 

Mais voyons : au plus chaud de la félicité !

Abondance de chances, plénitude de santé,

de rencontres inédites, et de fruits bien dodus

qui n'attendront que nous à chaque branche suspendus.

 

Nous n'aurons qu'à cueillir ces fruits si espérés

puis  pour nous rassasier, seulement à les croquer.

Enfin ce grand bonheur, nous le posséderons,

et jamais plus, jamais, nous ne le lâcherons. 

 

 

A moins que le bonheur ne puisse jamais être retenu en nos mains

comme un bien consommable dont on ferait le plein.

Peut-être n'est-il, par essence, rien qu'un léger soupir

qui, à peine entré en nous, exige d'en sortir ? 

 

Rien qu'un souffle léger qui soudain disparait

dès qu'on l'immobilise car tellement il nous plait,

pour mieux le posséder, par crainte d'en manquer.

Or la flute se tait aussitôt que posée.

 

Le bonheur n'est qu'un souffle, oui, cela est certain,

qui entre nous circule, qui entre nous s'échange.

Puisse faire qu'en cette année cela nous soit donné :

de pouvoir nous rejoindre, de pouvoir nous parler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 ***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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