Hello, bonjour à tous !
Et oui, je suis sorti de l'hôpital
où je viens de faire un petit séjour inattendu
mais voici, pour une raison bien incompréhensible, vers le 25 février, je ne pouvais même plus me tenir debout, et j'ai fait appel (c'est mon réflexe habituel !) à mon fils Jean-Luc, qui cette fois est venu me chercher, car je n'étais plus capable de conduire ma voiture.
Bon , je ne vais pas vous ennuyer avec mon état de santé, mais je vous dois quand même un minimum d'explications.
Hospitalisation en cardiologie, coronarographie, infarctus, pose d'un stent, bref : des choses dont je me croyais à mille lieues,
protégé par je ne sais quel privilège...
Mon premier souci , et même le seul je crois, était de respirer.
Pas question de penser à autre chose, car il faut d'abord résoudre ce petit problème... avant d'avoir le loisir de penser à autre chose. Ce souci de base était devenu mon unique obsession.

Mais mon dieu que c'était épuisant de respirer ainsi toutes les unes à deux secondes ! J'étais un peu comme ces pauvres poissons qu'on sort de l'eau sur le pont d'un navire, ou sur une verte prairie. Cela me fit penser (mais seulement quelques jours après) à certains paysages volcaniques auvergnats, où ces terribles colonnes basaltiques se dressent vers le ciel....
Oh que cela me paraissait dur, inhumain.
Notre nature humaine a besoin de douceur. De facilités. A l'image de notre respiration qui se fait toute seule, assure notre vie, seconde après seconde, sans même que nous y portions attention.
Ainsi donc j'avais fait un "petit" infarctus. Et il n'y avait pas que cela, mais en plus une importante anémie, qui fut partiellement (et provisoirement ?) corrigée par une transfusion , sur 48 heures, de quatre poches de sang.

Merci aux donateurs anonymes : grâce à eux de la chaleur est revenue dans mon corps, dans mes mains.
Pas seulement de la chaleur
mais aussi des animaux étranges, comme cet oiseau au gros oeil

ou cet autre

dont vous allez, je l'espère, me donner le nom.
Le délire n'est jamais bien loin de ces états extrêmes.
Peu à peu, la respiration est devenue, d'abord moins difficile, puis de plus en plus facile ! Quel soulagement.
D'autres images d'Auvergne, plus apaisantes, ont remplacé les terribles épées de basalte.
Mon imagination a reçu l'autorisation de m'y entraîner, de m'y installer, de plus en plus souvent ...

et je ne me suis pas privé de la suivre !
Plus d'espace ! Plus de ciel !
De l'eau au pied de douces collines

voici depuis mon modeste rêve !
Et bien voilà.
Mon compte rendu s'arrête là.
Plein de bisous informatiques
et bon confinement à tous !