• - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    PAUVRE PETITE OIE 

     

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

    Pauvre petite oie !


    Quel mal de tête elle avait !

    Et rien ne la soulageait. 

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    " Je vais aller au château, se dit l'oie,
    et demander au chef de me faire un peu de thé à la menthe.

    Cela fera sûrement du bien à mon mal de tête. " 

    Sitôt dit, sitôt fait :
    elle sortit
    et prit le sentier pierreux qui montait au château... 

    Cric crac, cuillère à pot,

    sur la colline serai bientôt ! 

    chantait l'oie, tout en marchant.

    Elle rencontra un petit chat noir. 

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    "Bonjour, l'oie",
    dit le petit chat noir. " Où vas-tu ? ". 

     

    " Je vais au château

    demander au chef un peu de thé à la menthe

    pour soulager mon mal de tête " dit l'oie. 

     

    " Comme j'aimerais bien voir le château, dit le petit chat noir,
    je n'y suis jamais allé,
    Puis-je me joindre à toi ? 

     

    " Bien sûr , dit l'oie,


    et tous deux grimpèrent le petit sentier pierreux. 

    Cric crac, cuillère à pot, 

    sur la colline serons bientôt ! 

    chantaient l'oie et le petit chat noir, tout en marchant. 

     

    Plus haut dans la prairie
    ils rencontrèrent un agneau bien lainé. 

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    "Où allez-vous"
    demanda l'agneau bien lainé. 

     

     

    " Je vais au château
    demander au chef un peu de thé à la menthe

    pour soulager mon mal de tête " dit l'oie. 

     

    "Et moi je ne suis jamais allé au château", 

    ajouta le petit chat noir. 

     

    "Comme j'aimerais brouter les fleurs
    qui poussent dans le jardin du château !
    dit l'agneau bien lainé,
    ça ne vous dérange pas si je viens avec vous ?

     

    - Pas du tout " dirent l'oie et le petit chat noir.

    Alors l'agneau bien lainé vint avec eux. 

     

    Cric crac, cuillère à pot,
    sur la colline serons bientôt !

    chantaient l'oie, le petit chat noir
    et l'agneau bien lainé, tout en marchant. 

     

    Ils montèrent
    et montèrent encore plus haut sur la colline. 

    Le soleil, lui, descendait.


    Les cloches de l'église tintaient. 

     

    Ils rencontrèrent une vache. 

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    "Bonsoir" dit la vache. "Où allez-vous ? 

     

    " Je vais au château
    demander au chef un peu de thé à la menthe

    pour soulager mon mal de tête " dit l'oie. 

    "Et moi je ne suis jamais allé au château", ajouta le petit chat noir. 

    " Et moi je vais brouter les fleurs
    qui poussent dans le jardin du château " dit l'agneau bien lainé, 

     

     " Bien !
    Si je viens moi aussi, nous serons quatre" dit la vache. 

     

    "Oh oui, viens toi aussi !"
    dirent l'oie, le petit chat noir et l'agneau bien lainé.

     

     

    Alors la vache vint avec eux. 

    Cric crac, cuillère à pot,
    sur la colline, serons bientôt !


    chantaient l'oie, le petit chat noir,
    l'agneau bien lainé et la vache, tout en marchant. 

    Ils chantaient tout en grimpant la colline.

    La lune se leva. 

    Elle monta dans le ciel.

    Puis il fit nuit. 

     

    Il fit nuit et ils étaient perdus,

    perdus tout en haut de la colline et loin de chez eux. 

     

    Un cri s'éleva :


    AHHHH OOOOOOHHHHH !!!

    AHHHH OOOOOOHHHHH !!! 

     

    C'est le vieux loup !    Dit l'agneau bien lainé.

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

     

     

     

    Je n'ai pas envie qu'il m'avale ! 

    Ni moi non plus, dit l'oie.
    Ni moi, dit le petit chat noir.
    Ni moi, dit la vache.
    Et tous commencèrent à courir. 

    Cric crac, cuillère à pot,

    courons, courons, courons, 

    bientôt arrivés serons ! 

     

    Ils chantaient tout en courant. 

    Ils arrivèrent devant une porte.
    Mais si vous croyez que c'était la porte du château, 

    comme vous vous trompez ! 

     

    C'était la porte d'une pauvre petite maison, misérable,

    si pauvre et si misérable qu'elle s'écroulait à moitié. 

    L'oie, le petit chat noir, l'agneau bien lainé et la vache frappèrent à la fenêtre. 

    A l'intérieur une vieille femme était assise devant un faible feu.

    Elle se parlait à elle même. 

     

    "Oh, comme je suis malheureuse. Je suis complètement seule. 

    Si seulement j'avais une poule ou une oie pour me pondre des oeufs,

    quelle bonne omelette je pourrais faire pour mon souper. 

    Et si seulement j'avais un agneau pour me donner de la laine,

    quel beau chandail bien chaud je pourrais tricoter. 

    Et si seulement j'avais une vache

    je pourrais prendre une tasse de lait avant d'aller au lit. 

    Et si seulement j'avais un petit chat ou un petit chien,

    j'aurais un ami pour parler avec lui. 

    Ah oui, comme je serais heureuse ! 

     

    AHHHH OOOOOOHHHHH !!!

    AHHHH OOOOOOHHHHH !!!

    hurla le vieux loup. 

     

    Rentrons ! Dit l'oie.
    L'oie, le petit chat noir, l'agneau bien lainé et la vache
    tous entrèrent en courant dans la petite maison de la vieille femme. 

    Comme elle fut surprise et ravie ! 

     

     

    - Pauvre petite oie -

     

     

     

    Et soudain l'oie cessa d'avoir mal à la tête !

    Elle pondit un oeuf. 

    La vache donna du lait.
    La vieille femme caressa l'agneau bien lainé,

    mit le petit chat noir sur ses genoux
    et chanta : 

    Cric crac, cuillère à pot,
    de loin vous tous êtes arrivés,

    par la lumière de la lune guidés. 

    Et elle chanta
    jusqu'à ce qu'ils soient tous endormis. 

    Le vieux loup hurla
    mais la porte était bien fermée. 

     

    *** 

     

    Plus jamais l'oie n'eut mal à la tête,

    et jamais elle ne se rendit au château.

    Le petit chat noir non plus,
    ni l'agneau,
    ni la vache. 

    Tous vécurent heureux
    dans la petite maison croulante
    qui est là haut, tout en haut de la colline. 

     

     

    ***

     

     




  • Commentaires

    23
    Samedi 29 Août à 18:59

    ... bon week-end cher Kasimir avec cette petite fille si malicieuse,

    Je t'embrasse très fort!

    La Fan du lac ou il pleut depuis hier, quel bonheur...

      • Samedi 29 Août à 19:31

        Réponse à    Monika  - - -`

        Hello !

        Le sourire de cette petite fille (un rire de jubilation contenue ...)

        et la pluie, si longtemps attendue, qui arrive enfin, 

        je ne sais pourquoi, mais ça me semble du même ordre !

        Comme des cadeaux du ciel, qui n'ont donc pas de prix,

        pas plus que de raisons, de motifs,

        mais qui portent en eux-mêmes une onde de joie et de bonheur.

        Laissons nous porter par cette joie. 

        " C'est demain dimanche" : qu'il te soit doux lui aussi.

        Bisous de Kaz.

    22
    Mercredi 26 Août à 19:25

    ... oui, tes dessins sont plus que magnifiques comme dit Marijo et heureusement les animaux n'ont pas trouver le château ... j'adore les oies depuis toujours, des vrai animaux de garde. Si jeregarde chaque animal que tu adessiné, je retrouve un air de toi-même!

    Belle soirée et bonne nuit à toi, Kasimir le grand!

      • Jeudi 27 Août à 07:24

        Réponse à    Monika  - - -`

         Oh ! C'est vrai, les oies sont des animaux "de caractère". J'en ai eu deux fois un couple et elles ont chaque fois réussi à nouer avec moi une relation de sympathie et en même temps d'affrontement, avec pincement des mollets quand l'occasion se présentait. 

        Et leurs oeufs ... ça c'est une merveille !

        Bonne journée chère Monika.

    21
    Lundi 24 Août à 19:16

    Bonsoir pinson,

    Quel magnifique conte et que de beaux et merveilleux dessins qui l'illustrent. 

    Aucun d'eux n'ont vu le château mais l'Oie est guérie, elle n'a plus jamais mal à la tête et tous ont trouver une petite maison sans confort mais l'amour et la tendresse d'une vieille Dame et cela vaut tous les conforts du monde.

    Chacun y trouve son compte. La vieille Dame n'est plus seule. La Vache lui donne son bon lait, le Chat sa tendresse et bons ses ronronnements, l'Oie de bons œufs et le petit Agneau certainement sa bonne laine qui lui tiendra chaud. Tout plein d'amour et de tendresse dans cette petite maison qui se délabre mais tant que l'amour est là, que demander de plus, c'est je crois la plus grande richesse que l'on peut avoir.

    J'aime beaucoup la chanson : cri crac cuillère à pot.

    Mais je suis curieuse et le magnifique portrait de la petite fille si jolie en tout début, qui représente-t-il ? 

    Tes dessins ne sont pas magnifiques, ils sont plus que ça. 

    Des bisous pinson et je te souhaite une bonne soirée en souhaitant que tu ailles mieux.

      • Lundi 24 Août à 19:47

        Réponse à    Mari jo 21  - - -

        Bonjour Mari jo ! 

        La petite fille du début ?

        J'aime son sourire plein de malice et de gentillesse

        et de joie de vivre, alors j'ai souvent besoin d'elle.

        Je l'ai mise pour écrire ce conte et en rire avec moi.

        Bisous Mari jo, et bonne semaine.

    20
    Dominique PB
    Lundi 24 Août à 11:41

     Oh j'adore ce conte, plein de fraîcheur, de poésie, de philosophie. C'est pour moi, un modèle de conte! Et j'adore tes dessins. Cric crac cuillère à pot, tu es un vrai peintre animalier, tu sais! 

            Merci, pour tout ça! ( Je te tel, tout de suite :-)  )

                                                                                                           Dominique PB

      • Lundi 24 Août à 15:21

        Réponse à    Dominique  - - -- 

        C'est un conte dit "promenade", qui se construit en ajoutant progressivement de nouveaux éléments, tout en répétant à chaque fois les anciens, ce qui crée des listes lesquelles sont des exercices de mémoire.

        Mais là, en effet, pas de tensions angoissantes ! 

        Je viens de t'avoir au téléphone et me réjouis de te voir jeudi.

        Tendres bisous chère Domi.

    19
    le nez o vent
    Lundi 24 Août à 11:10

    Quel conte agréable et joliment illustré !!!

    Nul besoin d'un château pour la petite troupe,

    la modeste chaumière et la chaleureuse vieille dame ont suffi

    pour que chacun s'épanouisse.

    L'amitié et la tendresse sont deux bons remèdes

    Cric, crac, cuillère à pot, c'est chantant

    Merci Pinson, les températures baissent , c'est tant mieux.

    Que ta semaine soit au mieux

    Bisous Pinson

      • Lundi 24 Août à 15:13

        Réponse à    lenez o  vent - - -- 

        Oui Armel, les températures redeviennent agréables  (ou au moins supportables dans l'après-midi) alors à toute petite vitesse j'arrive à faire des petits travaux au jardin, à condition de les interrompre  très souvent par des temps de repos en position assisse (pour récupérer mon souffle) si bien que j'ai installé de ci  de là des fauteuils de jardin !

        Cric crac cuillère à pot ...  Bisous Armel et à bientôt !

         

    18
    Danielle
    Dimanche 23 Août à 21:26

    Bonsoir pinson, oh quel joli conte, il apporte une note de douceur ! Le premier projet est abandonné avec la rencontre de la vieille dame esseulée et pauvre. Elle ne peut donner que son affection, son amour et c'est bien là ce qui compte le plus. L'oie ne souffre plus, l'amour est le meilleur remède, il adoucit et guérit tant de maux ! Une petite maison en ruines est souvent plus accueillante qu'une demeure somptueuse, le coeur ne se compare pas à la richesse, il est richesse, tendresse... Ce chant et le bonheur de cette vieille dame en sont la meilleure preuve, quels beaux échanges !

    De bien jolis dessins pour accompagner ce conte, celui du loup est vraiment beau. Merci pour cette belle histoire et gros bisous pour toi pinson. Danielle

      • Lundi 24 Août à 07:48

        Réponse à    Danielle  - - -- 

        Je suis content moi aussi que ce conte t'ait plu. Bien sûr la tendresse partagée n'est pas toujours suffisante pour résoudre tous les problèmes, mais elle en éviterait beaucoup.

        J'espère que bientôt un peu de fraicheur va descendre enfin dans ta région. 

        Bonne semaine Danielle. Bisous de pinson.

    17
    Dimanche 23 Août à 17:22

    oHHH comme il resplendit d'amour ce conte!!!enfin, un peu de gaieté!! les animaux en quête d'une visite seigneuriale , par la peur du loup se sont retrouvés chez une brave dame, qui, elle, était en quête de compagnie et chacun des acteurs ont trouvé un beau rôle!!! J'adore!!Bisous Fan

      • Dimanche 23 Août à 19:47

        Réponse à    ISIS !!!    - - -- - - - - - -- - - -

        Impossible  de modifier ou supprimer la ligne parasite de "réponse à Simone" ... sauf à prendre le risque de supprimer ton commentaire.

        Ah ton contentement me remplit de joie !

        Mais oui, chacun y trouve son compte : animaux et humains. 

        Et c'est bien comme ça que ce devrait être toujours.

        Bisous pour toi, ISIS.

      • Dimanche 23 Août à 19:35

        Réponse à    Simone    - - -- - - - - - -- - - -

    16
    Simone
    Dimanche 23 Août à 16:13

    Et voilà ! On se sent utile à quelqu'un et en plus l'amour et l'amitié circulent. Que voulez-vous de plus, et qu'importe le décor !

    Belle histoire Mr K. Dis-moi, "cric crac cuillère à pot..." tu l'as inventé ou cela fait partie d'un conte que j'ignore? En tout cas c'est obsédant et je sens que pendant ma prochaine balade avec mon chien......

    Bisous  

      • Dimanche 23 Août à 16:58

        Réponse à    Simone    - - -- - - - - - -- - - -

        Bonjour toi !

         Être utile à quelqu'un, lui faire plaisir, voilà ce qui remplit d'aise, et  justifie que l'on vive.

        Alors se détendent les méninges ! 

        "Cric crac, cuillère à pot" est une vieille ritournelle qu'utilisaient les anciens conteurs... d'une époque sans doute révolue. Je ne connais plus la façon de faire actuelle : ils ont du trouver autre chose.

        Bisous, consoeur.

    15
    niudra
    Dimanche 23 Août à 15:59

    Magnifique conte très gai très bien dessiné surtout le loup, merci merci merci. 

     

     

      • Dimanche 23 Août à 16:48

        Réponse à    Niudra  - - -- - - - - - -- - - -

        Hello bonjour Jean Pierre ! 

        Hé oui, ma fille Dominique m'ayant demandé de faire plus gai, jed me devais d'obtempérer !

        C'est un conte anglais que j'avais lu voici une dizaine d'années dans une revue enfantine.

        Bon dimanche l'ami.

    14
    Dimanche 23 Août à 13:28

    Ils avaient le même projet mais les événements en ont décidé autrement.

    Parfois le hasard fait bien les choses.

    Accepter de ne pas tout maîtriser...

      • Dimanche 23 Août à 15:00

        Réponse à    LMPT73  - - -- - - - - - -- - - -

        Le projet initial était celui de l'oie : se faire soigner par un personnage supposé tout puissant dans un lieu réputé. Or il aboutit chez une femme sans renom, sans titre ni prétention : l'oie est instantanément guérie. Alors, guérie par quoi, ou par qui ? Par le fait de se trouver dans un lieu où l'amour circule et s'échange, dans les gestes les plus simples.

        Echange d'amour, car si la vieille dame donne de la tendresse, elle en reçoit aussi. Il n'y a pas de guérison sans cet échange.

        Enfin c'est ainsi que je vois les choses.

         

    13
    Dimanche 23 Août à 13:00
    Catherine D

    Bonjour Robert, quelques minutes avant que je te lise, les poules étaient dans la cuisine, perchées sur le seau d'épluchures, elles chantaient doucement en fermant les yeux.
    Les animaux savent bien dans quelle maison ils sont protégées. La loi de l'estomac, sûrement, mais pas seulement ...
    C'est le syndrome de l'Arche de Noé ?
    Merci pour tes contes !
    Bon dimanche, bises

      • Dimanche 23 Août à 14:42

        Réponse à    Catherine D  - - -- - - - - - -- - - -

        Soigner les besoins alimentaires des animaux n'est pas différent des mêmes soins que l'on satisfaits chez nos enfants (ou nos proches) : ce sont toujours des gestes d'amour, et l'amour, tes poules savent parfaitement le ressentir, d'où cette magnifique image : " elles chantaient doucement en fermant les yeux " !!!

        Si ça ce n'est pas le bonheur, où peut-il donc être ?

        Bon dimanche Catherine, et bises de kazimir.

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