Ô mes pauvres amis...
vous avez mal dormi ?
oui, vous avez trop bu...
fait beaucoup trop d'abus
trop mangé de saumon
bien plus que de raison
trop de pâté de campagne
arrosé de champagne
mangé trop de foie gras
( et trop bu de Vodka )
plus une cuisse de chapon
puis un dinde aux marrons
puis des cuisses de grenouilles
et encore une andouille...
Je plains votre estomac
chargé comme un hamac ...
Faites-le reposer ...
venez vous promener !
Que diriez-vous de grimper avec moi sur cette petite colline dénudée ?
Oh ça, nous avons de la chance : le ciel devient plus bleu
et aussi les deux surfaces marines...
Ah mais vous reconnaissez !
Nous sommes à Sète, au sommet de "La Montagnette ",
( appelée " Mont St Clair " )
autour de laquelle s'est construite la ville
laquelle peu à peu en escalade les flancs.
A droite l'étang de Thau, un lac en fait, relativement profond,
mais bien curieux, car rempli d'eau de mer
et qui " fonctionne " comme une lagune, ou comme un lagon d'Océanie,
puisqu'il communique avec la mer par deux chenaux naturels , deux "passes" : des " graus ".
L'étang de Thau étant séparé de la mer par un cordon sableux appelé Lido,
en souvenir du Lido de Venise.
Ce " Lido " relie Sète à Agde, ville située à une vingtaine de kilomètres.
Voici un million d'années, la région où Agde sera construite
fut réveillée par une formidable explosion volcanique
de type phréatomagmatique
(nous en reparlerons si vous voulez, car son évolution, sur 250 mille années, est surprenante)
il en reste une petite montagne : le Mont St Loup.
qui apparaît ici en noir.
Derrière lui, mais bien plus loin (150 km ???), à l'horizon, le Canigou
dont le sommet , enneigé, est le plus oriental de la chaîne des Pyrénées.
A droite, bordant l'étang de Thau vers le Nord, les faibles hauteurs de La Gardiole.
Mais que se passe-t-il ?
Pendant que nous bavardions un cyprès vient de se dresser vers le ciel !
puis quelques autres
D'autres encore, voilà qui n'est pas banal !
Voici maintenant des pins (parasols ??? ) qui font leur apparition, sur les pentes de la colline.
Cela valait la peine de grimper jusqu'ici !
Des buissons apparaissent cette fois, typiques de la garrigue,
ce qui veut dire inconnus de moi.
Je n'en reviens pas d'assister à une croissance aussi rapide de tous ces végétaux...
Las...
il me faut bien sortir de mon rêve acrylique ,
car j'ai fait une sottise :
j'ai laissé des zones réservées, en blanc,
avec l'intention de peindre là de grosses pierres calcaires, dont est fait ce Mont St Clair.
Et... je n'ai plus envie de les installer là....
Il me semble maintenant que le premier plan est trop important,
qu'il aurait gagné à être plus discret.
Voyez :
ce serait mieux, non ?
Mais le cadre est déjà fait ...
Et oui, il est rare que je fasse les choses dans l'ordre habituel.
J'avais fait le cadre avant le tableau !
Et il est directement fixé sur la planche que j'ai utilisée comme support pour peindre.
Comment me sortir de ce mauvais pas ?
2016 nous le dira.
Bonne année à vous tous,
à vous mes fidèles qui me faites le plaisir de me lire
et le plus grand plaisir encore de me laisser, au moins de temps en temps, un commentaire.
Cela me fait très plaisir
et je vous en remercie.
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